mercredi 25 avril 2018

SNCF : la grève tient bon


La détermination des grévistes



La cinquième séquence de grève des cheminots est de nouveau bien suivie, contrairement à ce qu'espérait Guillaume Pépy, le patron de la SNCF, qui déclarait dimanche dernier que le mouvement s'essoufflait.
Les actions locales et régionales permettent aux grévistes de vérifier que le soutien populaire ne manque pas : collectes, distributions de tracts, rassemblements comme celui qui a regroupé hier, lundi 23 avril, des cheminots d'Ile-de-France devant la direction du Fret, dont la filialisation vient d'être confirmée par le Premier ministre.
Face à la détermination des cheminots qui ne faiblit pas, le gouvernement doit remballer son projet !

Argenteuil, municipalité, travaux, boulettes en série


Ils n’ont vraiment pas la main verte !

 
Avant travaux...

Nous avons vu il y a quelques jours, à propos du massif de fleurs face à la mairie, que la municipalité et ses hauts responsables en charge de l’affaire manquait pour le moins de goût.
         En tout cas, la preuve n’en est pas seulement boulevard Léon Feix, mais aussi, non loin, boulevard Gallieni, du côté du Garac.
         Un lecteur nous écrit pour nous dire qu’à l’occasion des travaux pour rendre le stationnement payant dans cette rue, des trottoirs y ont été refaits. Mais par la même occasion, du macadam a été malencontreusement versé à la base des arbres des trottoirs refaits, au point que ce macadam est en passe d’être retiré. Les troncs des arbres ont besoin de respirer ! Non ?
         Ce n’est pas parce que cela s’est pratiqué ailleurs qu’il faut récidiver. Les agents municipaux du service « Parcs et jardins » peuvent l’expliquer à quiconque.
         Alors, pourquoi faire appel à des entreprises extérieures quand ce service ou celui de la voirie pourraient superviser ou effectuer le travail sans problème. Comme leurs effectifs sont nettement insuffisants, il serait possible par la même occasion d’intégrer dans ces services tous les travailleurs de ces entreprises extérieures qui le souhaitent !

Migrants : députés LREM absents, dont la députée d’Argenteuil-Bezons


Se cacher, disparaître, se faire tout petit





C’est bien ce que nous disions, la député d’Argenteuil-Bezons a "fait le mort" sur le vote de la loi « asile immigration ». Il aura fallu le vote de la loi dimanche soir et son compte-rendu, puis l’information mise en ligne sur son site le lendemain, pour que le commun des mortels argenteuillais apprenne qu’elle n’était pas là pour voter cette loi, mais également qu’elle pas favorable pour voter contre. Il aura fallu l’intérêt d’un certain nombre d’habitants de la circonscription pour voir confirmer le motif de son absence dimanche soir, à l’image de celle d’une centaine de ses copains d’En marche, absents à ne pas douter pour les mêmes raisons qu’elle ce soir-là.


         Elle ne voulait pas voter pour mais elle ne voulait pas voter contre, Mais pourquoi, en toute logique, ne s’est-elle pas abstenue comme 14 membres du groupe LREM ?
         Non, elle s’est purement et simplement défaussée, en étant… absente.
         Pour sa gouverne « citoyenne », qu’elle lise attentivement les deux brèves suivantes portant sur le sort des migrants, et les actes fascisants de l’extrême-droite, en France comme en Grèce, contre les migrants, fragiles parmi les plus fragiles de nos frères de classe.

France, Grèce, la barbarie et la xénophobie, le terreau des crapules de l’extrême-droite


France : L’extrême droite dans le sillage du gouvernement



Avec deux hélicoptères et à grand renfort de caméras, un groupe d'extrême droite, « Génération identitaire », a organisé ce week-end une action destinée à bloquer des migrants qui tentent de rejoindre la France en passant par le col de l'Echelle, dans les Alpes. Ce groupe n'en est pas à sa première opération haineuse et violente contre des migrants. Il espère, à travers de telles opérations spectaculaires et odieuses, se faire une publicité peu ragoûtante.
Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a certes dénoncé cette opération. Mais c'est bien le gouvernement auquel il appartient qui, en fermant les frontières et en poursuivant en justice ceux qui aident les réfugiés, contraint des hommes, des femmes et des enfants à traverser les Alpes à pied pour tenter de fuir la misère et l'oppression. C'est cette politique qui fournit le terreau sur lequel prospère cette extrême-droite fascisante. 
 

Grèce : des militants d'extrême-droite agressent des réfugiés



Dans la nuit de dimanche à lundi, un groupe se baptisant "Mouvement patriotique de Mytilène" s'en est pris physiquement à 200 migrants, afghans surtout, dont beaucoup de femmes et d'enfants, qui occupaient la place centrale de Mytilène, capitale de l'île de Lesbos. Les affrontements ont duré toute la nuit... 120 migrants et deux des agresseurs ont été conduits au poste.

Les crapules qui sont passés à l'acte contre ces déshérités n'ont, à l'évidence, pas grand-chose à craindre des autorités locales et de la police.

mardi 24 avril 2018

Argenteuil Domidep Les Pensées


   







Editorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise de ce lundi 23 avril 2018 : « Comme les cheminots, osons relever la tête ! »



Comme les cheminots, osons relever la tête !

Près de trois semaines après le début de leur mouvement, les travailleurs de la SNCF restent déterminés, et la grève tient bon. Le 19 avril, ils étaient plus nombreux dans la grève que le 13, n’en déplaise à la direction de la SNCF qui annonce toutes les semaines que la grève recule. Dans les manifestations organisées ce jour-là dans tout le pays, on trouvait, solidaires des cheminots, des jeunes dénonçant la sélection à l’université, des retraités contre la ponction opérée sur leur retraite par la CSG, mais aussi des travailleurs d’autres secteurs du public et du privé.

À Reims, ce sont tous les employés d’un Monoprix qui ont déserté le magasin pour se joindre à la manifestation. À Limoges, des salariés de Legrand ou de l’usine d’emboutissage Steva, menacés de perdre leur emploi, étaient eux aussi dans la rue. Et dans bien d’autres villes, beaucoup ont profité de cette journée pour marquer leur solidarité avec les cheminots, mais aussi pour exprimer leur ras-le-bol.

Macron prétend ne pas être le « président des riches », ceux-ci n’ayant pas besoin d’un président pour les défendre, ajoute-t-il. C’est vrai ! La bourgeoisie, aux commandes dans cette société, n’a pas besoin d’un président mais d’un serviteur, qui la seconde dans la guerre qu’elle mène au monde du travail. Et Macron remplit le rôle à la perfection : des ordonnances de la loi travail en passant par la suppression quasi totale de l’ISF, l’augmentation de la CSG, le régime sec imposé à tout le secteur public, il prend des mesures en faveur de la classe riche.

Macron ose dire qu’il n’y a aucun rapport entre les différents mécontentements qui s’expriment. Mais c’est bien l’ensemble du monde du travail qui a toutes les raisons d’être mécontent ! Car la politique de Macron vise en fait tous les travailleurs. Lors d’une visite à Saint-Dié, dans les Vosges, il a fait la leçon à un cheminot en lui expliquant qu’il devait accepter le changement… Un changement vers le pire, bien sûr ! D’après lui, les cheminots auraient d’autant moins de raisons d’être contre la suppression du statut qu’elle ne touche que les futurs embauchés.

Dans le monde de la grande bourgeoisie, il va de soi qu’on transmettra sa richesse et sa position sociale en haut de l’échelle à ses enfants, mais les travailleurs devraient accepter que leurs enfants perdent les quelques avantages conquis par leurs aînés ? Eh bien, les cheminots refusent que les générations futures soient condamnées à des emplois au rabais, et c’est tout à leur honneur ! Ils s’opposent ainsi à l’avenir que le patronat voudrait imposer à tous les travailleurs, fait de précarité généralisée, de bas salaires et de conditions de travail dégradées.

Macron peut toujours prétendre ne voir « aucun rapport entre les colères », c’est bien là que se trouve l’origine commune de toutes les inquiétudes, de tous les mécontentements. Le retraité qui voit ses revenus baisser sait que cet argent ne servira pas à ce qu’il soit mieux soigné ou à créer des emplois pour ses petits-enfants. Le lycéen qui boucle péniblement son dossier de candidature à la fac sait qu’on lui impose cette mascarade parce que les universités débordent et qu’une partie de la jeunesse sera laissée à la porte faute de place. Les travailleurs menacés de licenciement, ceux qui revendiquent des augmentations de salaire, ceux condamnés aux missions d’intérim ou aux temps partiels imposés savent qu’ils sont sacrifiés pour la sauvegarde des profits.

Avec son mépris habituel, Macron s’est défendu de ceux qui le contestaient en s’exclamant : « On a pris en France l'habitude de la plainte », ajoutant : « On regarde son petit bout de lopin et on dit “voilà, moi, on m'a enlevé ça” ». Loin de ne pas savoir regarder plus loin que leur « petit bout de lopin », les cheminots se battent pour ne pas se laisser dépouiller de leurs droits. Ils ont mille fois raison ! Avec leur grève, ils ont transformé l’indignation, le dégoût que chaque travailleur peut ressentir individuellement contre ce qu’il subit, en une riposte collective. Loin de se plaindre, ils se battent, et c’est bien ce qui gêne Macron !

Le fait que la grève des cheminots dure, qu’ils s’adressent aux usagers mais aussi à d’autres catégories de travailleurs, est positif pour l’ensemble du monde du travail. Pour tous ceux qui refusent de subir les attaques, la lutte des cheminots incarne une contestation plus large, exprime leur colère. C’est un encouragement pour tous ceux qui veulent redresser la tête.

Alors, faisons tout pour que la grève des cheminots ouvre la voie à un combat plus large, à l’offensive de l’ensemble du monde du travail, nécessaire pour faire reculer le grand patronat et son représentant en chef Macron !

Migrants : une nouvelle loi contre les migrants


Des droits élémentaires bafoués

 
Fuir...

La loi « Asile et immigration » a été votée par les députés godillots de Macron. Elle renforce les dispositions répressives contre les migrants. Le gouvernement avait prétendu vouloir faire preuve « d'humanité » mais, avec cette loi, ceux qui tentent de rejoindre la France seront plus durement traités. Il y aura un assouplissement concernant le délit de solidarité, mais cela reste un délit !
Comme ses prédécesseurs, de droite comme de gauche, le gouvernement parle de droit d'asile, mais il va poursuivre les expulsions massives, bafouant ainsi les droits élémentaires.

Argenteuil-Bezons, la députée du cru, « courage, fuyons »


Les soi-disant « représentants du peuple »

 
La "buvette" de l'assemblée


Le projet de loi contre les migrants a été voté alors qu’il y avait une majorité de députés absents. Seulement 259 présents disposant d’un total de 132 délégations de vote. Plus de 300 absents.
         La députée d’Argenteuil-Bezons était de ceux-là.
         Absente sans avoir donné de délégation de vote.
         Cela s’appelle « faire le mort ».
        Faire le mort pour rire, quand la mort est bien réelle pour ceux qui par dizaines de milliers sont morts pour fuir, la misère, la guerre, et le déséquilibre du monde.

Post-scriptum, 10h.45 : je viens de découvrir les raisons de son absence. la confirmation de son absence toute... diplomatique qui confirme ce que nous disons. Mis de côté un "faire part" pour ceux qui lisent son site, pour le commun des mortels selon son chef Macron, c'est "silence radio".

Argenteuil, défense de Jean Vilar et « structure provisoire »


Il a dit pourtant : « J’ai rendez-vous avec vous » …



Nous sommes le 24 avril. Dans une semaine, le 1er mai. Le lendemain sera le 2. Il y a un mois, le maire d’Argenteuil annonçait fermement aux associations présentes lors des « Etats généraux de la vie associative » que la visite de la « structure provisoire » du parc Maurice Audin aurait lieu le 2 mai. En tant qu’utilisateur habituel de la salle Jean Vilar, nous nous étonnons comme d’autres associations de n’avoir reçu à ce jour aucune invitation pour nous rendre à ce rendez-vous prévu le mercredi 2 mai !
         Nous avons, chacune et chacun d’entre nous, à organiser et prévoir notre temps. Comme le maire d’Argenteuil, les membres et les responsables des associations ont leur agenda.
         Qu’en est-il ? La suspension du complexe Jean Vilar est bien repoussée d’un an ?

EDF, GDF, SNCF, Privatisation, piège à c...


« F » comme « foutaise »



Les électriciens et gaziers, appelés à participer à la journée d'action de la CGT et de Sud, le 19 avril, en ont profité pour donner leur avis sur la privatisation qui menace aujourd'hui la SNCF après avoir frappé la Poste et GDF.
En 2004, Sarkozy avait juré qu'il n'était pas question de privatiser EDF-GDF, aujourd'hui l'État n'est plus actionnaire qu'à 20 % de GDF et à 83 % d'EDF. Et les tarifs n'ont pas baissé : le tarif réglementé EDF a augmenté de 25 %.
La privatisation n'améliorera pas le fonctionnement des services publics. Ceux-ci fonctionnent mal parce que l'État n'y met plus l'argent nécessaire. Une fois privatisés, les patrons privés ne s'occupent pas de servir le public, mais uniquement de servir leurs profits.

Comme chaque année, il y aura un car d’Argenteuil pour Presles le dimanche 20 mai prochain pour se rendre à la fête de Lutte ouvrière. Trois arrêts dans Argenteuil. Départ le matin 9 heures, retour sur Argenteuil le soir à 20 heures. Il est gratuit, mais il faut s’inscrire !

lundi 23 avril 2018

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise de ce lundi 23 avril 2018 : « Comme les cheminots, osons relever la tête ! »


Comme les cheminots, osons relever la tête !

Près de trois semaines après le début de leur mouvement, les travailleurs de la SNCF restent déterminés, et la grève tient bon. Le 19 avril, ils étaient plus nombreux dans la grève que le 13, n’en déplaise à la direction de la SNCF qui annonce toutes les semaines que la grève recule. Dans les manifestations organisées ce jour-là dans tout le pays, on trouvait, solidaires des cheminots, des jeunes dénonçant la sélection à l’université, des retraités contre la ponction opérée sur leur retraite par la CSG, mais aussi des travailleurs d’autres secteurs du public et du privé.

À Reims, ce sont tous les employés d’un Monoprix qui ont déserté le magasin pour se joindre à la manifestation. À Limoges, des salariés de Legrand ou de l’usine d’emboutissage Steva, menacés de perdre leur emploi, étaient eux aussi dans la rue. Et dans bien d’autres villes, beaucoup ont profité de cette journée pour marquer leur solidarité avec les cheminots, mais aussi pour exprimer leur ras-le-bol.

Macron prétend ne pas être le « président des riches », ceux-ci n’ayant pas besoin d’un président pour les défendre, ajoute-t-il. C’est vrai ! La bourgeoisie, aux commandes dans cette société, n’a pas besoin d’un président mais d’un serviteur, qui la seconde dans la guerre qu’elle mène au monde du travail. Et Macron remplit le rôle à la perfection : des ordonnances de la loi travail en passant par la suppression quasi totale de l’ISF, l’augmentation de la CSG, le régime sec imposé à tout le secteur public, il prend des mesures en faveur de la classe riche.

Macron ose dire qu’il n’y a aucun rapport entre les différents mécontentements qui s’expriment. Mais c’est bien l’ensemble du monde du travail qui a toutes les raisons d’être mécontent ! Car la politique de Macron vise en fait tous les travailleurs. Lors d’une visite à Saint-Dié, dans les Vosges, il a fait la leçon à un cheminot en lui expliquant qu’il devait accepter le changement… Un changement vers le pire, bien sûr ! D’après lui, les cheminots auraient d’autant moins de raisons d’être contre la suppression du statut qu’elle ne touche que les futurs embauchés.

Dans le monde de la grande bourgeoisie, il va de soi qu’on transmettra sa richesse et sa position sociale en haut de l’échelle à ses enfants, mais les travailleurs devraient accepter que leurs enfants perdent les quelques avantages conquis par leurs aînés ? Eh bien, les cheminots refusent que les générations futures soient condamnées à des emplois au rabais, et c’est tout à leur honneur ! Ils s’opposent ainsi à l’avenir que le patronat voudrait imposer à tous les travailleurs, fait de précarité généralisée, de bas salaires et de conditions de travail dégradées.

Macron peut toujours prétendre ne voir « aucun rapport entre les colères », c’est bien là que se trouve l’origine commune de toutes les inquiétudes, de tous les mécontentements. Le retraité qui voit ses revenus baisser sait que cet argent ne servira pas à ce qu’il soit mieux soigné ou à créer des emplois pour ses petits-enfants. Le lycéen qui boucle péniblement son dossier de candidature à la fac sait qu’on lui impose cette mascarade parce que les universités débordent et qu’une partie de la jeunesse sera laissée à la porte faute de place. Les travailleurs menacés de licenciement, ceux qui revendiquent des augmentations de salaire, ceux condamnés aux missions d’intérim ou aux temps partiels imposés savent qu’ils sont sacrifiés pour la sauvegarde des profits.

Avec son mépris habituel, Macron s’est défendu de ceux qui le contestaient en s’exclamant : « On a pris en France l'habitude de la plainte », ajoutant : « On regarde son petit bout de lopin et on dit “voilà, moi, on m'a enlevé ça” ». Loin de ne pas savoir regarder plus loin que leur « petit bout de lopin », les cheminots se battent pour ne pas se laisser dépouiller de leurs droits. Ils ont mille fois raison ! Avec leur grève, ils ont transformé l’indignation, le dégoût que chaque travailleur peut ressentir individuellement contre ce qu’il subit, en une riposte collective. Loin de se plaindre, ils se battent, et c’est bien ce qui gêne Macron !

Le fait que la grève des cheminots dure, qu’ils s’adressent aux usagers mais aussi à d’autres catégories de travailleurs, est positif pour l’ensemble du monde du travail. Pour tous ceux qui refusent de subir les attaques, la lutte des cheminots incarne une contestation plus large, exprime leur colère. C’est un encouragement pour tous ceux qui veulent redresser la tête.

Alors, faisons tout pour que la grève des cheminots ouvre la voie à un combat plus large, à l’offensive de l’ensemble du monde du travail, nécessaire pour faire reculer le grand patronat et son représentant en chef Macron !

Retraités, actifs, précaires, privé, public, c’est tous ensembles qu’il faut lutter. Comme à Bayonne


On n'a jamais eu autant de plaisir à aller chez Carrefour !



Ce jeudi 19 avril, la manifestation bayonnaise est sortie des sentiers battus. Sous le regard surpris des clients, en majorité bienveillants, le cortège des manifestants s’est engouffré dans la galerie marchande du centre Carrefour BAB2. Un joli pied de nez à la direction de Carrefour en soutien aux grévistes Carrefour qui se battent pour leur emploi.
À la tête du cortège, les cheminots, environs 300, suivis par les salariés de Dassault, les électriciens et gaziers, les hospitaliers, les postiers, les salariés de Castorama et Carrefour, les retraités et bien d'autres. Il y avait de l’ambiance. Pour bon nombre de salariés, c’était leur première manifestation.
Une démonstration qu'avec les cheminots des travailleurs se rassemblent pour construire la lutte.

Frontières, libre circulation, selon que vous serez riches ou pauvres





La presse fait état des « passeports de complaisance » que l'on peut acheter pour 1 million d'euros à Malte. Mais cette île n'est pas le seul paradis accueillant pour les riches. Bien des pays européens offrent des « goldens visas ». Au Portugal ou en Espagne, il suffit d'acheter pour 500000 euros de biens immobiliers et de résider entre cinq et dix ans pour acquérir un passeport européen.
Pour les hommes et les femmes qui fuient la misère, les pays riches sont cadenassés et entourées de barbelés. Décrocher un simple visa de tourisme est un parcours du combattant. Par contre, les hommes d'affaires circulent sans entrave, partout où ils veulent.

Argenteuil, marché Héloïse, et municipalité, une bataille perdue d’avance


Si elle veut la révolte des commerçants et des chalands…

 
                                                                                      Photo Le Parisien-95

Nous avons déjà évoqué la question il y a quinze jours. La municipalité fait pression pour que le marché Héloïse du dimanche se termine à l’avenir beaucoup plus tôt. Elle fait pression sur le délégataire, et celui-ci fait pression sur les commerçants du marché.
         Aux dernières nouvelles il faudrait que ces derniers arrêtent de vendre impérativement à 13 heures 30.
         C’est une lubie de la municipalité qui sait pertinemment que c’est inapplicable, d’autant plus que la clôture tardive du marché est une tradition ancienne.
         Que ce marché ne lui plaise pas est une chose, mais qu’elle s’en prenne aux commerçants et aux chalands modestes de cette façon en est une autre.
         Si elle veut vraiment satisfaire  la population du quartier, qu’elle annonce l’abandon du « projet Héloïse » qui risque de créer bien d’autres désagréments pour les habitants du quartier que les soucis liés à un marché plus que centenaire !

Argenteuil, médiathèques, quelle place pour les "classiques" et les livres d'art ?


Les œuvres d’aujourd’hui, mais également celles du passé

 
Lire les œuvres de Balzac dans La Pléiade grâce à la bibliothèque Aragon-Triolet dans les années 1975...

Nous avons reçu d’un de nos lecteurs le témoignage suivant qui s’étonne de la faiblesse de la présence des « classiques » et des livres d’Art dans les médiathèques de la Ville d’Argenteuil, et que certains rayonnages soient largement incomplets. Nous rappelons que la responsabilité des médiathèques dépend de la municipalité, et que ce qui y est fait relève de sa politique culturelle, si tant est qu’elle en ait une.
 Nous partageons l’étonnement et le contenu du témoignage de ce lecteur. Nous attendons bien évidemment les commentaires de chacun. Que le débat commence. DM 

« … En gros l'explication qu'on me donne est : 1) on supprime tout ce qui ne sort pas assez 2) nous ne sommes pas une bibliothèque de conservation, mais d'actualité (on donne ce que les gens réclament). 3) les livres du genre pléiade etc sont plutôt destinés à des bibliothèques universitaires. 4) enfin, il faut que la bibliothèque soit un espace aéré, d'où les étagères à moitié vides.
Inutile de dire que je suis en désaccord avec tout ça, ne serait-ce que parce que bon nombre de ces œuvres complètes ou classiques ne sont plus réédités (et qu'il faut quand même conserver la base de notre patrimoine. Et en tant que lecteur, jamais je n'aurais découvert Aragon, et bien d'autres qui m'ont conduit aux études de Lettres, si de magnifiques collections n'avaient été physiquement présentent sur les rayonnages. (Par exemple il y avait les œuvres complètes de Zola par Henri Mitterrand, avec tous ses écrits de jeunesse, journalistiques, la critique, les poèmes etc.… qu'on ne trouve plus, même en La Pléiade. Ces volumes ont été retirés : comment un jeune lecteur pourrait-il les découvrir autrement qu'en tombant dessus ?)
Enfin, je défends dans l'idée de bibliothèque, le fait qu'on peut "essayer" gratuitement tout un tas d'auteurs classiques ou difficiles, dont on n'aurait pas fait la dépense en librairie. Le lecteur peut ainsi tester ses goûts, découvrir ce qui lui plaît, et ainsi trouver sa voie. Ou revenir plus tard à un auteur auquel il n'aura pas accroché dans un premier temps. Bref, la bibliothèque municipale gratuite a un rôle d'éducation très grand à jouer. Il ne s'agit pas seulement de donner aux gens ce qu'ils connaissent déjà. Ceci concerne la littérature, mais il en est de même pour le rayon des livres d'art, qui a été aux trois quarts vidé : là encore, ce sont des livres chers pour les non-initiés, et qu'on ne retrouve plus forcément après.
 Je me souviens qu'au temps où j'ai commencé à fréquenter la bibliothèque, il y avait les deux grands volumes d'Aragon sur Matisse ; on ne les trouve plus que dans une édition Quarto en noir et blanc ! Il y avait les écrits sur l'art d'Eluard en trois volumes aux Editions du Cercle d'art ; disparus. Etc etc... En conclusion, je ne dis pas qu'il ne faut rien retirer, mais ce geste doit-être raisonné. Qu'on ne trouve pratiquement plus un livre d'Elsa Triolet dans la bibliothèque qui porte son nom, ça me paraît dingue (d'autant qu'avant ils y étaient tous). Voilà en deux mots… »

Karl Marx, 1818-2018, des idées plus que jamais d’actualité


Des idées toujours aussi jeunes !



Il y a 200 ans, en mai 1818 naissait Karl Marx. Les idées communistes révolutionnaires dont Marx est, avec son ami Engels, l'initiateur ont été partagées par des générations de militants. Elles ont guidé Lénine, Trotski Rosa Luxembourg dans leur combat. Si ces idées sont aujourd'hui minoritaires, c'est la responsabilité du stalinisme. Mais elles restent bien vivantes Un article paru dans le quotidien Le Monde signale qu'aux États Unis une fraction de la jeunesse trouve chez Marx des explications pour comprendre le monde capitaliste d'aujourd'hui. En effet, les idées de Marx permettent de comprendre le fonctionnement de ce système d'exploitation qui menace plus que jamais l'avenir de l'humanité. Souhaitons que ces jeunes en tirent la même conclusion que Marx et Engels, qui n'étaient pas seulement des théoriciens mais des militants : seule la classe ouvrière peut abattre le capitalisme et, à partir des immenses capacités de production que cette économie capitalisme a engendrée, bâtir un avenir communiste.
Deux siècles après la naissance de Marx, la jeunesse qui veut changer le monde doit renouer avec ces idées et ce programme.

dimanche 22 avril 2018

"Retraités, actifs, public, privé, c'est tous ensemble qu'il faut lutter !"


Vous avez dit « convergence des luttes » ?

 
Le 16 mars dernier

Les organisations syndicales de retraités appellent à manifester le … 14 juin prochain. Hausse de la CSG pour des millions d’entre eux, blocage des pensions, baisse des revenus, effondrement des services publics, les retraités ont certes toutes les raisons de se mobiliser.
         Mais c’est uni dans la mobilisation que le monde du travail sera plus fort, et ce n’est pas en organisant des journées de manifestation les unes après les autres que nous y parviendrons.
         De nombreux retraités l’ont compris qui étaient présents dans la rue jeudi dernier.
         Alors que les cheminots sont entrés dans la lutte, c’est maintenant qu’il faut lutter, et non ni à la saint glin-glin ni dans son petit pré carré.

En revanche un bel exemple ci-dessous de ce qu’il faut faire…