samedi 30 septembre 2017

Semperit Argeneuil : usine occupée, la population à leur côté !


Soutien à un combat difficile que ces travailleurs doivent gagner avec le soutien de tous



Depuis jeudi, les 64 travailleurs menacés de licenciement chez Sempérit occupent jour et nuit leur usine où ils ont travaillé des décennies pour certains, dans des conditions très difficiles.
         Aujourd’hui, les actionnaires de cette multinationale basée en Autriche veulent les jeter à la rue avec des indemnités de misère : une broutille dérisoire et provocatrice de 10 000 euros ! Les travailleurs demandent, eux, 80 000 euros minimum.
         Dans les jours et les semaines qui viennent, ces ouvriers sauront trouver les moyens pour que leur entreprise Sempérit arrête de faire la sourde oreille à leurs revendications.
         Les travailleurs d’Argenteuil, les habitants, doivent chaque jour leur apporter le soutien que leur combat mérite. Ils les trouveront rue des Charretiers, derrière la gare centrale d’Argenteuil.

Argenteuil, Boucle Nord, Métropole du Grand Paris et apprentis sorciers


Rififi à Boucle nord

 
Apparences policées... trompeuses

On ne sait pas ce qui s’est passé hier au soir lors du conseil du territoire Boucle Nord auquel appartient Argenteuil depuis que Georges Mothron a décidé d’y adhéré dans le cadre de son combat avec son prédécesseur. Le président de Boucle nord vient de rendre son tablier, un collègue LR pourtant du maire d’Argenteuil. Celui-ci est de la fronde.
         Tout cela se passe très loin des habitants d’Argenteuil, et il y a des enjeux et des rivalités, que ne connaissent que les acteurs encore dans la coulisse. Mais il n’y a sans doute pas que cela. Au 1er janvier prochain, la reprise de certaines compétences communales peut être décidée au profit des territoires de la Métropole du Grand Paris et aux dépens du champ de compétence exclusif des maires.
         Cela n’a pas gêné le maire d’Argenteuil que ce soit, très loin des habitants, ce conseil du territoire Boucle Nord qui vote la modification du PLU concernant Jean Vilar. Mais que sur d’autres plans, il découvre que l’on va rogner ses pouvoirs n’est apparemment pas forcément pour lui plaire.
         Mais il s’est tout de même engagé sur une drôle de voie en privilégiant ses inimitiés personnelles et en rejoignant ce Grand Paris. Aujourd’hui il se cogne à une réalité déplaisante dans un parcours dont il est le seul responsable. Un apprenti sorcier en quelque sorte.

Keolis, SNCF, 10 octobre, une hausse substantielle nécessaire des salaires


Il faut une lutte générale pour une hausse substantielle des salaires !

 
Un bus sans chauffeur, ce n'est rien.

Après une semaine, la grève continue au dépôt de bus Keolis de Bernes-sur-Oise dans le Val d’Oise,  ce qui a entraîné en particulier ces derniers jours l’arrêt du ramassage scolaire assuré par les chauffeurs de cette entreprise filiale de la SNCF.
         Les grévistes réclament une augmentation mensuelle des salaires de 100 euros, alors que leur direction leur propose... pratiquement rien !
         Ce sont tous les travailleurs qui sont concernés aujourd’hui par la nécessité de voir leurs salaires augmenter.
         La lutte pour une hausse substantielle et générale des salaires est partout à l’ordre du jour. Elle rejoint le combat contre les Ordonnances.
         Une prochaine grande journée d’action s’annonce pour le 10 octobre. Elle ne doit pas concerner uniquement les travailleurs de la fonction publique, mais s'adresser à tous les travailleurs.

Cash Investigation, Lidl, exploitations à tout va et tartuffes


Cachez cette exploitation que je ne saurais voir

 
Oui, il s'en passe des choses pas jolies...

La direction du groupe Lidl, entreprise allemande de hard discount, s'est insurgée au lendemain de la diffusion du reportage de Cash Investigation dénonçant les conditions de travail au sein de l'enseigne. « Ce sont des situations isolées », proteste la direction.
         « Isolées », les pauses pipi refusées ? « Isolées », les 8 tonnes soulevées par jour par les manutentionnaires ? « Isolées », les cadences infernales ?
         Pas du tout ! Si peu, que les salariés d'un magasin des Bouches-du-Rhône se sont mis en grève contre leurs conditions de travail et le licenciement d'un de leurs collègues.

Arabie Saoudite : vive le combat des femmes !


Vive les femmes qui se battent pour leurs droits !



L'Etat d'Arabie Saoudite a décidé d'autoriser les femmes à conduire une voiture... à partir de juin 2018. Mais même cela, c'est trop : une quinzaine de femmes qui se sont battues pour obtenir ce droit élémentaire ont reçu un appel menaçant en pleine nuit, de la part du ministère de l'Intérieur, pour les dissuader de continuer à militer.
         Ce pouvoir dictatorial maintient les femmes sous le joug des hommes et veut leur interdire toute expression. Mais cela n'a jamais empêché les gouvernements des grandes puissances, y compris celui de Macron, d'entretenir avec lui d'excellentes relations d'affaires et de le pourvoir en armes.

vendredi 29 septembre 2017

Argenteuil, Sempérit occupée !


Sempérit occupé



Depuis la fin du mois de juin dernier, les travailleurs de l’entreprise Sempérit savent que les actionnaires de cette multinationale veulent fermer leur usine d’Argenteuil de fabrication de bandes transporteuses.
         Depuis lors, ils ont le sentiment d’être abandonnés. La direction autrichienne fait comme si l’usine n’existe plus. Elle a nommé un sous-fifre pour traiter avec les travailleurs menacés de licenciement. Celui-ci ne leur propose que des indemnités dérisoires, alors qu’ils demandent un minimum de 80 000 euros pour tous.
         Pas étonnant que la colère gagner parmi ces travailleurs.
         Hier, ils ont décidé d’occuper l’usine de jour comme de nuit.
         Ils ont plus que jamais besoin du soutien de tous.

Retraités attaqués, retraités dans la rue


Pas d'âge pour se rebiffer



Partout dans le pays, les retraités manifestaient hier. Des milliers de retraités ont ainsi manifesté à Paris, de l’Opéra à Miromesnil.
         Il y a de quoi, ils ont été touchés par les attaques successives qui n’ont pas cessé de dégrader depuis 1993 le montant de leur retraite. Ils subissent de plus le gel des pensions depuis 2013 et par la répercussion des restrictions budgétaires sur la vie quotidienne, qui va continuer avec le gouvernement Macron.
         Mais en plus, le gouvernement demande à tous les retraités touchant au moins 1200 € de pension de sacrifier 1,7 % de cette pension en CSG dès janvier prochain ! Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, a eu le culot de dire qu’ils devaient faire un effort « Pour les plus jeunes générations ».
         Mais en attendant, ce sont les riches à l’autre bout de l’éventail social qui vont profiter du cadeau de la suppression de l’essentiel de l’impôt sur la fortune, au nom de l’éternel « c’est pour leur permettre d’investir ». Ils pourront effectivement investir… dans les yachts de luxe, les jets privés, les chevaux de course, les lingots d’or, qui ne seront plus taxés
          Un prochain rendez-vous le 10 octobre ?


Free et Lidl font parler d'eux. Et la zone aéroportuaire de l'aéroport Charles de Gaulle ?


"Les patrons ils osent tout, c'est même à ça qu'on les reconnait"


Un envers du décors pas toujours beau à voir
Dans une annonce publiée dans la zone aéroportuaire de Roissy, l'entreprise Otessa cherche des hôtes et hôtesses d’accueil. Les candidats doivent être capables de gérer des situations dégradées, dans une amplitude horaire allant de 3 h du matin à 1 h du matin, parler couramment anglais, tout en étant ponctuel, de bonne présentation, dynamique et réactif.
         Les salariés de cette entreprise doivent rester debout huit heures par jour à accueillir et renseigner les passagers, scanner leurs billets. L'horaire de la pause, non payée, est décidé par les responsables et la salle de repos est au diable. Il s’agit de CDD de six mois. Tout ça pour le smic, avec des primes de nuit très faibles.
         Otessa se présente comme une petite entreprise. C'est aussi une filiale du Groupe Crit, un des leaders du travail temporaire avec un réseau international de 500 agences. Autant dire que ces champions de l’exploitation ont largement les moyens de payer des salaires corrects et d’assurer des conditions de travail décentes.

Essence, diésel, ils veulent nous pomper encore davantage


Ça pompe énormément



Le prix du diesel devrait augmenter de 10%, soit 7,6 centimes d’euros par litre, et ce rien que pour l’année 2018. Sur l’ensemble du quinquennat, cette augmentation devrait atteindre 31 centimes par litres.
Le gouvernement justifie ces augmentations en prétendant vouloir ramener le prix du diesel, particulièrement polluant, au niveau de celui de l’essence. Mais l’essence devrait, elle aussi, augmenter de 3,9 centimes.
En fait de souci de l’écologie et de la santé publique, il vaudrait mieux parler de racket pur et simple de tous ceux qui sont bien obligés de prendre leur voiture pour aller travailler faute de transports en commun !

Etats-Unis : un geste de dignité contre le racisme


Trump : champion des racistes



Lors d'un discours, Trump a insulté un joueur de football américain, demandant même qu'il soit « viré » par la ligue de football américain (NFL), qui organise les principaux championnats. Pourquoi ? En 2016, le joueur en question s'était agenouillé pendant l'hymne américain, pour protester contre les meurtres racistes perpétrés par la police. Trump tient à montrer sa solidarité avec les tueurs en uniforme et caresse dans le sens du poil ses électeurs les plus réactionnaires et les plus racistes.
      Depuis, des dizaines de sportifs américains, des chanteurs, s'agenouillent ostensiblement pendant l'hymne américain, pour protester contre Trump et marquer leur solidarité avec les victimes des crimes de la police.
      Un geste de dignité face à la démagogie de Trump et au racisme de sa police.

jeudi 28 septembre 2017

EVS Val d’Oise, emplois « aidés, ils-elles « aident » la société, et non l’inverse !


Maintien en poste des 245 « EVS », un point c’est tout



Le gouvernement a annoncé cet été la diminution drastique des emplois aidés à l’horizon 2018. Dans le Val d’Oise, cela implique la disparition de tous les contrats d’aide administrative à la direction d’école. Ils sont 245.
         Ces emplois sont pourtant essentiels au fonctionnement des écoles primaires. Grâce aux travailleuses qui les occupent, s’il a quelque chose d’ "aidé" en la matière, ce sont les directions d’école qu’elles suppléent au niveau de nombreuses tâches administratives.
         Ces travailleuses doivent non seulement être maintenues sur les postes qu’elles occupent, mais être titularisées dans les meilleurs délais pour toutes celles qui le souhaitent.
         Pour le réclamer, un rassemblement était organisé hier devant la direction académique du Val d’Oise d’Osny, à l’appel de l’ensemble des organisations syndicales de l’Education nationale du département. 

Et un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière n°2565 à paraître 

Les emplois aidés : moins nombreux et moins financés

Le gouvernement a confirmé la semaine dernière la baisse du nombre d’emplois aidés. En 2018, l’État en financera 200 000 contre 320 000 cette année.
Mais ce mauvais coup en cache un autre : non seulement il réduit leur nombre, mais l’État diminue aussi leur financement. Le taux de prise en charge passerait ainsi à 50 % du smic brut en moyenne, contre 72,5 % en 2017. Aux collectivités et aux associations qui emploient ces travailleurs de compenser la différence.
Pour faire passer la pilule, le gouvernement a annoncé le maintien du crédit d’impôt sur la taxe sur les salaires (CITS), dont bénéficient les associations, et insiste sur l’allègement des charges patronales, lié à la transformation du CICE, dont elles bénéficieront en 2019, allègement censé leur permettre de compenser la baisse de prise en charge des emplois aidés.
Cela reste à voir, et surtout, cela ne règle pas le problème des collectivités locales, écoles et mairies qui, elles, devront dès 2018 trouver l’argent pour compenser cette baisse… ou supprimer elles-mêmes certains emplois qu’elles ne pourront plus financer.

                                                           J.L.G.

Val d’Oise : élections sénatoriales, le clan des quatre est élu


Palais Bourbon ou Palais du Luxembourg, tous des défenseurs du Palais


Ce n’est pas surprenant, mais les élections sénatoriales de dimanche dernier sont passées complètement inaperçues. Si les sénateurs sont renouvelés par moitié au niveau du pays, le Val d’Oise était concerné pour le renouvellement de ses quatre sénateurs. 3 LR ou dissident ont été élus, et un PS, l’inverse d’il y a six ans. Là encore rien d’étonnant.
         Le sénat a pourtant la possibilité de faire entrave aux votes des députés qui, eux, sont élus au suffrage universel direct.
         Mais pour le monde du travail, aucun risque de ce côté-là. Députés et sénateurs sont sur la même ligne, celle de la défense totale des intérêts des riches et du capital !

Faire la queue, il est vrai, ce n’est jamais super

C'est mieux que la queue...


Des grands électeurs se sont plaints de devoir faire la queue longtemps avant de pouvoir voter, et cela, en restant à la queue leu leu à l’extérieur de la préfecture de Cergy. Soit, il faisait bon ce matin-là, mais tout de même, pourquoi ne pas les avoir fait tous entrer dans la préfecture par le parvis ?
         Ces grands électeurs auront pu en tout cas profiter d’une petite leçon. Celle de vivre pour un jour seulement ce que vivent de nombreux habitants devant attendre et attendre avant de pouvoir effectuer leurs démarches dans les services publics utiles à la population mais où les réductions d’effectifs opèrent des ravages.

Argenteuil Métropole du Grand Paris, Valérie Pécresse et Georges Mothron : et elle lui a dit ?


Oui mais bien sûr…




Le Parisien-95 a publié hier une longue interview de la présidente de la Région Ile de France, Valérie Pécresse. A la question : « Donc, c’est la métropole du Grand Paris qui ne sert à rien ? », elle répond : « On peut le dire ! ».
         Le 10 septembre dernier, elle était sur la butte d’Orgemont. Elle fit à cette occasion preuve d’amabilité à l’égard du marie d’Argenteuil, Georges Mothron qui selon elle « a prouvé que la droite pouvait parler à la France populaire et être entendue ». Soit, mais ce n’est pas Georges Mothron qui a fait adhérer Argenteuil à cette Métropole du Grand Paris… qui ne sert à rien selon elle ? Georges Mothron qui l'a fait uniquement dans le cadre de sa rivalité avec son prédécesseur...
         Il est vrai que l’on n’est pas une contradiction près chez des gens prêts à raconter n’importe quoi, c’est-à-dire tout et son contraire, et pour qui le manque d'hypocrisie n'est pas la qualité première.

Fusion Alstom Siemens : grandes manoeuvres capitalistes, une de plus


Les travailleurs devront se défendre ensemble



Alstom et Siemens fusionnent leur branche ferroviaire. Le nouveau groupe ainsi créé pèserait 16 milliards d'euros de chiffre d'affaire, de quoi se lécher les babines pour les nouveaux actionnaires.
         Pour les travailleurs, au contraire, il y a de quoi s'inquiéter même si la direction a promis de ne pas supprimer d'emplois, en Allemagne et en France... pendant quatre ans. En réalité, le groupe risque d'utiliser la fusion pour supprimer des postes sous prétexte d'éliminer les doublons.
         Il n'est pas dit qu'il y parvienne : des deux côtés de la frontière, les travailleurs ont les mêmes intérêts à défendre, ensemble, contre la rapacité des actionnaires.

Migrants à Reims – la mobilisation amène la solution


Une solution trouvée par la mobilisation


Depuis des mois, des migrants campaient dans le quartier populaire Croix-Rouge, à Reims. D'abord installés sur un bout de pelouse appartenant au bailleur social, ils ont été expulsés et se sont installés dans le square d'en face. De quelques habitants, ce camp de fortune a grossi pour accueillir quelques dizaines de migrants.
         Il y a deux semaines, une association de riverains a interpellé la municipalité par le biais de la presse locale pour la gêne occasionnée par l'occupation du square. L'expulsion du campement a été programmée. Les militants associatifs qui viennent en aide aux migrants de façon continue ont alors aidé à ce qu'ils se transportent un peu plus loin, au sein du campus Croix-Rouge de l'Université de Reims.
         On aurait pu espérer un peu d'humanité de la part des autorités universitaires : c'était sans compter sur le président de l'Université, qui a pris à 21h dimanche 17 septembre un arrêté "pour raisons de sécurité" interdisant aux personnels et aux étudiants de se rendre sur le campus. Parallèlement, il a saisi le Tribunal administratif pour obtenir de l’État une expulsion en urgence des migrants.
         Cette décision aurait pu avoir pour conséquence de monter étudiants et personnels contre les migrants. C’est l’inverse qui s’est produit. Dès le lundi, des volontaires se sont manifestés parmi les enseignants et les étudiants pour chercher à apporter une aide matérielle immédiate. Des lettres-pétitions ont été signées par des enseignants, par des étudiants, pour se désolidariser de l’attitude de la présidence de l’Université et réclamer le relogement des migrants, et, en attendant, que l’Université elle-même apporte l’aide immédiate à sa portée, à savoir l’accès à l’eau, à l’électricité et à un bâtiment chauffé. Des étudiants sont restés auprès des migrants jusque tard dans la nuit pour tenter d’éviter une expulsion en catimini.
         Mardi 19, environ 300 étudiants et enseignants sont allés manifester devant la sous-préfecture de Reims pour exiger le relogement de ces 45 migrants dont 15 enfants.
         Mercredi 20, tous les migrants avaient été relogés et les cours reprenaient à la fac. Certes, le relogement est précaire : les uns à l’Armée du Salut, les autres dans des hôtels. Mais ce résultat est celui de la mobilisation, et certainement pas des pouvoirs publics qui ont laissé pourrir la situation, ni de la présidence de l’Université dont l’attitude conduisait à une énième expulsion.

mercredi 27 septembre 2017

Argenteuil, Sempérit, Otis. Quel avenir et quelles tractations pour le site de la zone industrielle de la gare ?


Quels projets dans la zone industrielle de la gare centrale ?

La fermeture de l’usine Sempérit qui pèse sur l’avenir de la centaine de travailleurs qui y travaillent pose la question des projets de la municipalité concernant l’actuelle zone industrielle de la gare.
         La municipalité précédente avait établi des plans pour la transformation de ce quartier, sans jamais être causante sur le sujet, et sans jamais accepter de donner de véritables informations aux organisations syndicales de chez Sempérit et de chez Otis qui les lui demandaient.
         Quels contacts la municipalité actuelle a-t-elle eu avec les propriétaires de Sempérit et d’Otis ?
         Il y a-t-il eu une opération de préemption de la part de la municipalité sur le terrain Sempérit ?
         Des questions en tout cas que les travailleurs de Sempérit menacés de licenciement ne peuvent manquer d’avoir en tête.
 

Argenteuil : une municipalité incapable d'assurer la propreté


Scandaleux !

 
C'était il y a dix jours. Depuis, il s'est étendu...

Cela fait plusieurs semaines que les ordures s’accumulent dans un recoin devant les numéros 3 et 4 des logements de la rue Rouquès, cité Joliot-Curie. La photo ci-dessous date d’une dizaine de jours. Le tas a aujourd’hui doublé, contourne le local pour les encombrants (construit à grands frais par AB-Habitat, et qui est fermé… tout un programme) et qui est uniquement bloqué par le garage que je loue !
         C’est intolérable.
         La municipalité peut toujours dénoncer l’incivilité. Certes. Mais son rôle est de faire ramasser les ordures pour lesquelles nous payons des impôts. Un point c’est tout.
         Un adjoint au maire nous déclarait récemment avec candeur qu’il y avait au moins un conseiller municipal de la majorité chargé de jeter un coup d’œil sur notre blog « lo argenteuil ». Il fait apparemment mal son travail, car nous avons déjà dénoncé cette situation insupportable.
         Et il n’y a pas un conseiller municipal « référent » du quartier dont le rôle serait d’en faire le tour de temps en temps ? DM

Canada France, une seule classe ouvrière


Lachute… du capitalisme ?

Nous avons de nombreux lecteurs au Canada, si l’on en croit les statistiques fournies par Google. Il est vrai que s’il y a un autre Argenteuil dans l’Hexagone, il y en a aussi un autre outre-Atlantique. Selon Wikipédia, il s’agit d’ « une municipalité régionale de comté (MRC) du Québec (Canada) située dans la région administrative des Laurentides. Le chef-lieu en est Lachute. La population de la MRC est de 32 510 habitants en 20121. »
         Comme partout sur la planète, il y a des travailleurs dans cette municipalité régionale. S’ils pouvaient s’intéresser à ce que nous écrivons, ce serait très bien. Ils peuvent également nous joindre.

Pas de « projet Héloïse » en vue à Lachute ? On espère…

Ambulances : ambulanciers en grève dans l'Est


Les ambulanciers rejoignent la lutte

 


Dans l’Est, entraînés par les ambulanciers de Jussieu-Secours à Besançon, en lutte depuis le 11 septembre, ceux de la région Belfort-Montbéliard, de Jussieu aussi principalement, sont entrés dans le mouvement, en grève lundi 25 septembre.
         Dès 8h du matin, ils ont été plusieurs dizaines, soutenus par des militants CGT, à distribuer des tracts au grand rond-point proche du nouvel Hôpital de Trévenans. Leur activité y a explosé depuis son ouverture. Ils n’en peuvent plus des rythmes et des conditions de travail inhumaines qui les poussent à transporter des patients comme des colis. Comme les grévistes de Besançon, ils ne veulent plus d’un salaire plafonné à 90 % la journée (10h de travail payées 9h par exemple), et à 75 % la nuit, le week-end et les jours fériés.
         L’après-midi, ils se sont adressés aux passants dans le centre-ville, avant de se rendre à la Préfecture pour y transmettre leurs revendications, et ensuite discuter de la suite à donner à cette journée de lutte réussie.

Révolution russe de 1917 : 100ème anniversaire, un grand meeting de Lutte ouvrière


« 1917, la Révolution russe

Pour changer le monde, les travailleurs au pouvoir »

Meeting à Paris avec Nathalie Arthaud

Vendredi 20 octobre à 20 h 30

Palais de la Mutualité - 24 rue Saint-Victor

Paris 5ème - -Métro Maubert-Mutualité

Entrée libre



 

mardi 26 septembre 2017

Ordonnances : Editorial des bulletins Lutte ouvrière d'entreprise de ce lundi 25 septembre 2017



Contre les attaques de Macron et du patronat, continuer et amplifier ! 

Les manifestations du 21 septembre, après celles du 12, ont permis à des centaines de milliers de travailleurs d’exprimer une nouvelle fois leur opposition à la destruction du Code du travail et aux attaques anti ouvrières du gouvernement.
Parmi ceux qui ont participé à la manifestation du 23 septembre destinée à soutenir Mélenchon et sa tentative de mettre sur pied une nouvelle mouture d’Union de la gauche, nombreux étaient ceux qui ont saisi l’occasion de marquer également leur hostilité à la politique de Macron.
Macron et Philippe sont ouvertement au service des capitalistes. Pour ceux-là, les caisses de l’État sont grandes ouvertes. À elle seule, la réforme de l’impôt sur la fortune représentera au minimum un cadeau de plus de trois milliards d’euros en leur faveur.
Pour trouver l’argent qu’il donne généreusement aux plus riches, le gouvernement augmente la CSG, diminue les APL ; il réduit le financement de tous les services publics, programme la disparition de 120 000 postes de fonctionnaires et supprime 150 000 emplois aidés qui assuraient bien des tâches indispensables dans de nombreuses communes.
« La démocratie, ce n’est pas la rue », a déclaré Macron. Mais les travailleurs n’ont pas à accepter que leurs droits et leurs conditions de vie soient attaquées pour enrichir toujours plus des familles bourgeoises, à l’image de celle de Bettencourt, la multimilliardaire actionnaire de l’Oréal qui vient de mourir en laissant à ses héritiers une fortune estimée à plus de 35 milliards d’euros.
Avant Macron, d’autres dirigeants de la bourgeoisie ont tenu ce genre de propos : en 68, De Gaulle parlait de la « chienlit » pour désigner les manifestants ; en 1995, Juppé avait déclaré qu’il resterait « droit dans ses bottes ». Et face à ceux qui étaient descendus dans la rue, ils ont dû ravaler leur morgue et leurs mesures !
Devant les journalistes, Macron a mis en scène la signature des ordonnances. « Cette réforme rentrera en vigueur à compter de sa publication », a-t-il insisté, et au plus tard au 1er janvier 2018. Mais signer un texte devant les caméras est une chose ; le faire appliquer en est une autre.
Tout dépend du rapport de force et de la mobilisation des travailleurs. Celle-ci n’en est qu’à son début. Celles et ceux qui ont manifesté ont exprimé un rejet de la politique antiouvrière du gouvernement qui est largement partagé par tous les travailleurs dans ce pays.
 Cette semaine, plusieurs syndicats de routiers ont appelé à la grève reconductible. Une journée de manifestation des retraités est prévue le 28 septembre. Et le 10 octobre, les salariés  de la fonction publique sont appelés à se mobiliser.
Il est légitime que tous ceux qui sont frappés par la politique gouvernementale réagissent en mettant en avant ce qui les concerne plus particulièrement. Ceux qui se mobilisent défendent leur niveau de vie, leurs salaires ou leurs pensions, leurs emplois menacés ou davantage précarisés. Mais on ne pourra pas faire reculer Macron corporation par corporation. Il faut aller vers un mouvement d'ensemble.
Pour que toutes ces mobilisations soient perçues par tous les travailleurs comme faisant partie d’un même mouvement, il est indispensable qu’ils aient à nouveau l’occasion de se retrouver en grève et en manifestation ensemble et le même jour à l’échelle du pays. Les travailleurs les plus conscients de la nécessité d’une lutte massive et générale auraient ainsi un objectif de mobilisation à proposer aux autres.
Martinez, le dirigeant de la CGT, entend consulter les autres centrales syndicales. Mais il ne faut pas qu’une telle consultation soit l’occasion de s’aligner sur ceux qui, parmi les dirigeants syndicaux, se refusent à organiser la moindre protestation.
Macron et les patrons mènent une véritable guerre aux travailleurs et aux classes populaires pour augmenter toujours plus les profits des capitalistes. Ils continueront tant qu’ils ne se heurteront pas à une explosion de colère de l’ensemble du monde ouvrier.
Le mouvement actuel doit se poursuivre et s’amplifier. Collectivement, par leurs grèves et leurs mobilisations unies, les travailleurs ont la force de se faire craindre et d’imposer leurs droits.

Argenteuil Domidep Les Pensées : quand la direction montre qu'elle n'a rien compris


Les travailleurs auront toujours le dernier mot


Au mois de mai, la direction de Domidep-Les Pensées à Argenteuil contraignaient les travailleurs de cette maison de retraite à 30 jours de grèves. Au terme de cette longue grève, il pouvait semblé qu’elle avait entendu la protestation de ces travailleurs désirant assurer leurs tâches de soin aux anciens dans des conditions acceptables, de travail, de salaire, de formation et de respect.
         La direction de Domidep considère sans doute qu’elle peut aujourd’hui mener une politique interne de « retour de bâton ». Elle vient de licencier un des animateurs de la grève.
         L’Union Locale des syndicats CGT d’Argenteuil suit l’affaire de très près. De la même façon que tous ceux, nombreux sur Argenteuil, qui ont été aux côtés des grévistes des Pensées. Lutte ouvrière-Argenteuil en était, parmi beaucoup d'autres.
         Bien évidemment, nous rendrons compte de l’évolution de la situation et des initiatives qui ne manqueront pas d’être décidées. DM

Argenteuil : de belles initiatives de dévouement et d'engagement


Une belle fête

Les militants alternatifs d’Alternatiba ont organisé leur deuxième fête au Parc des cerisiers à Argenteuil ce samedi. Ils ont permis, quinze jours après le Forum des associations, que des associations s’expriment, se rencontrent et permettent la discussion.


Dimanche, le Livre en action

Dimanche, c’était au tour de l’association d’éducation populaire « Sous les couvertures » d’occuper toute la halle du marché de la Colonie, dans le cadre de la brocante Tam-Tam-Colonie, et des activités du Collectif du marché de la Colonie qui agit avec détermination pour la résurrection de ce marché. (ouvert tous les samedis matin, de 8 à 13 heures).
         1400 livres vendus à des prix minuscules ont ainsi pu changer de main, trouver preneur, et permettre de futures joies de lecture.


Cela relève du bon sens mais peut être relevé

Dans les deux cas, la municipalité a ouvert les locaux communaux à ces deux associations. C’est certes normal, mais c’est bien.
         La municipalité doit d’autant plus comprendre l’obstination des uns et des autres à ce que la Ville garde la propriété et la maîtrise du fleuron de l’activité locale associative, le complexe jean Vilar.

Quand la détermination donne de l’appétit à tous

Si nous tenons à signaler le fait suivant concernant un lycée qui nous tient à cœur, le lycée Georges Braque d’Argenteuil, c’est qu’il indique que lorsqu’il y a engagement et dévouement bien des choses deviennent possibles. Laissons parler Le Parisien 95 qui le rapporte : « Un lycée d’Argenteuil récompensé pour ses petits déjeuners. Tous les matins depuis quatre ans, les élèves du lycée Georges-braque d’Argenteuil peuvent prendre leur petit-déjeuner dans le réfectoire avant de démarrer les cours. L’établissement qui compte 1200 élèves vient d’être récompensé dans le cadre des premiers Trophées du petit-déjeuner en milieu scolaire par le Collectif du petit-déjeuner à la française. Cette initiative est partie d’un constat du conseil de la vie lycéenne selon lequel beaucoup d’élèves arrivaient le ventre vide en classe, faute de temps, voire de moyens financiers. Ainsi, chaque jour, le réfectoire où sont proposés, fruits, pain et boissons chaudes leur est ouvert de 7 heures 45 à 8 heures 10. Cette initiative, chiffrée à 0,50 euros par élève, n’a pas eu d’impact sur les comptes du lycée grâce à une meilleure répartition du budget restauration.»



SNCF : TER à pas d’escargot entre La Roche-sur-Yon et la Rochelle


Plus lent que ça tu tombes !



Pour effectuer Nantes-Bordeaux en TER aujourd’hui il faut compter – si tout va bien – quasiment 5 heures, contre environ 3h30 en voiture ! En effet sur la section de 103 km entre la Roche-sur-Yon et La Rochelle, les trains ne peuvent pas dépasser les 60 km/h. Un projet de modernisation a été lancé. Il devrait démarrer en septembre 2019. Objectif : passer à un temps de parcours de 3h54, grâce à une vitesse moyenne de 120 km/h.
         Mais la semaine dernière le vice-président (LR) de la Région Pays-de-Loire chargé des transports a mis en doute la capacité financière de l’État a assurer sa part des travaux. Il y aura donc encore plus de voitures sur la route puisque la fréquentation de la ligne est en baisse depuis 2015 : -29% en 2016 et –28 % pour la période janvier à février 2017. Trop occupé à faire des cadeaux au grand patronat, le gouvernement délaisse toujours plus les transports collectifs, pourtant bien moins accidentogènes que la route.
         Et pendant ce temps-là, l’Etat et la SNCF continue de vouloir déverser des dizaines de milliards d’euros pour un projet totalement surdimensionné et fondamentalement inutile, la ligne Lyon-Turin alors que la ligne actuel Ambérieu-Turin via Modane peut totalement faire l’affaire sans frais supplémentaire.

Serbie Србију :Фиат, уне греве вицториеусе цет ете Fiat, une grève victorieuse cet été


Grèves en Serbie

Nul ne parle de la Serbie dans les médias. C'est ainsi qu'est passée à peu près inaperçue, en France, la grève des ouvriers serbes de chez Fiat, suivie par d'autres grèves. Après quinze jours de grève, fin juin-début juillet, et malgré l'intervention du gouvernement, 2 400 ouvriers ont obtenu 9,5 % d'augmentation des salaires et quelques autres avantages. Cela paraît important, mais c'est malgré tout faible compte tenu de la modicité des salaires.
         Lors des manifestations, des ouvriers disaient : « On marche pour nous et pour que le reste de la terre sache que nous ne sommes pas d'accord ».


                               Grévistes de FIAT. Photo : GS IER Nezavisnost

lundi 25 septembre 2017

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d'entreprise de ce lundi 25 septembre 2017



Contre les attaques de Macron et du patronat, continuer et amplifier !


Les manifestations du 21 septembre, après celles du 12, ont permis à des centaines de milliers de travailleurs d’exprimer une nouvelle fois leur opposition à la destruction du Code du travail et aux attaques anti ouvrières du gouvernement.
Parmi ceux qui ont participé à la manifestation du 23 septembre destinée à soutenir Mélenchon et sa tentative de mettre sur pied une nouvelle mouture d’Union de la gauche, nombreux étaient ceux qui ont saisi l’occasion de marquer également leur hostilité à la politique de Macron.
Macron et Philippe sont ouvertement au service des capitalistes. Pour ceux-là, les caisses de l’État sont grandes ouvertes. À elle seule, la réforme de l’impôt sur la fortune représentera au minimum un cadeau de plus de trois milliards d’euros en leur faveur.
Pour trouver l’argent qu’il donne généreusement aux plus riches, le gouvernement augmente la CSG, diminue les APL ; il réduit le financement de tous les services publics, programme la disparition de 120 000 postes de fonctionnaires et supprime 150 000 emplois aidés qui assuraient bien des tâches indispensables dans de nombreuses communes.
« La démocratie, ce n’est pas la rue », a déclaré Macron. Mais les travailleurs n’ont pas à accepter que leurs droits et leurs conditions de vie soient attaquées pour enrichir toujours plus des familles bourgeoises, à l’image de celle de Bettencourt, la multimilliardaire actionnaire de l’Oréal qui vient de mourir en laissant à ses héritiers une fortune estimée à plus de 35 milliards d’euros.
Avant Macron, d’autres dirigeants de la bourgeoisie ont tenu ce genre de propos : en 68, De Gaulle parlait de la « chienlit » pour désigner les manifestants ; en 1995, Juppé avait déclaré qu’il resterait « droit dans ses bottes ». Et face à ceux qui étaient descendus dans la rue, ils ont dû ravaler leur morgue et leurs mesures !
Devant les journalistes, Macron a mis en scène la signature des ordonnances. « Cette réforme rentrera en vigueur à compter de sa publication », a-t-il insisté, et au plus tard au 1er janvier 2018. Mais signer un texte devant les caméras est une chose ; le faire appliquer en est une autre.
Tout dépend du rapport de force et de la mobilisation des travailleurs. Celle-ci n’en est qu’à son début. Celles et ceux qui ont manifesté ont exprimé un rejet de la politique anti ouvrière du gouvernement qui est largement partagé par tous les travailleurs dans ce pays.
 Cette semaine, plusieurs syndicats de routiers ont appelé à la grève reconductible. Une journée de manifestation des retraités est prévue le 28 septembre. Et le 10 octobre, les salariés  de la fonction publique sont appelés à se mobiliser.
Il est légitime que tous ceux qui sont frappés par la politique gouvernementale réagissent en mettant en avant ce qui les concerne plus particulièrement. Ceux qui se mobilisent défendent leur niveau de vie, leurs salaires ou leurs pensions, leurs emplois menacés ou davantage précarisés. Mais on ne pourra pas faire reculer Macron corporation par corporation. Il faut aller vers un mouvement d'ensemble.
Pour que toutes ces mobilisations soient perçues par tous les travailleurs comme faisant partie d’un même mouvement, il est indispensable qu’ils aient à nouveau l’occasion de se retrouver en grève et en manifestation ensemble et le même jour à l’échelle du pays. Les travailleurs les plus conscients de la nécessité d’une lutte massive et générale auraient ainsi un objectif de mobilisation à proposer aux autres.
Martinez, le dirigeant de la CGT, entend consulter les autres centrales syndicales. Mais il ne faut pas qu’une telle consultation soit l’occasion de s’aligner sur ceux qui, parmi les dirigeants syndicaux, se refusent à organiser la moindre protestation.
Macron et les patrons mènent une véritable guerre aux travailleurs et aux classes populaires pour augmenter toujours plus les profits des capitalistes. Ils continueront tant qu’ils ne se heurteront pas à une explosion de colère de l’ensemble du monde ouvrier.
Le mouvement actuel doit se poursuivre et s’amplifier. Collectivement, par leurs grèves et leurs mobilisations unies, les travailleurs ont la force de se faire craindre et d’imposer leurs droits.