lundi 31 juillet 2017

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d'entreprise de ce lundi 31 juillet 2017


Les mesures anti-ouvrières de l’été et les combats qui nous attendent à la rentrée

La décision de réduire de cinq euros par mois les aides personnalisées au logement (APL) est une mesure anti-ouvrière de plus. 90 % de l'APL va aux 30 % des ménages les plus pauvres. Et c'est dans leurs poches que le gouvernement ira prendre 400 millions d'euros par an. C’est abject et ça fait partie de la guerre que Macron et Philippe mènent aux travailleurs depuis leur arrivée au pouvoir.
La nationalisation des chantiers navals STX de Saint-Nazaire fait aussi l’actualité. Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a justifié l'intervention de l'État en disant que ce n’était « ni une décision de droite ni une décision de gauche. C’est une décision pour la France. » Des dirigeants politiques de tous les bords, du FN, de droite, de gauche et de la France Insoumise, ont acclamé l’annonce de cette mesure. Cela ne la rend pas meilleure. Ces politiciens bourgeois ont beau être rivaux, ils se retrouvent tous quand il s'agit de mystifier les travailleurs.
Car où est la garantie que les 7300 emplois directs et indirects, chez STX et les sous-traitants, seront préservés ? En réalité, il s'agit d’abord d’un coup de communication de Macron lui permettant de faire l’unanimité autour de lui et pour pas cher. Quant à cette prétendue nationalisation, il s’agit bien plus d’une préemption momentanée. Bruno Le Maire a largement insisté sur son côté « temporaire ».
Les gouvernements français et italien sont en négociation et cette mesure de l’État français est un élément de la négociation. La préoccupation des deux gouvernements n’est sûrement pas le sort des travailleurs mais les intérêts des grands groupes industriels qui lorgnent les commandes des chantiers navals de Saint-Nazaire. Macron ne se bat pas pour les travailleurs des chantiers mais avec leur peau ! Et quand on voit comment il refuse de lever le petit doigt pour aider les 277 ouvriers de GM&S à La Souterraine dans la Creuse, il n'y a aucune illusion à se faire.
Et puis, ce gouvernement prépare sa réforme du code du travail. Son contenu précis sera révélé fin août et les ordonnances qui la rendront effective seront publiées fin septembre. Mais la loi qui encadre tout cela est déjà passée au Parlement et les informations distillées au compte-gouttes par le gouvernement ne laissent aucun doute : il s'agit d'une attaque frontale contre le monde du travail.
« Notre modèle social n'est plus adapté à notre temps » a déclaré la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. Cette ancienne DRH de chez Danone, dont on vient d'apprendre qu'elle avait touché un bonus de plus d'un million d'euros en 2013 après un plan social qui avait supprimé 900 emplois, parle le langage patronal. L'objectif de sa loi vise à faire table rase de ce qui, dans le code du travail, encombre encore un peu le patronat.
Le temps de travail, le niveau des salaires, la rémunération des heures supplémentaires,... tout cela sera décidé à l'échelle de l'entreprise. Ce qui formellement unifiait un tant soit peu les travailleurs, ce qui était le fruit des luttes ouvrières du passé, le gouvernement veut s'en débarrasser et le remplacer par des accords d'entreprise ou des accords de branche.
Il veut aussi faciliter les licenciements collectifs et individuels. Pour les patrons, il va même « créer un formulaire de licenciement simple à remplir », comme a dit la ministre du Travail. Alors que pour les salariés, les formulaires à remplir pour saisir les prud'hommes sont devenus bien plus complexes depuis la loi Macron, pour décourager bien des travailleurs d’aller en justice.
Le gouvernement veut mener son offensive le plus vite possible en sachant qu’aucune opposition parlementaire ne pourra la retarder et en espérant que la classe ouvrière ne réagisse pas trop.
Aucune direction syndicale n'a répondu à cette déclaration de guerre comme il aurait fallu, en dénonçant dès le départ les plans gouvernementaux. Toutes ont joué le jeu des réunions avec le ministère du Travail. Les responsables de la CGT, même s’ils ont participé à cette comédie, ont cependant appelé à une journée de mobilisation nationale le mardi 12 septembre. Solidaires et quelques unions départementales et fédérations syndicales FO s’y sont déjà associées.
C'est une date qui doit être un point de départ et de regroupement de la contestation ouvrière contre toutes les attaques patronales et gouvernementales. Il faut montrer qu'il y a des femmes et des hommes qui comptent bien ne pas se laisser faire.

Argenteuil : colonies à vau l'eau, jeunesse désoeuvrée


Des équipements publics à utiliser en toute priorité !

 
Inauguration le 30 juillet 1950 en présence de M. Thorez

Aux dernières nouvelles, le centre de vacances de la Ville d’Argenteuil de Saint-Hilaire de Riez est toujours en vente.
         Il l’a été une première fois, pendant des années, sous l’ère du mandat G. Mothron 1. Sans suite puisqu’il n’avait pas trouvé preneur. P. Doucet, son successeur, bien à propos sur ce sujet, avait décidé de réutiliser partiellement le centre de vacances en destination des familles. Mais G. Mothron, revenu avec son obsession de la vente de Saint-Hilaire de Riez, œuvre sans doute des « communistes », l’a remis en vente.
         Et pour l’instant, les acquéreurs ne se bousculent pas au portillon.
         Et pendant ce temps-là, des milliers de jeunes d’Argenteuil et leurs parents ne partent pas en vacances et vont rester désœuvrés, en août en particulier, mois durant lequel pratiquement plus rien n’est prévu pour eux sur la localité.
 
 

SNCF : gare Montparnasse, la "technique" a bon dos


A l’Ouest rien de nouveau

 
Le réseau Ouest de la SNCF connaît depuis hier d’énormes problèmes, à partir de la gare Montparnasse de Paris. Selon la SNCF, cela serait dû à un gros problème « technique » au niveau de cette gare.
         Les problèmes « techniques » s’accumulent sur ce réseau depuis des semaines.
         Mais pourquoi la SNCF connaît-elle d’une façon toute particulière de tels problèmes que ne connaît pas, à ce que l’on sache, le réseau de transport aérien ?
         La réponse ne serait-elle pas à chercher du côté de notions telles que « entretien du matériel », « situation des effectifs », etc ?

Macron et la Métropole du Grand Paris


Recherche Métropole désespérément

Macron a annoncé qu’une conférence aurait lieu pour « refonder » la Métropole du Grand Paris.
         Pas la peine d’être grand clerc pour constater qu'actuellement c’est largement une « coquille vide ».
         Pour Argenteuil qui l’a rejoint au 1er janvier 2016, nous n’avons même pas trouvé la coquille.

Vinci : l'art après celui des profits


Art, transport et transport

Il y a tout d même un projet qui prend forme, c’est celui des 200 km de lignes de métro nouvelles.
         A cette occasion, une fondation vient d’être créée pour soutenir un programme de création artistique tout au long des stations nouvelles. L’objectif : ouvrir la création artistique en direction de tous les publics.
         Il est vrai que ces lieux de transit pourraient être utilisés d’une toute autre façon qu’ils le sont actuellement. Certaines grandes capitales le font depuis des décennies dans certaines correspondances en particulier.
         Vinci construction est sur les rangs pour rejoindre cette fondation.
         Les grands groupes industriels créent ce genre de fondations, en y trouvant des avantages, fiscaux en particulier.
         Pour ce qui est du groupe Vinci, n’ayant rien contre l’art comme de bien entendu, nous préférerions tout de même en priorité voir baisser les tarifs de péages autoroutiers, secteur, entre autres, où ce groupe enregistre d’énormes profits.
         Et il en resterait pour l’initiative artistique…

CAC 40, présent joyeux, avenir prometteur


Le CAC 40 a le sourire

 

En 2016, les entreprises du CAC40 avaient déjà réalisé 76 milliards d’euros de profits. Une partie d’entre elles ont publié leurs résultats pour le premier semestre 2017. Ils sont bons, se félicitent-elles. Total, par exemple, a vu son résultat net augmenter de 32 % sur les six premiers mois de 2017, à 5 milliards de dollars.
L’avenir est donc prometteur pour les actionnaires, surtout que le gouvernement vient d’annoncer la suppression de la taxe sur les dividendes qui rapportait au fisc 2 milliards par an. Pendant ce temps-là, pour économiser 400 millions d’euros par an, il s’attaque à 8,5 millions de Français parmi les plus pauvres en amputant leur aide au logement.

dimanche 30 juillet 2017

Dassault Argenteuil : "Pour l'instant"... "on reste en partie"


Ils font ce qu’ils veulent… jusqu’au moment où…

 
Ces jours derniers, un article très intéressant du Parisien-95 faisait le point sur la situation de l’usine Dassault d’Argenteuil qui subit ces dernières temps une chute des effectifs et une réduction de ses activités. Le Parisien-95 a apparemment rencontré le PDG de Dassault-Argenteuil. Et ce qui a retenu notre attention, ce sont deux phrases de ce dernier : « Pour l’instant, on reste en partie à Argenteuil et on modernisera aussi le site sur la base de la filière qui existe déjà. » et « On n’est pas en train de vider Argenteuil, le gros de l’emploi y reste ».

         Eh bien, si ces citations expriment les paroles exactes de ce monsieur, au-delà de son langage particulier, elles ne peuvent que confirmer les inquiétudes sur une fermeture à brève ou longue échéance du site d’Argenteuil de chez Dassault.

         « Pour l’instant », « On reste en partie », « le gros de l’emploi » ! En tout cas, de quoi confirmer ce que pensent les travailleurs depuis des mois.

EHPAD, maisons de retraite privées, un secteur de superprofits


Avec une pensée estivale à mes ami(e)s des Pensées d’Argenteuil

 
Opalines : 117 jours d’une lutte victorieuse

 


Cela faisait 117 jours que les salariés de la maison de retraite des Opalines, à Foucherans dans le Jura, étaient en grève. 117 jours contre une direction pour laquelle les personnes âgées dépendantes sont seulement l’occasion de faire du profit, sans même respecter leur dignité.

Comme les grévistes de Foucherans avaient réussi à faire connaître leur lutte, la direction – qui possède 45 autres établissements – redoutait une extension du mouvement. Les salariés ont obtenu l’embauche de deux aides-soignantes supplémentaires, une prime de 450 euros et trois semaines de congés en plus.

La mort d'Adama Traoré : on nous communique


On nous communique

 
Adama Traoré : comment continue de s’organiser l’impunité des gendarmes ! Publié le 29 juillet 2017  

Adama Traoré en 2016, comme Ali Ziri en 2009, sont morts d’asphyxie, les autopsies le confirment pour l’un et l’autre. Si l’asphyxie est due à des techniques d’immobilisation létales, les policiers et gendarmes sont coupables de leur mort, mais si elle est due à une décompensation (hypothétique) de leur cardiomégalie, c’est le non-lieu pour les forces de l’ordre ! Ce fut le cas pour Ali Ziri, qu’en sera t-il pour Adama Traoré ?

(...)

Dans le cas d’Ali Ziri, c’est cette cause possible de l’asphyxie - la décompensation d’une cardiomégalie - qui a permis le non-lieu pour les policiers, puisqu’elle a invalidé la cause d’asphyxie par le pliage, comme cause directe de la mort.

Le même montage est en marche pour dégager la responsabilité des gendarmes de Beaumont.

Le Monde, 22 juillet 2017 :

"Un an après ce drame, qualifié de « bavure » policière par l’entourage et qui avait entraîné plusieurs nuits de violences à Beaumont et ses environs, une nouvelle expertise a confirmé récemment que le jeune homme était mort asphyxié, mais la cause de cette asphyxie (fragilité cardiaque ou compression thoracique lors de l’intervention des gendarmes) reste à établir."

(...)

C’est sur cette cardiomégalie que s’appuie le non-lieu définitif dans l’affaire Ali Ziri, écartant la mise en cause du pliage, technique d’immobilisation létale.

Espérons que cette même "cardiomégalie, cause potentielle de mort subite" ne servira pas d’alibi aux gendarmes de Beaumont, couvrant la pratique d’immobilisation par plaquage ventral avec appui dorsal, létale elle aussi.

Espérons que la formidable volonté de la famille Traoré, son exigence absolue de vérité et de justice, aboutira à la mise en examen et à la condamnation des gendarmes pour la mort d’Adama. L’exceptionnelle mobilisation du 22 juillet à Boyenval, en permet l’espoir.
 
                              E.L. membre du Collectif Vérité et Justice pour Ali Ziri.

Sida et brevets à profits


La santé des profits contre la santé des humains

 


La dernière conférence internationale sur le sida a souligné l’efficacité d’un médicament, le Truvada, qui agit à la fois comme traitement et en prévention.

Seulement ce médicament est aussi une manne pour la firme pharmaceutique qui le fabrique, car il est actuellement prescrit à près de 80 000 personnes. Selon l’association Aides, ce groupe serait en tractations secrètes avec les autorités sanitaires pour obtenir un allongement la durée de son brevet jusqu’en 2020, ce qui lui permettrait de garder le monopole sur le Truvada et du coup de maintenir son prix élevé en prétextant la nécessité de financer la recherche… La recherche du profit pour les actionnaires, c’est sûr !

Amazon, des profits au galop


Inégalités astronomiques

 


Fondateur et PDG d’Amazon, Jeff Bezos est devenu pendant quelques heures l’homme le plus riche du monde avec une fortune estimée à 90,5 milliards de dollars, devançant Bill Gates de quelques centaines de millions. Mais ce dernier a repris sa première place… grâce aux fluctuations de la Bourse.

Quant aux salariés d’Amazon, ils sont toujours aussi mal payés…

samedi 29 juillet 2017

Multiplex Bezons Argenteuil, prends l'oseille et tire-toi !


Jusqu’à mercredi, la parution des articles sur notre blog « lo argenteuil » qui nous tient tellement à cœur risque d’être perturbée, problèmes de connexion obligent. Nous arriverons peut-être à surmonter la difficulté, mais en tout cas, pas à l’heure habituelle. Dès mercredi soir, la connexion… avec vous redeviendra normale.

 

Leur cinéma continue

 

La Ville de Bezons vient finalement d’obtenir satisfaction pour son projet de multiplex dans le nouveau « cœur de ville » autour de la mairie. Après avoir été rejeté deux fois, il vient finalement d’être accepté par une commission départementale idoine. 5 salles qui s’ajouteront dans les années qui viennent aux 9 du multiplex « Héloïse » prévu à Argenteuil, à celles, existantes ou en projet, à Villeneuve la garenne, Epinay-sur-Seine, Nanterre, Montigny-lès-Cormeilles, et l’on en oublie sans doute… !
         On est très très loin de l’intérêt des spectateurs potentiels, de la culture, bref de l’intérêt social dans ces investissements coûteux. Non, l’intrigue est simple. Il y a des capitaux. Il faut investir. Si le taux de profit est atteint, qu’importe que les salles soient vides !
         Le Capital fait son cinéma, loin de la culture, loin des habitants, en collaboration avec des édiles mégalomanes, pour l’instant incontrôlés, et souvent de drôles d'acteurs, en tout cas en la matière.

Loi travail 2 Penicaud : opposer les exigences du monde du travail


Loi travail : face aux exigences du patronat, imposer celles des travailleurs

Jeudi 27 juillet, le Sénat devrait avoir voté la loi d’habilitation qui autorise le gouvernement à publier le 21 septembre les ordonnances qui modifieront de façon radicale le Code du travail.

 


La ministre du Travail, Muriel Penicaud, a tenu à repréciser que le gouvernement veut mettre fin au « droit du travail (…) conçu sur un modèle qui est celui de l’emploi à vie dans une grande entreprise industrielle ». Il faut toute la suffisance d’un serviteur du patronat pour oser sortir de telles énormités. Les patrons n’ont pas attendu Macron et ses ordonnances pour illustrer ce que signifie pour eux « l’emploi à vie » : jeter à la rue et transformer en chômeurs près de six millions de travailleurs, alors que la fortune des plus riches capitalistes a été multipliée par dix en 20 ans. À quoi il faut ajouter la précarité de millions de salariés.
Quant aux prétendues entraves aux licenciements, de quoi parle-t-on ? Il y a chaque année plus d’un million de licenciements, dits « individuels » pour l’immense majorité. Cela montre le peu d’obstacles auxquels se heurtent les patrons quand ils veulent se débarrasser de leurs salariés. Sans oublier les ruptures du contrat de travail dites « conventionnelles », qui permettent de se débarrasser d’un salarié sans procédure ni risque de contestation, et qui pour le dernier semestre ont dépassé les 200 000.
Le patronat veut revenir sur ce qu’il avait dû concéder à l’ensemble de la classe ouvrière dans le passé. Comme il a un sens aigu du rapport de force, il pense que le chômage de masse, l’absence de réactions massives et radicales du monde du travail dans la dernière période, peuvent lui permettre d’y arriver. Et la loi préparée par le gouvernement vise à l’aider.
Pour faire reculer la condition ouvrière, les patrons comptent sur ce qu’ils appellent le dialogue social. Et bon nombre de commentateurs ou même de dirigeants syndicalistes marchent dans la combine. Négocier dans ces conditions signifie négocier des reculs pour l’ensemble des travailleurs, car c’est négocier sur les revendications du patronat. Or, négocier un recul, et le qualifier d’avancée, est pire que de se le voir imposer. C’est encore plus démoralisant, car c’est accepter de considérer comme nécessaire la détérioration de son salaire, de ses conditions de vie et de travail.
Les attaques contenues dans la future loi travail font partie de cette offensive générale entreprise par le patronat. Il est nécessaire de se préparer à y riposter efficacement. Le piège est de prétendre « être réaliste » en se contentant, comme certains, de vouloir simplement essayer de minorer les effets des ordonnances. Par exemple en se satisfaisant du fait que les reculs voulus par le patronat soient négociés au niveau de la branche au lieu de l’être au niveau de l’entreprise. Mais un recul, qu’il soit négocié au niveau de la branche ou de l’entreprise, une fois conclu, reste un recul pour les salariés. C’est le cas, par exemple, du dernier accord de branche des 150 000 salariés de l’habillement qui autorise désormais tous les patrons à imposer le travail du dimanche.
Comme le patronat et le gouvernement le montrent, tout dépend du rapport de force entre le monde du travail d’une part, les capitalistes et leur gouvernement d’autre part. C’est bien pourquoi seule la mobilisation des travailleurs, les 30 millions de salariés, fixes, précaires, privés d’emploi ou agents des services publics, sera capable d’inverser le cours des choses, le jour où ils se mettront en mouvement pour leurs propres intérêts. Pour en finir avec des années et des années de reculs et d’attaques patronales, il faut remettre en avant les exigences du monde du travail.

                                                           Paul SOREL (Lutte ouvrière n°2556)

Incendies dans le sud, des hélicoptères en nombre à portée de main, mais...


Contre une guerre bien réelle, personne ou presque.

 
 
Là où les feux de forêt sont les plus graves, il existe, du côté de Marseille, une usine capable de mettre au point et de construire en nombre des hélicoptères capables de voler de jour et de nuit, au ras du sol ou en altitude, capables d’emporter des charges lourdes, etc.
Mais tous ces hélicoptères sont en priorité destinés à l’armée chargée de défendre en Afrique ou au Moyen-Orient les mines, le pétrole et les richesses de la bourgeoisie française.
          Seuls quelques modèles anciens d’hélicoptères sont attribués à un combat bien réel, celui contre les feux de forêt qui ravagent périodiquement des milliers d’hectares. Défendre la population contre un risque bien présent, bien réel, cela n’intéresse pas les dirigeants qui préfèrent endosser la tenue de “chef de guerre”.

Neymar, capitalisme foot, capitalisme fou


le système fou d’un monde fou



 

Neymar, le footballeur vedette qui joue actuellement au Football-club de Barcelone viendra ou ne viendra pas au Paris-Saint-Germain ? Une certitude : le coût du transfert potentiel qui, entre l’indemnité de transfert, le salaire, le bonus et la prime à la signature, atteindrait au moins 352 millions d’euros. Et les sponsors du PSG escomptent bien un retour sur investissement...
Une telle somme représente l’équivalent des salaires et cotisations versés à 12 000 personnes pendant un an. C’est l’équivalent de ce que le gouvernement espère économiser chaque année en rognant l’aide au logement de 5 euros mensuels versée à 6,5 millions de Français. Et si, comme il en est question, le montant total du transfert est de 500 millions d'euros, il atteindra quasiment le PIB des Comores, qui compte 825 000 habitants.
C’est ça, leur loi du marché. Une loi folle pour un système en folie.

Mexique, Afrique, Europe, les frontières de la mort


Frontière mexicaine : le mur de la honte, le désert de la mort

Pour atteindre la citadelle Europe, les migrants doivent, pour beaucoup, prendre la mer dans des conditions dramatiques. De l’autre côté de l’Atlantique, c’est le désert qu’ils doivent traverser pour atteindre les États-Unis. Beaucoup y laissent la vie.
On vient ainsi de retrouver neuf morts dans une remorque à San Antonio, à 200 km de la frontière mexicaine, et trente autres passagers ont été hospitalisés. Deux enfants voyageaient également dans ce camion de la mort. La climatisation était en panne : les températures ont atteint jusqu’à 65°C.
Selon le chef de la police locale, « cela se produit tout le temps ». En effet, le mois dernier, une douzaine de migrants ont été abandonnés et bloqués dans un camion pendant douze heures à Houston, avant que quelqu’un ne s’en aperçoive. Il y a quatorze ans, 19 migrants avaient perdu la vie dans des circonstances similaires, toujours au Texas.
Des centaines de milliers de personnes venues du Mexique et d’Amérique centrale tentent chaque année d’entrer clandestinement aux États-Unis. Certains passent la frontière pour la première fois. D’autres en sont à leur deuxième, troisième passage ou plus, au fil des expulsions. Car, comme son prédécesseur, Obama, qui avait reconduit plus de trois millions de sans-papiers à la frontière, Trump expulse à tour de bras.
À propos des victimes de San Antonio, le directeur de l’immigration et des douanes menace : « Le terrible crime découvert le nuit dernière est un vif rappel de la raison pour laquelle les responsables de réseaux de trafics d’êtres humains doivent être poursuivis. » Gageons que ce fonctionnaire ne remontera pas la filière jusqu’à ceux qui, par leur politique, nourrissent ces réseaux : les chefs d’État qui décident de fermer les frontières et de rendre l’immigration illégale, et qui expulsent des gens qui n’avaient commis d’autre crime que vouloir mieux vivre.

                                            Line Kovic (Lutte ouvrière n°2556)
 
 

vendredi 28 juillet 2017

Argenteuil une vie associative totalement perturbée par le projet "Héloïse"


Pour les associations et autres, beaucoup d’inquiétudes

 
Comme nous l’avions promis, voilà ci-dessous, le contenu de la lettre envoyée par Georges Mothron , le maire d'Argenteuil, aux responsables des associations et autres utilisateurs du complexe Jean Vilar.

         Chacun peut ainsi juger du message et des termes ambigus concernant la structure provisoire prévue dans le parc Maurice Audin. (Nous y reviendrons)

         Pour ce qui concerne la demande de Lutte ouvrière pour l’obtention d’une salle pour l’édition 2018 de notre 30ème banquet, nous espérons qu’au retour de ces semaines de vacances nous trouverons une réponse qui nous satisfasse.
 
 

Muriel Pénicaud, serviteur très initié au service du capital


Sans vergogne, et sans état-d’âme

 
Muriel Pénicaud, la nouvelle ministre du travail qui a pris la suite de Myriam El Khomri, à tous les sens du terme, accumule les gamelles. Après avoir organisé un évènement pour Macron avant l’élection de ce dernier en dépit de la loi sur les marchés publics, elle aurait fait en 2013 un joli coup de bourse, gagnant en un seul jour 1,13 million d’euros de plus-value grâce à ses stock-options. Elle était alors directrice générale dite des ressources humaines chez Danone. A ce moment-là, l’annonce de la suppression de 900 postes à laquelle cette dame n’était pas étrangère avait entraîné, comme en pareille circonstance, une hausse des cours à laquelle l’actuelle ministre a profité en vendant opportunément ses actions.
         En quelque sorte, cela s’appelle un « délit d’initié ».
         Rien d’étonnant pour ces gens totalement initiés et dévoués aux intérêts des capitalistes.
         Ensuite, du haut de leurs gigantesques revenus, ces gens-là demanderont toujours plus travail et de sacrifices au monde du travail… jusqu’au jour où les travailleurs prendront le mors aux dents et initieront ces gens-là à la lutte des classes.

Justice pour Adama Traoré ! Un articl dans notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine


Justice pour Adama Traoré ! 

Il y a un an, le 19 juillet 2016, Adama Traoré, un jeune homme de 24 ans, décédait après avoir été arrêté et conduit à la gendarmerie de Persan, dans le Val-d’Oise.
Il a fallu beaucoup d’acharnement à la famille d’Adama Traoré pour remettre en cause les conclusions du premier procureur, obtenir que celui-ci soit dessaisi de l’affaire et que soit au moins reconnue la cause de la mort, l’asphyxie.
Pour l’instant, l’enquête est en cours mais les témoignages d’un des gendarmes et d’un sapeur-pompier confirment qu’Adama Traoré a été plaqué au sol, face à terre, sous le poids de trois gendarmes. Ces derniers pourraient être convoqués en septembre.
Cette mort est révélatrice du sentiment d’impunité des gendarmes et des policiers et de leur tentation de voir dans chaque jeune de milieu populaire un délinquant possible. Cette attitude est ravivée par le climat sécuritaire et les discours anti-immigrés. Aux nombreuses discriminations sociales subies par cette jeunesse populaire, comme un plus fort taux de chômage, vient s’ajouter le comportement des forces de police et de gendarmerie.
Samedi 22 juillet, une nouvelle marche pour obtenir justice pour Adama Traoré a réuni plus d’un millier de personnes. La poursuite de la mobilisation est indispensable pour empêcher que cette affaire tombe dans l’oubli et obtenir que les agissements des policiers soient dénoncés.

                                       Inès Rabah (Lutte ouvrière n°2556)
 
                                                                       

 

PSA : profits à la hausse = hausse des cadences, réduction des effectifs +


Augmentation de l’exploitation = bénéfice record

 


PSA vient de publier ses résultats pour le premier semestre : la bourse et les actionnaires crient bravo : +3,6 % sur un an pour la branche automobile, malgré une augmentation des ventes qui n’est « que » de +2,3%.

Le constructeur automobile affiche un bénéfice de 1,256 milliard d'euros. La marge opérationnelle courante atteint 7,3 % au premier semestre, contre 6,8 % un an plus tôt.

Tous ces chiffres veulent surtout dire que chaque véhicule produit rapporte de plus en plus aux actionnaires.

C’est le résultat des augmentations de cadences, des diminution d’effectifs, de la baisse des salaires et de l’augmentation de la précarité.

Turquie : Ubu-roi Erdogan à Ankara


Turquie : ubuesque mais pas drôle 

Lundi 24 juillet s’est ouvert à Istanbul le procès de 17 journalistes de Cumhuriyet (La République), quotidien turc qui fait l’objet des foudres du gouvernement d’Erdogan.
La vague de répression qui sévit dans le pays depuis plus d’un an n’a en effet pas épargné ce journal, qu’on peut comparer au quotidien Le Monde et qu’on ne peut certes pas considérer comme un brûlot révolutionnaire. Mais, alors que le régime a pratiquement placé sous son contrôle direct toute la presse écrite et audiovisuelle, Cumhuriyet reste un organe d’information indépendant sur lequel il n’a pas prise. En particulier, il ne pardonne pas à son directeur, Can Dündar, aujourd’hui réfugié en Allemagne, d’avoir dénoncé le trafic par le biais duquel les services secrets d’Erdogan approvisionnaient directement en armes les groupes djihadistes opérant en Syrie, et veut le lui faire payer.
Comme tous les opposants au régime incarcérés ou révoqués de leurs fonctions depuis un an, les journalistes de Cumhuriyet se voient donc accusés de trahison et de complicité avec des organisations terroristes, voire d’en être membres. Erdogan classe en effet dans la catégorie « terroriste » tous ses opposants, qu’il s’agisse de la guérilla kurde du PKK, de ses frères ennemis islamistes de la secte Gülen ou de journalistes un peu trop indépendants à son goût. L’absurdité de l’accusation saute aux yeux, mais il n’y a pas là de quoi arrêter Erdogan qui, en délicatesse avec le gouvernement allemand d’Angela Merkel, n’hésite pas non plus à traiter celle-ci de nazie voire à l’accuser, elle aussi, de complicité avec les « terroristes ».
Il est vrai que l’absurdité de ses accusations finit par se retourner contre le gouvernement Erdogan. Le dernier incident en date a été l’arrestation, après d’autres, d’un couple de jeunes, coupables... d’avoir exhibé sur leurs T-shirts l’inscription « hero », autrement dit « héros » en anglais. D’après la police turque, ce serait là un signe de reconnaissance pour les membres de la secte Gülen. Le fabricant de T-shirts, qui en a probablement produit quelques milliers de ce type, déclare n’en avoir rien su. Les deux jeunes qui les ont innocemment portés ont été arrêtés et soumis à un interrogatoire serré de la police.
Il est bien sûr facile de comprendre que les membres d’un parti qui se savent pourchassés depuis des mois éviteraient d’exhiber de façon aussi visible un signe de reconnaissance. Mais les policiers turcs qui ont arrêté les deux jeunes avaient aussi toutes les raisons de craindre, s’ils ne l’avaient pas fait, d’être à leur tour accusés de complaisance pour les gülenistes...
Pour le régime dictatorial d’Erdogan, l’autoritarisme ne semble même pas s’arrêter aux limites… de l’absurde.

                                               André FRYS (Lutte ouvrière n°2556)

jeudi 27 juillet 2017

Argenteuil : des équipements publics qui doivent bénéficier au maximum à la population !


Des équipements publics à utiliser au maximum

 

Ce blog se veut être l’interface pour la diffusion de l’information intéressant le monde du travail. Chaque jour, il y a des dizaines de faits concernant la vie dans les quartiers, l’activité des militants dans les entreprises, et bien d’autres choses utiles à savoir sur la localité ou sur les localités environnantes, qui mériteraient d’être connues de tous. Sinon ces informations utiles « passent à l’as » et c’est bien dommage, car elles éclairent et sont les bases de l’action quand celle-ci est nécessaire.
 
Avec son site archéologique propice aux visites...
 

       Ainsi, nous avons reçu hier le message suivant : « « Sais-tu que le jardin de l'Abbaye est régulièrement fermé ? Aucune explication n'est apportée à ce sujet... c’est pourtant le moment idéal pour s'y rendre »
       Le jardin de l’Abbaye est un jardin aménagé à l’emplacement des vestiges de la célèbre abbaye d’Héloïse (vous savez l’amante d’Abélard). Il a été établi dans la dernière année du mandat de l’ancienne municipalité. Et avec le bâtiment rénové de l’ancienne usine attenant, il a coûté « bonbon ». Nous croyons nous souvenir : 9 millions d’euros…
       C’est effectivement un lieu remarquable qui nécessite par ailleurs un énorme travail de la part des jardiniers de la Ville. Il permettrait de très nombreuses initiatives culturelles et autres.
       Qu’il soit donc « régulièrement fermé » au cœur de l’été est tout de même fort de café, justement à un moment où il pourrait être un lieu adapté à des activités, en particulier pour les anciens, ou pour des animations de centres de loisirs, ce jardin faisant pendant au parc des Berges qui, lui, a une finalité différente, plutôt à destination des familles.
       Cet aménagement n’a, en son temps été discuté nulle part, c’est-à-dire hors du « cabinet »restreint de Philippe Doucet. Cela dit, maintenant, il est là, et qu’il serve en conséquence à tous.
       Et que l’on ne nous dise pas que l’on manque de gardiens. Les chiffres du chômage sont, sur ce plan, là pour éclairer la municipalité.

Feminisme, secrétariat d'Etat ou pas, les préjugés ont la vie dure


Féminisme ? Le gouvernement ne connaît pas !

 


La secrétaire d’État à l'égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a proposé de créer pour les parents au foyer (98 % sont des femmes) un CAP Petite enfance, pour avoir élevé leurs enfants. D'après elle, cette mesure serait destinée à faciliter l’insertion professionnelle des femmes, en particulier des jeunes mères célibataires n’ayant aucun diplôme.
         La secrétaire d’Etat a présenté cette mesure comme une « innovation » mais, comme le soulignent des associations féministes : « Où est l’innovation dans le fait de croire que des jeunes mères seraient naturellement destinées à s’occuper des bébés et des enfants des autres ?

SNCF : retard pas assuré, mais largement possible


La SNCF jamais en retard... de baratin

 


Dimanche soir, les passagers d'un Paris-Rennes ont mis plus de 8h alors que la nouvelle LGV (ligne à grande vitesse) devrait permettre maintenant de faire le trajet en moins de deux heures !
       Il y a trois semaines, une mésaventure semblable était arrivée au premier LGV devant arriver en gare de Saint-Brieuc, au point que les autorités présentes pour l’accueillir avait dû remiser en toute hâte les petits fours prévus.
       Si ces deux exemples font quelque peu sourire (pas les voyageurs qui étaient dans ces trains), ils ne sont que la « cerise sur le gâteau » si l’on peut dire en la matière d’un nombre très important de retards. Au point que la SNCF vient de réaliser un audit sur le sujet. La direction de la SNCF explique ces retards par le trop grand nombre de trains, des « problèmes d'organisation », voire... à un manque de « responsabilisation du personnel ».
       Bref, tout, mais surtout pas l’évocation d’un quelconque rapport avec les conséquences des économies réalisées sur l'entretien du matériel, l'inspection des voies ou sur la simple mise en place des trains.

Human Rights Watch, Calais et l'enfer des migrants


 
Et que chacun fasse preuve d’un peu d’imagination pour se mettre à la place d’un migrant qui a quitté son univers, sa famille, son univers…
 

 

Human Rights Watch est une organisation des Etats-Unis de défense des Droits de l’Homme, dont le sérieux n’est plus à démonter.

       Elle vient d’effectuer une enquête dans la région de Calais sur le sort des migrants confrontés à la police, dont le titre et le sous-titre sont éloquents : « C’est comme vivre en enfer » Abus policiers à Calais contre les migrants, enfants et adultes

       Pour tous ceux qui veulent lire le texte complet, se reporter à :


Voilà un extrait suivant :

« Human Rights Watch a constaté que les policiers à Calais, en particulier les Compagnies républicaines de sécurité (CRS), font un usage courant de gaz poivre sur des migrants, enfants et adultes, alors qu’ils sont endormis, ou dans d’autres situations où ils ne présentent aucune menace ; qu’ils aspergent de ce gaz ou confisquent des sacs de couchage, des couvertures et des vêtements ; et que parfois, ils pulvérisent du gaz sur la nourriture et l’eau des migrants. Les policiers perturbent également la délivrance d’assistance humanitaire. Les abus policiers ont un impact négatif sur l’accès aux services de protection de l’enfance et sur la volonté de migrants et leur capacité de déposer une demande d’asile.
Une telle conduite de la part de la police dans et autour de Calais constitue un abus de pouvoir, violant l’interdiction des peines ou traitements inhumains et dégradants, ainsi qu’une atteinte aux droits des migrants à avoir accès à l’eau et à la nourriture. Selon les normes internationales, la police ne doit avoir recours à la force que lorsque cela est inévitable, et alors uniquement avec modération, en proportion avec les circonstances, et dans un objectif légitime de maintien de l’ordre.
Les autorités ont pourtant ignoré les multiples témoignages portant sur les abus policiers envers les demandeurs d’asile et les autres migrants. Vincent Berton, le sous-préfet de Calais, a catégoriquement réfuté les comptes-rendus selon lesquels les policiers ont utilisé des sprays au gaz poivre ou ont eu recours à la force sans distinction et de façon disproportionnée. « Ce sont des allégations, des déclarations de personnes, qui ne sont pas basées sur des faits », a-t-il déclaré à Human Rights Watch. … »

Livres d'été : Elif Shafak, Crime d’honneur, 10-18


Elif Shafak, Crime d’honneur, 10-18

 
Elif Shafak est une grande auteure de romans. Turque si l’on peut dire, car ses univers d’écrivaine n’a pas de frontière tout comme sans doute sa vision du monde. Ce roman est ainsi l’histoire de membres d’une famille kurde, sur  trois générations et trois espaces, frontière syrienne, Istanbul, et Londres.
       L’histoire de cette famille, ainsi va la vie et les migrations, n’est pas seulement bousculée par des époques et des lieux différents. Elle l’est également par des préoccupations sociales bien différentes, marquées par ces temps et ces lieux divers.
       Elif Shafak est une écrivaine féminisme, et son empathie va aux femmes. Vu ces temps et ces lieux différents qui marquent les membres de cette famille, le combat pour les femmes pour vivre en tant qu’individues n’est pas un chemin toujours semé de roses. Mais ses héroïnes y cheminent au-delà des difficultés et des risques qu’elles prennent pour Vivre tout simplement.
       Le roman est mené tambour battant. A lire et à faire connaître. Pour moment roboratif mais aussi de détente, à la manière du bon roman.

mercredi 26 juillet 2017

Argenteuil travailleurs Territoriaux : ils auraient le droit de l'ouvrir, pas nous ?


Suite de notre chronique estivale des travailleurs territoriaux

Devoir de réserve ou « devoir de la boucler » ?

 
Dans son courrier dont nous parlions hier au sujet du Figuier blanc, la directrice générale des services évoque le « devoir de réserve ». Si les agents de la Ville ont bien compris, elle recommande par ailleurs aux organisations syndicales de ne pas utiliser la liste de diffusion de la collectivité qui comprend l’ensemble des adresses internet des agents.
         Partout dans la fonction publique, les responsables utilisent ce « devoir de réserve » pour que les travailleurs se taisent.
         Quant à ladite liste de diffusion, ce serait la énième concrétisation de l’inégalité qui règne entre ceux qui ont le pouvoir et qui revendiquent le monopole de la communication, et ceux sur lesquels ce pouvoir s’exerce et qui n’auraient droit que de subir et de se taire.
         Une inégalité qui est la seule réalité vraie derrière l’emballage intitulé « dialogue social ».
 

Sur le dessin suivant, il suffit de remplacer « jeune » par « travailleur » en espérant pouvoir bientôt remplace « Mai 68 » par 2017 ou 2018 !