dimanche 26 février 2017

PCF, une politique électoraliste suicidaire. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière


PCF : un “pacte de majorité” pour aller plus vite dans le mur

Alors que Mélenchon et Hamon annoncent chacun de leur côté que, comme on pouvait s’y attendre, ils ne se présenteront pas ensemble, un article du journal L’Humanité du 21 février titrait : « Rassemblement, la page n’est pas tournée pour tous ».

Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, propose une rencontre aux différents candidats de gauche pour « un pacte de majorité à gauche ». Olivier Dartigolles, porte-parole du parti, a déclaré de son côté : « La direction du PCF ne se résigne pas à une gauche désunie, dans une situation de danger extrême pour la démocratie et l’avenir social du pays. »

Après s’être exclu de lui-même de la campagne électorale en ne présentant pas de candidat, et en choisissant de se rallier à Mélenchon, le PCF continue de se saborder. Malgré le ralliement de celui-ci, Mélenchon ne s’est montré prêt à aucune concession, annonçant qu’il présentera ses propres candidats aux législatives, et ne s’engageant pas au désistement en faveur des candidats du PCF, y compris dans les circonscriptions où le PC a encore des députés.

Avec la victoire de Hamon lors des primaires socialistes, la direction du PCF a pensé trouver une possibilité de marchander le sauvetage de certains de ses élus. « Avec la désignation de Hamon et le décrochage de Fillon, la possibilité existe d’un pacte de majorité pour battre la droite, l’extrême droite et Macron. Le PCF depuis des mois invite à ce rassemblement de tous ceux qui veulent sortir de l’impasse sociale-libérale de ces cinq dernières années », déclarait Pierre Lacaze, un secrétaire départemental du PCF.

Aux travailleurs révoltés par la politique antiouvrière menée par le gouvernement de Hollande durant cinq années, la direction du PCF ne propose donc que de se raccrocher à un hypothétique rassemblement derrière un ex-ministre de Hollande, Hamon, ou un admirateur de Mitterrand, Mélenchon. Ce sont pourtant les différents gouvernements de gauche, de celui de Mitterrand de 1981, avec ses quatre ministres communistes , à celui de Hollande, qui ont dégoûté et démoralisé les travailleurs au point d’en pousser un nombre de plus en plus important à voter pour le Front national. Cette politique unitaire a même été poussée jusqu’à appeler, sous prétexte de battre le FN, à voter pour des candidats de droite parmi les plus antiouvriers, comme en 2002 pour Chirac et lors des dernières élections régionales pour Xavier Bertrand et Christian Estrosi.

La direction du PCF s’obstine ainsi dans une politique suicidaire. Malheureusement, elle y entraîne avec elle ceux de ses militants qui sont réellement attachés à la défense des intérêts des travailleurs.

                                          Aline RETESSE (Lutte ouvrière n°2534)

Dassault Argenteuil, poker menteur, et "ingénuité" des édiles


Une façon bien cavalière de « tenir au courant »




Nous en apprenons de bien belles sur le site internet de la CGT Dassault Argenteuil sur l’intérêt réel que le maire d’Argenteuil porte aux inquiétudes des travailleurs de chez Dassault sur l’avenir de cet entreprise sur la commune. Nous extrayons le passage suivant de leur article du 24 février : « Vos élus CGT ont appris par hasard qu’une conférence de presse au sujet de notre établissement devait se tenir jeudi à 15h30 à la mairie d’Argenteuil.

 Premier étonnement : Georges Mothron,  le maire, que nous avions rencontré en décembre 2016 pour l’alerter de ce que nous redoutions (un affaiblissement dangereux  de notre établissement) devait nous « tenir au courant » des éventuelles informations qu’il pourrait obtenir auprès de ses contacts politiques.  Il n’en a rien été… un oubli ?

 Deuxième étonnement : Nous sommes allés à la conférence de presse… mais une fois installés dans la salle nous avons entendu l’assistant du maire dire « on bouge, il faut les squeezer ». Le lieu de la conférence de presse a été immédiatement déménagé vers une partie privée de la mairie dont l’accès nous a été interdit !!! ...»

         Sans commentaire.


Crédulité à bon compte


Le parisien de vendredi, sans doute suite à cette conférence de presse consacrait un article à ce sujet qui était intitulé : « Le maire confiant sur l’avenir de l’usine Dassault ». Pour cela, ce dernier s’appuie ce que lui a dit le PDG de chez Dassault : « Il m’a assuré qu’il n’y aurait pas de fermeture de l’entreprise d’ici dix à quinze ans et m’a parlé de 230 personnes transférées et non de 300 ».

         Comme si ce PDG allait lui dire autre chose et lui faire de vraies confidences… Dans la réalité, le PDG décide, et l’édile écoute. D’autant plus que celui-ci apparemment veut bien entendre que ce l’on veut bien lui dire.

        

Il veut quoi, donner en plus des bonbons aux actionnaires ?

Quant à l’ancien PS qui avait promis de nous commenter nos articles sur le sujet, qui ne l’a toujours pas fait, qui dirige un conseil économique d’Argenteuil, il regrette, toujours selon le Parisien 95…« que pas grand-chose n’ait été fait pour accompagner Dassault sur le territoire… »

         Il voudrait quoi ? Que les habitants d’Argenteuil mettent encore plus d’argent de leur poche pour aider les actionnaires de Dassault ? Qu’ils les subventionnent peut-être ? Pas question !

         Comme si ces actionnaires ne bénéficiaient pas déjà de profits importants réalisés sur le dos des travailleurs, et via les commandes d’Etat et autres subventions de celui-ci payées justement par tous les habitants, de la Ville et d’ailleurs !

Violences policières : des jeunes manifestent


Manifestation de lycéens contre les violences policières

 


Jeudi 23 février, 16 lycées parisiens ont été bloqués par les élèves, pour protester contre les violences policières.  Puis un millier de lycéens venus de Paris et de la petite couronne ont manifesté place de la Nation.

Certains de ces jeunes étaient présents lors des manifestations contre la loi travail au printemps dernier et avaient déjà fait l’expérience des violences policières.

Une  expérience qu’ils n’ont pas oubliée.  

Legrand... profit


Limoges
Legrand ou comment les patrons peuvent être voleurs… et menteurs
 
Le 23 février dernier, les salariés de Legrand ont débrayé pour exiger de vraies augmentations de salaire et rétablir la vérité sur les annonces faites par la direction quelques jours avant, celle-ci se félicitant dans la presse locale d’une augmentation de 1,9 % des salaires et de la perspective de 150 à 300 emplois d’ici 2019.

En réalité, Legrand ne propose que 0,7 % d’augmentation générale, le reste étant composé d’augmentations et de primes individuelles (alors que pour les actionnaires ce sera 4,5 %). Quand aux embauches, bien souvent le passage en CDI d’employés déjà dans l’entreprise, elles sont loin de ombler les départs en retraite. En 2016, ce sont ainsi 59 emplois qui ont été supprimés dans la région.

Pourtant ce n’est pas l’argent qui manque : en 9 ans, les dividendes ont augmenté de 180 %. Ce n’est pas non plus le travail qui manque : l’an dernier, l’entreprise a eu recours à 200.000 heures de travail en intérim, soit l’équivalent de 133 temps plein !

Pour les salariés de Legrand comme dans toutes les entreprises, c’est des embauches, une augmentation conséquente des salaires avec aucun en dessous de1800 euros nets qu’il faudrait !

samedi 25 février 2017

Campagne de Nathalie ARTHAUD : la nécessité de l'interdiction générale des suppressions d'emplois




Fermer les pompes à chômage

Alors que la campagne électorale bat son plein, les mal nommés plans de sauvegarde de l’emploi continuent. Après La Voix du Nord, Vivarte, Whirlpool à Amiens, de nouvelles protestations se font entendre, venant des travailleurs de Geodis-Calberson au Mans, confrontés à 106 suppressions d’emplois, de ceux du site mosellan de la boulangerie industrielle Neuhauser, menacés de 259 licenciements.
Ces plans de licenciements sont loin d’être la seule manière de supprimer des emplois. Leur nombre a même reculé de 12 % l’année dernière, tandis que le chômage et la précarité continuaient d’augmenter. Alors qu’il y a vingt ans une inscription au chômage sur cinq résultait d’un licenciement économique, la proportion est tombée à moins de un sur dix aujourd’hui. Les directions des entreprises « disposent de nombreux autres outils pour réduire les effectifs, des ruptures conventionnelles individuelles au fil de l’eau aux plus importants plans de départs volontaires », écrit le quotidien Les Échos, qui ajoute : « Ce sont aujourd’hui pour l’essentiel les inscriptions pour fin de CDD ou de mission d’intérim qui alimentent le chômage. »
Raison de plus de profiter de la campagne électorale pour populariser la nécessité d’une interdiction générale des suppressions d’emplois, quelle que soit la façon dont s’y prennent ceux qui détiennent le pouvoir économique.

                                           Jean SANDAY (Lutte ouvrière n°2534)






Samedi 11 mars

A Argenteuil 

Salle Jean Vilar

9 bd Héloïse

A 19 heures (entrée libre)

Meeting
De Nathalie ARTHAUD