lundi 26 juin 2017

editorial des bulletins Lutte ouvrière d'entreprise de ce lundi 26 juin 2017



Un gouvernement qui déclare la guerre aux travailleurs

Les urnes sont rangées. Le cirque électoral est passé. Le nouveau gouvernement va se consacrer à la tâche que la bourgeoisie attend de lui : lancer l’offensive contre les travailleurs.
Macron a mis en avant deux mesures emblématiques : la loi de moralisation de la vie politique et la réforme du Code du travail.
La première ne visait qu’à amuser la galerie. Macron voulait se faire mousser en jouant au Monsieur Propre de la politique française. Mais les révélations sur les magouilles immobilières de Richard Ferrand et les emplois fictifs au Modem de François Bayrou, hier encore ministre de la Justice et porteur du projet de loi, ont compromis son opération de « com ». La classe capitaliste aimerait bien avoir des serviteurs politiques désintéressés mais elle n’engendre que des politiciens, à son image, âpres au gain.
La seconde mesure visant à réformer le Code du travail n’est pas une anecdote. Elle concerne les dizaines de millions de salariés et est une déclaration de guerre contre le monde du travail.
Le gouvernement veut aller plus loin que la loi El Khomri. Il veut laisser au patronat plus de marges de manœuvre pour faire sa loi à l’échelle des entreprises ; permettre aux multinationales de licencier sans contrainte dans une filiale même si, à l’échelle du groupe, les bénéfices affichés sont insolents ; ou encore plafonner les indemnités prud’homales qu’un travailleur pourrait obtenir suite à un licenciement reconnu abusif et réduire les délais qui permettent à un salarié de contester un licenciement.
Le gouvernement va présenter cette semaine au conseil des ministres la loi d’habilitation à réformer le Code du travail par ordonnances. Puis il la fera voter au Parlement en juillet. En septembre, les ordonnances tomberont, révélant leur contenu précis au moment même où elles prendront effet.
Qu’est-ce que le patronat pourra imposer à l’échelle de l’entreprise ? Jusqu’où pourra-t-il déroger aux accords de branche ? Les contrats de chantier, ces CDI existant déjà dans le bâtiment, en fait des CDD sans indemnité de précarité et parfois sans réelle protection sociale, seront-ils élargis à d’autres branches ? Tout cela pourrait bien n’être révélé qu’en septembre.
Le gouvernement laisse planer le doute sur l’ampleur de la régression sociale qu’il prépare car il ne veut pas braquer les directions syndicales et risquer de provoquer des réactions ouvrières. Et pour l’instant, ne serait-ce que dans leurs déclarations, les dirigeants syndicaux font preuve d’un attentisme lamentable. La ministre du Travail, en DRH expérimentée, les reçoit semaine après semaine pour bavarder pendant que le gouvernement affute ses ordonnances.
Bien des travailleurs et des militants syndicaux ne sont pas dupes et se rendent compte de la nécessité de se battre. Des unions syndicales régionales et départementales appellent à des rassemblements pour dénoncer le projet gouvernemental, notamment le 27 juin devant l’Assemblée. Mais ces mobilisations ont lieu en ordre dispersé et à des dates différentes alors qu’il faudrait au contraire réagir tous ensemble et avoir un plan de mobilisation.
Macron veut agir vite et profiter des congés d’été pour frapper. Mais au-delà de ce calcul, il veut surtout donner des gages à la bourgeoisie. Il veut lui montrer que s’il a été un bon illusionniste, capable de se faire élire, il sera aussi un de ses hommes forts, capable d’imposer des sacrifices aux travailleurs sans déclencher trop de vagues.
La crise économique rend le patronat plus rapace et le gouvernement à son service plus arrogant. Si nous ne voulons pas que nos salaires, nos conditions de travail, nos conditions de vie reculent indéfiniment, nous devrons nous battre avec nos armes de travailleurs, nos armes de classe que sont les grèves et les manifestations.
Le gouvernement veut nous émietter, nous cantonner dans nos entreprises. Mais c’est à l’ensemble des travailleurs qu’il a déclaré la guerre. Et, dans le bras de fer qui nous oppose à lui et au patronat, notre force ne peut venir que de luttes qui se généralisent, d’une entreprise à l’autre, d’un secteur à l’autre, et aboutissent à la mobilisation de l’ensemble de la classe ouvrière pour ses intérêts collectifs.
À moins de croire au Père Noël pour les travailleurs, c’est la seule conclusion rationnelle à laquelle on peut arriver.

Argenteuil, la muncipalité, le logement dit "social" et la géométrie... variable


« Anti social » (air connu)

 
Quand le maire d’Argenteuil entend les mots « habitat social », chacun sait que cela lui donne des frissons.
         Mais ses réactions en la matière sont tout de même à géométrie variable.
         Une friche intéresse rue de Seine AB-Habitat dont les relations avec G. Mothron ne sont pas au beau fixe, alors dans ce cas, la municipalité fait obstacle à son achat.
         En revanche, un autre bâtiment, boulevard Héloïse intéresse également un autre bailleur dit social, cette fois plutôt de la couleur politique des édiles locaux, et là, comme par miracle, la municipalité n’a plus du tout les mêmes réticences.
         C’est vrai, les réactions à géométrie variable, quoi de plus humain, quoique guère social en l’occurrence.

Argenteuil projet "Jean Vilar" : ce sera un puits sans fond


A la poubelle, le projet Gribouille mais coûteux !

          Pour l’installation de la structure provisoire de remplacement du complexe Jean Vilar, cela piétine.
         Au-delà des problèmes liés à la démolition des deux gymnases R. Rolland qui occupent encore l’espace convoité pour cette installation, il y a la question du coût de cette structure provisoire.
         Celui-ci serait bien supérieur à ce qui était estimé jusqu’à présent.
         Non seulement on envisage de liquider une structure qui était fondamentalement utile et qui ne demandait qu’à être restaurée, mais en plus ils envisagent de nous faire les poches !

 

PSA, PSA-Poissy, une direction en guerre contre les militants combatifs


Tous avec Farid Borsali !
Vive la solidarité ouvrière !

 


Vendredi 23 juin, le secrétaire du syndicat CGT de l’usine de PSA à Poissy Farid Borsali était jugé au tribunal correctionnel de Versailles suite à une plainte déposée par un contremaître de PSA pour de soi-disant actes de violence.
Ce jugement s’inscrit dans une politique générale de la direction de PSA qui mène la guerre aux militants combatifs. Tous les moyens sont bons : fausses accusations, dizaines de jours de mise à pied, militants licenciés ou convoqués au commissariat.
Face à ces manœuvres pour criminaliser les militants et les isoler des autres travailleurs, la solidarité s’est manifestée par le succès d’une collecte et d’un débrayage pour la défense de Farid Borsali.
Environ 300 travailleurs avaient fait le déplacement devant le tribunal avec des délégations de toutes les usines de PSA et aussi d’autres usines comme Renault. Au final alors que la direction cherchait à faire baisser la tête aux militants, ce rassemblement réussi de a regonflé tous les présents.
Une pétition de soutien est à signer sur Internet : https://www.change.org/p/relaxe-pour-farid-borsali

CGT, rassemblement aux Invalides : l'occasion de discuter de la riposte nécessaire


Loi travail, ordonnances… : affirmer les exigences du monde du travail
 

Un certain nombre d’appels à manifester contre les projets Macron de remise en cause des droits des travailleurs ont été lancés. Pour l’essentiel, ces appels émanent de la CGT. En province diverses dates ont été mises en avant, et pour la région parisienne l’union régionale CGT, l’URIF, a appelé à une manifestation aux Invalides, à côté de l’Assemblée nationale, le 27 juin à 12 heures, le jour de l’ouverture de la session du Parlement nouvellement élu.
On peut certes préférer ce genre d’initiative, qui en appelle à la mobilisation des travailleurs, aux palabres autour du tapis vert qui se sont multipliées depuis près de deux semaines. On peut aussi espérer que des travailleurs, exaspérés par la campagne de Macron contre le monde du travail, aient envie de se saisir de ces opportunités. Mais on est encore loin d’un vaste plan de mobilisation en vue de mettre en échec l’offensive d’ampleur qui s’annonce.
Même l’initiative de l’URIF sur la région parisienne a des côtés très ambigus. En choisissant de manifester en direction de l’Assemblée nationale, le jour de sa mise en place, elle laisse penser que les travailleurs devraient chercher à se faire entendre des députés. Ainsi, la CGT contribuerait à accréditer l’idée que le sort du monde du travail dépend d’une institution qui ne sert à rien, et dont Macron lui-même a annoncé qu’il se passerait.
Tout cela semble plus destiné à donner le change à des militants déboussolés par la passivité de leur centrale qu’à autre chose. Car, par ailleurs, le vaste plan de rencontres avec le gouvernement n’est pas remis en cause. Il n’y a aucune condamnation claire et ferme de la comédie de Macron et de Philippe pour occuper le temps et l’espace en attendant le 21 septembre, jour où les ordonnances seront publiées au Journal officiel et rentreront en application.
Mais les travailleurs peuvent, à tout moment et à toute occasion, décider de s’inviter eux-mêmes dans la danse et en changer la musique. La classe ouvrière, en se mobilisant pour défendre ses revendications de classe, peut mettre en échec le gouvernement et, plus largement, faire reculer l’ensemble du patronat.

                                                            P. S. (Lutte ouvrière n°2551) 

Pour ma part, je me rendrai demain place des Invalides. Rendez-vous à 11 heures 30 sur le parvis de la gare d’Argenteuil. DM

Syndicats, Macron veut leur donner la pièce ?


Ne pas se faire berner

 


Lors des manifestations contre la loi El Khomri

Pour appâter les directions syndicales qu'il veut occuper tout l'été, Macron prétend renforcer « le dialogue social par la possibilité pour le salarié d'apporter des ressources financées en tout ou partie par l'employeur au syndicat de son choix. »
         Que les directions syndicales se laissent séduire ou pas, les travailleurs doivent se préparer à opposer leur force collective à cette nouvelle attaque massive contre leurs conditions de travail.

dimanche 25 juin 2017

Argenteuil, projet Héloïse, le genre de nouvelle qui fait toujours plaisir


Ecran et trou noirs

 
Le tribunal administratif vient de donner à Paris le coup d’arrêt à un projet de cinéma confié à Etoile cinéma par la mairie de Paris dans le 11ème arrondissement et qui devait être aménagé dans un ancien local industriel.
         Etoile cinéma est la société qui doit réaliser le projet décrié de multiplex de l’îlot Héloïse.
         On souhaite qu’à Argenteuil, cette étoile connaisse la même trajectoire qu’à Paris…
         … vers un trou noir !

PLU d'Argenteuil et mauvais coups en douce


La politique des petits secrets contre la population

 
Une des étapes pour la réalisation de cet ilot Héloïse était la modification du PLU. Une enquête publique a mis en évidence pour l’essentiel uniquement des avis contraires pour finalement conclure en donnant un avis positif. Ce PLU viendrait donc d’avoir été voté par le conseil du Territoire 5 auquel appartient Argenteuil dans le cadre de la Métropole du Grand Paris.
         N’allez pas chercher cette information sur le site internet de la Ville, vous ne la trouverez pas.
         Oui, tout cela se fait dans le dos des habitants, en catimini.
         Mais rien n'est perdu. A suivre donc.

Argenteuil - Joliot-Curie, nouvelles d'une cité populaire


A pied, pas le pied

 
Les locataires du 5 de la rue Yves Farge n’ont toujours pas d’ascenseur. Une semaine sans ascenseur depuis lundi dernier. Et cela faisait suite à des semaines avec des pannes passagères mais régulières.

         Imaginez ce que cela a voulu dire lors des derniers jours de canicule de la semaine passée pour les locataires de cet escalier de 9 étages !
 

A cet emplacement, on préfère le vert

 
Sur la grande pelouse intérieure à la cité Joliot-Curie, des travaux de « remise en état » ont lieu à l’emplacement de la maison de quartier provisoire qui avait exigé des aménagements de soubassements et d’abords en dur.
         Mais on craint le pire, car cette « remise en état » ressemble pour l’instant plutôt à l’installation de nouvelles places de parkings.
         On peut se tromper, mais si cela se faisait, ce serait une étape supplémentaire dans des aménagements -mini stades ou autres – qui ont largement défiguré une pelouse exceptionnelle, et tout cela sans aucune consultation des habitants. 

Je n’ai pas perdu l’idée de faire un bilan de la réception du présent blog. Pour l’instant, je n’ai reçu que quelques avis dont je parlerai ultérieurement. Cela permet de recevoir les vôtres. DM

Etat d'urgence permanent ?


Vers l'état d'urgence permanent

 
Pas d'accord !
Pour sortir de l'état d'urgence, Macron va le rendre permanent. C'est ce qui découle du nouveau projet de loi antiterrorisme qui permettra par exemple aux préfets d'interdire à une personne le droit de circuler en dehors d'un « périmètre géographique déterminé » ou qui légalisera les perquisitions administratives de jour comme de nuit.
         Cet arsenal juridique et policier ne fera pas reculer la menace terroriste, comme les attentats le montrent depuis deux ans. Par contre, il permettra aux préfets de viser des opposants à la politique de Macron, éventuellement en leur interdisant de manifester comme cela avait été le cas au moment de la Cop 21 ou de la lutte contre la loi travail. Et surtout il renforcera la surveillance au faciès et l'islamophobie.
         Jacques Toubon, défenseur des Droits, vient lui-même de qualifier ce texte de « pilule empoisonnée ». Et c'est un connaisseur, ancien ministre de Chirac qui le dit !

Assemblée nationale couleur Macron : ce que les godillots peuvent faire, la rue peut le défaire. Un article de notre hebdomadaire


Assemblée tout en Macron : opposition tout en carton

Sur les 577 sièges de députés, Macron et son mouvement en ont obtenu 306 ; il aurait suffi de 289 pour qu’ils aient la majorité absolue. En additionnant ceux du Modem, avec lesquels En marche est en principe allié, 60 % de l’Assemblée nationale devraient voter comme un seul homme les attaques antiouvrières baptisées réformes.
Rien qu’à jeter un coup d’œil sur la nouvelle carte de l’hémicycle, on comprend que la pléthorique majorité présidentielle ne manquera pas d’autres soutiens. À droite, une quarantaine de députés LR et UDI, autour de Thierry Solère, jugent ce gouvernement légitime et se sont déjà déclarés constructifs, prêts à soutenir Macron. Quant à la gauche gouvernementale, elle parvient à occuper 46 sièges, dont 29 députés qui ont concouru sous l’étiquette Parti socialiste, les seuls à tirer leur épingle du trou noir où la déception, le dégoût et même la colère des électeurs de Hollande les ont plongés. Constitueront-ils un seul groupe parlementaire, deux groupes, plus ? Cela pourrait peut-être augmenter leurs moyens matériels et financiers mais, quant à parler d’une opposition à Macron et à sa politique, c’est tout autre chose. Non seulement la porosité entre ces élus de l’ex-gauche gouvernementale et les macronistes est avérée mais, alors que le PS avait, de 2012 à 2014, quasiment tous les pouvoirs – présidence, Assemblée, Sénat, régions, nombreux départements, grandes villes –, il en a profité pour mener une politique qu’aurait pu signer le Medef.
Les huit élus FN, dont les voix s’élèveront peut-être pour réclamer « moins de pouvoir aux syndicats », comme on les a récemment entendus le faire, n’infléchiront en rien les intentions antiouvrières de la majorité. Ils ne sont pas là dans cette optique et, plus nombreux, ils ne feraient que défendre leur fonds de commerce : encore plus de divisions entre travailleurs, entre pauvres d’ici et d’ailleurs.
Des députés que beaucoup de leurs électeurs, dans le monde du travail, espèrent contestataires, les dix du PCF et les seize de la France insoumise, vont siéger tout à fait à gauche de l’hémicycle. Une partie des électeurs, sous-représentée, espère que les Jean-Luc Mélenchon, les André Chassaigne, les Clémentine Autain, les Marie-George Buffet, les François Ruffin seront leur voix à l’Assemblée. Non seulement leur nombre est faible, et sans doute pourront-ils tout au plus jouer les frondeurs. Mais de plus leur fil directeur consiste à reconstruire une « vraie » gauche, derrière Mélenchon ou un autre. Les attaques déjà organisées, et même planifiées, de Macron et sa clique constituent ni plus ni moins une offensive des capitalistes contre la classe ouvrière. Ce n’est pas d’une opposition parlementaire uniquement capable de discours, incapable de contrer cette offensive patronale, que la classe ouvrière a besoin. C’est une opposition ouvrière qui est nécessaire.
Les jeux sont faits pour les votes. C’est dans la rue, par les grèves, que le monde du travail devra se défendre, avec ses armes de classe.

                                         Viviane LAFONT (Lutte ouvrière n°2551)

samedi 24 juin 2017

Argenteuil Jean Vilar : le blog "lo argenteuil" à la pêche aux informations !


Alors, on en est où ?

Comme nous le disions ces jours derniers, à quelques jours des congés d’été, les associations et autres ne savent toujours pas exactement où ils organiseront leurs évènements lors de la saison 2017-2018. Ce n’est ni sérieux ni admissible pour elles.
         Il semble que la fermeture du complexe Jean Vilar déjà reportée pour le 22 octobre le soit une nouvelle fois, pour janvier cette fois. Il « semble ». Il « paraît ».
         C’est tout de même fort de café qu’il faille aller de cette façon à la pêche aux informations.
         Même à ce niveau, la municipalité n’est pas à la hauteur du rôle qu’elle devrait jouer. Certes c’est la loi du genre.
         Il nous reste effectivement à prendre les choses en main, et déjà trouver par nous-mêmes les éléments d’information qui nous sont nécessaires, comme nous tentons de le faire.

Argenteuil : canicule ou quand il fait trop chaud, on arrête de travailler


Le droit d’alerte, cela existe quand il fait trop chaud pour travailler

 Avis sur le site internet de la Ville, article dans l’Argenteuillais de cette semaine, les conseils sur la canicule n’ont pas été oubliés cette année.
         En tout cas, en direction des personnes âgées. Car les employés municipaux, de leur côté, ont plutôt eu droit à une cacophonie sur le sujet. Informations tardives et contradictoire ont été leur lot. Et pendant ce temps-là, il faisait chaud. Cela est d’autant plus regrettable qu’il suffisait de regarder météo France pour savoir depuis des semaines qu’il allait faire vraiment chaud.
         Il semble que les températures deviennent ces jours-ci plus raisonnables. Mais puisque l’on évoque la raison, celle-ci exige que lorsqu’il fait trop chaud pour travailler, on arrête, et on va se rafraîchir !

Michelin, suppression d'emplois pour gonfler les profits


Bibendum veut encore grossir

 


Le groupe Michelin annonce la suppression de 2 000 postes dans le monde dont 1500 en France. Pour l'essentiel, cela va se faire par le non remplacement de ceux qui partent en retraite. Les jeunes qui cherchent du travail trouveront portes closes, et ceux qui restent useront leur santé en travaillant encore plus durement.

         L'an dernier, Michelin a fait 1,7 milliard d'euros de bénéfices. Le PDG de Michelin vise d'ici 2020 une économie de 1,2 milliard sur ce qu'il ose appeler les « coûts de fonctionnement ». Les capitalistes n'en ont jamais assez. Pour les empêcher de nuire à toute la société en détruisant des emplois, il faut interdire les licenciements et contrôler toutes leurs décisions.

Education nationale ? Celle des riches d'un côté, et celle des pauvres de l'autre, derrière l'enfumage


Enfumage électoral

 


La rentrée de septembre se prépare dans les écoles primaires, et la promesse phare du candidat Macron de limiter les effectifs en CP à 12 élèves par classe en Zone d'éducation prioritaire s'avère une mauvaise plaisanterie. Sans recrutement supplémentaire, cette mesure se traduira par des effectifs plus élevés dans les autres classes, moins de professeurs remplaçants et de maîtres chargés d'aider les élèves les plus en difficulté au sein des écoles. Sans compter le manque de salles de classe.... Rien n'a été prévu.

         Si les têtes ont changé au sommet de l'État, dans la vraie vie, c'est toujours le même mépris pour les enfants des milieux les plus populaires.

Calais, migrants : "atteintes aux droits fondamentaux les plus élémentaires"


Migrants à Calais : liberté de circulation !

 


Quelques mois après le démantèlement du camp de Calais par Hollande, des centaines de migrants affluent de nouveau dans l'espoir de traverser la Manche. Pour empêcher la reconstruction d'un nouveau camp, la police les traque jour et nuit et harcèle les bénévoles qui apportent leur aide, empêchant la distribution de repas et d'eau. Même le très officiel défenseur des Droits vient de dénoncer « les atteintes aux droits fondamentaux les plus élémentaires ».
         Ni les matraques ni les brimades n'empêcheront ces femmes et ces hommes de tenter leur chance, car ils n'ont pas d'autres solutions pour rejoindre famille ou soutiens en Grande-Bretagne. La seule solution humaine, c'est de les laisser circuler et s'installer librement là où ils le souhaitent. Parions que ce ne sera pas la réponse de Collomb, ministre de l'Intérieur en déplacement ce vendredi à Calais.

vendredi 23 juin 2017

Argenteuil : mutuelle des agents, ils ont été trompés, à la municipalité de payer


A la municipalité de payer !

La municipalité a décidé en 2015 de proposer l’affiliation à une mutuelle soit disant avantageuse pour les agents de la Ville d’Argenteuil, la MNFCT.
         Ces derniers viennent de recevoir une note d’information qui leur annonce une augmentation des cotisations, avec la possibilité de modifier leurs garanties à la baisse. Mais ils doivent le faire par écrit avant le 29 juin, soit maintenant dans moins d’une semaine.
         Les agents territoriaux sont en colère. Ils ont la conviction d’avoir été lésés par le mauvais choix de la municipalité. En outre, ils n’ont pas les moyens de vérifier la véracité du déficit annoncé qui remet en cause, selon la MNFCT, « l’approche technique initiale ».
         Si la municipalité et cette mutuelle n’ont pas eu « l’approche » adéquate, ce n’est pas aux agents de payer. Il reste donc à la municipalité à abonder le déficit -si déficit il y a- et pas aux agents de subir, par une hausse importante de leurs cotisations, une nouvelle dégradation de leur pouvoir d’achat.

Domidep, EHPAD "Les Pensées" : la force des travailleurs, c'est la grève


Respect !

 


La grève d’un mois des salariés de l’EHPAD « Les pensées » à Argenteuil est terminée maintenant depuis une semaine. Sans cette grève qui a obligé Domidep à revoir sa copie, il n’y aurait pas eu l’embauche d’une lingère, la transformation de 9 contrats CDD en contrats à durée indéterminée, l’obtention de primes diverses aux infirmières et aides-soignantes, des repas pour ces dernières du soir, des formations…
         Si l’essentiel des jours de grève sera supporté par les grévistes, au-delà de ce qu’ils ont obtenu, et le plus important, est la solidarité dont ils ont fait preuve, une démonstration qui fera que dorénavant, aux Pensées, ce ne sera plus comme avant. 

Nous avons reçu un message très chaleureux de la part des ex-grévistes pour notre soutien, adressé à moi-même mais aussi à notre « parti ». Donc, ce message s’adresse comme de bien entendu à tous les camarades et proches de Lutte ouvrière à Argenteuil qui ont soutenu la grève des salariés des Pensées, moralement mais également financièrement.

Argenteuil, Médecine libérale, une situation de plus en plus difficile


Les grandes limites de la médecine libérale

Un médecin de plus vient de partir en retraite dans le centre d’Argenteuil. En conséquence, il est bien difficile voire impossible pour les autres praticiens de ce quartier, déjà surchargés de travail, d’assumer la prise en charge de ces nouveaux patients.
         La solution n’est certes pas simple. Pour l’éclairer, voilà un extrait d’un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de décembre 2012 :
« …Depuis des années, des dizaines d'années même, le manque de médecins dans certaines régions -- zones rurales peu habitées mais aussi zones urbaines sinistrées par le chômage -- est régulièrement pointé du doigt. Au fil des ans, les disparités n'ont fait que s'accroître, entre par exemple d'un côté Paris ou la Côte-d'Azur, et de l'autre la Lozère ou la Picardie. Et ces disparités vont encore augmenter dans les prochaines années, avec le départ en retraite de milliers de médecins qui ne trouvent pas de successeur.
Comme d'autres professions libérales, les médecins sont libres de s'installer là où ils veulent. Pour la plupart, ils choisissent donc de s'installer là où leur activité promet d'être la plus rémunératrice et où les conditions d'exercice et de vie sont les plus agréables. Sauf qu'à la différence d'autres professions libérales, comme les notaires ou les huissiers, pour ne citer que ceux-là, les médecins, eux, sont indispensables à toute la population.
Il serait donc nécessaire qu'ils soient obligés de choisir leur lieu d'installation, au moins pour quelques années, en fonction de ces nécessités. D'autant que, pendant toute leur formation dans les centres hospitaliers universitaires, ils bénéficient des investissements de l'État et de l'argent public. Ce ne serait donc qu'un juste retour des choses, et c'est du reste ce qu'on demande aux enseignants qui, une fois diplômés, sont nommés là où on a besoin d'eux, en contrepartie du fait qu'ils ont bénéficié pendant leurs études de professeurs et de structures financés par la collectivité. »…
 

Macron, Gattaz, droit du travail, l'offensive se précise


L'offensive se précise

 

 
Le projet de loi d'habilitation sur le code du travail a été révélé dans la presse. Ce texte indique les différents domaines pour lesquels Macron pourra modifier la loi par ordonnance. Souplesse pour licencier, souplesse des contrats de travail, réduction des délais et des motifs de contestation, plafonnement des indemnités prud'homales, négociation entreprise par entreprise des conditions de travail et de salaire en dérogeant aux accords de branches.
         Toutes les exigences formulées depuis longtemps par les patrons seraient donc en passe d'être satisfaites... en passe, seulement car les travailleurs n'ont pas encore dit leur dernier mot.