vendredi 28 février 2014

Ukraine : l’escalade nationaliste

Le gouvernement russe a envoyé ses troupes aux frontières de l’Ukraine et a placé sous sa protection l’ex-président. En Crimée, l’armée russe manœuvre de plus en plus ouvertement et Poutine utilise les inquiétudes de la population de Crimée contre celle du reste de l’Ukraine alors que de leur côté, les nationalistes ukrainiens de Kiev qui, eux, jouissent de la complaisance des grandes puissances de l’Union européenne, cherchent à exploiter le rejet des politiciens véreux.

      Pour garder ou conquérir le pouvoir, les uns comme les autres prennent le risque de déclencher des tensions, quitte à creuser des fossés de sang au sein de la population. Des deux côtés, les surenchères chauvines vont, dramatiquement, contre les intérêts populaires.

France Bleu 107.1 Interview de Nathalie Arthaud Elections municipales hier 27.02

France Bleu 107.1
Interview de Nathalie Arthaud
Elections municipales

Allez sur le site Lutte Ouvrière.org

Meeting de Lutte Ouvrière le 7 mars à Paris : un communiqué de Lutte Ouvrière

Meeting de Lutte Ouvrière pour les élections municipales
Le gouvernement laisse les mains totalement libres au grand patronat. Celui-ci peut licencier, fermer les usines, augmenter les charges de travail et bloquer les salaires pour accroître toujours plus ses profits. Toutes les exigences patronales ont été exaucées.
Même si le scrutin qui vient est celui des élections municipales, le prétendu caractère local de ces élections est une duperie. Et le résultat de ces élections aura un sens politique à l’échelle nationale.
Les élections qui arrivent doivent être l’occasion de faire entendre une opposition ouvrière à l’offensive patronale et à la politique gouvernementale.
C’est avec cet objectif que Lutte Ouvrière a constitué près de 200 listes dans les grandes villes, les villes ouvrières et les banlieues populaires du pays. Ces listes s’intituleront toutes : « Lutte Ouvrière - Faire entendre le camp des travailleurs ». Et lors des élections européennes qui suivront, Lutte Ouvrière présentera aussi partout des candidats sous le même drapeau.
Pour l’Île-de-France, Lutte Ouvrière organise une réunion publique le vendredi 7 mars à 20h30 rassemblant les candidats conduisant les 71 listes Lutte Ouvrière en région parisienne, et où Nathalie Arthaud et Jean-Pierre Mercier prendront la parole.

STEF, et partout ailleurs : coup de froid sur les salaires. La colère de tous doit monter, ensemble !



Depuis le 31 janvier, soit depuis un mois, les salariés du dépôt de Saint-Ouen l’aumône de STEF, une entreprise de conditionnement de produits congelés, en particulier pour Picard-surgelés, sont en grève pour la hausse de leur salaire.
Non seulement, on leur paie des salaires de misère pour des conditions de travail très dures, mais en plus leur direction voudrait licencier 23 d’entre eux.
Un pot de solidarité avec les grévistes a lieu à l’UD du Val d’Oise à Cergy ce midi. J’y serai. DM

Le dos au mur : défendre nos salaires

Echo de campagne : défendre les services publics, et sanctionner le gouvernement



Avec ma petite table de camping et nos brochures, station militante hier entre Franprix et le marché de la Colonie derrière la gare centrale. Des discussions toujours, car les personnes croisées ont bien des choses à dire.
Une personne passe, je lui dis : « il faut sanctionner le gouvernement ! ». Elle est pressée, mais elle courre, mais en courant, elle tient à me confirmer : « Oui, il faut sanctionner le gouvernement ! ».
Deux discussions intéressantes et fraternelles, en particulier autour du thème de l’école publique, dont la situation désole mes interlocuteurs, qui y sont attachés pourtant. Il faut dire que leurs enfants fréquentent l’école Brossolette d’Orgemont, où depuis la rentrée des classes, il y a eu une situation catastrophique. Nous en avions parlé sur ce blog : par exemple, une classe de grande section de maternelle, sans institutrice pendant des mois, depuis la Toussaint…
Défendre l’Ecole, c’est pourtant défendre l’avenir de la jeunesse, et l’avenir tout court.

jeudi 27 février 2014

Elections municipales : Dans le numéro de mars de notre revue mensuelle Lutte de classe (2 euros – en vente à la librairie Le Presse-papier, avenue G Péri) : un article « Lutte Ouvrière dans les campagnes électorales de 2014 »

 Un extrait :
« … Nos candidats ne se présentent pas au nom d’une meilleure gestion de leur commune. Il peut y avoir des différences sur ce plan entre les équipes municipales, encore que les différences ne recoupent pas nécessairement les couleurs politiques des listes. Mais les problèmes essentiels de la classe ouvrière, dans cette période de crise, d’aggravation du chômage et d’écrasement du pouvoir d’achat, ne sont pas susceptibles d’être résolus au niveau d’une commune.
        Le jeu des institutions de la bourgeoisie fait des élections municipales la juxtaposition de multiples situations locales. Cela donne aux partis qui se succèdent au pouvoir central le prétexte de dégager leur responsabilité dans les mesures prises sous Sarkozy puis sous Hollande (ce qui n’empêchera pas le parti qui se sortira le mieux – ou le moins mal – des municipales d’en tirer des conclusions nationales et d’interpréter les résultats comme une approbation de l’électorat à sa politique passée ou présente). Lutte Ouvrière intervient au contraire, même dans des élections locales, au nom des intérêts communs de la classe ouvrière d’un bout à l’autre du pays et, en réalité, bien au-delà.

Nous voulons nous adresser à l’électorat populaire avec un langage de lutte de classe, en nous opposant, aux élections municipales et européennes, à tous les courants politiques qui prétendent défendre des intérêts qui seraient communs à la bourgeoisie et aux exploités, pour mettre le doigt, au contraire, sur l’opposition irréductible de leurs intérêts de classe. Nous voulons nous adresser à la classe ouvrière, non en tant que classe victime de la bourgeoisie capitaliste, particulièrement féroce en cette période de crise, mais aussi et surtout comme la classe sociale qui a la force et la possibilité non seulement de se défendre efficacement mais aussi de renverser la dictature de la bourgeoisie sur la société… »

Chômage : de record en record

Pendant que le gouvernement nous paie avec des mots en promettant une diminution du chômage pour… fin 2014 (après avoir promis la même chose pour fin 2013), des millions de travailleurs sont condamnés à l’inactivité, à des revenus amputés, à l’exclusion sociale.
Pourtant cette situation n’est pas une fatalité. Car dans le même temps, les entreprises ont largement renoué avec leurs profits d’avant la crise de 2008.

     Prendre sur ces profits pour que tous les salariés aient un revenu qui permette de faire vivre convenablement leurs familles, en répartissant le travail entre tous les bras valides, voilà ce que la colère des travailleurs devra imposer.

Echos de campagne : la lutte pour la hausse des salaires.

Durant l’activité de campagne que j’ai effectuée hier au soir devant le Monoprix près de la gare, il a été question de… salaire.
        C’est la maman d’une ex-élève qui, alors que je parle des problèmes de l’heure, m’interrompt gentiment et me dit : « d’abord les salaires ! ». C’est ce cadre d’une entreprise sous-traitante de l’aéroport de Paris qui me dit : « Les gars sont en grève, pour les salaires, je les comprends, ils ont bien raison ».
         Les salaires, avec l’emploi, sont bien une des préoccupations prioritaire pour le monde du travail dont une fraction importante n’arrive plus à s’en sortir.
    Quand le pouvoir d’achat chute, une municipalité peut toujours développer des aides et des services plus ou moins gratuits. Ce n’est pas elle qui paiera ni le panier alimentaire ni le loyer.

         Il faut une augmentation générale et substantielle de tous les salaires du monde du travail, et l’échelle mobile de ces salaires à la mesure de la hausse mensuelle des prix mesurée par les travailleurs. DM

Chômage q : répartition du travail entre tous = des millions d’embauches

A l’échelle du pays, le chômage, mesuré pourtant par les services de l’Etat, a continué à augmenter. Il en va de même dans le Val d’Oise où il y a plus de 1000 chômeurs supplémentaires. Près de 6 % de hausse en un an sur le département.
Ce matin, sur France inter, un « économiste » déclarait qu’il fallait choisir entre des prix pas élevés pour les consommateurs ou le plein emploi.
Il n’évoquait surtout pas les gigantesques profits du capital avec lesquels il y a de quoi faire.
Le progrès technique permet de diminuer les tâches, eh bien il n’y a qu’à répartir le travail entre tous. Tout le monde y gagnera : un travail pour les chômeurs, moins de pression pour tous.

         

mercredi 26 février 2014

La jeunesse en colère



Selon un sondage réalisé auprès de 210 000 jeunes de 18 à 34 ans, 60% des jeunes disent qu’ils participeraient à un « mouvement de révolte de type mai 68 », « demain ou dans les prochains mois ». Cette jeunesse se sent dans sa majorité condamnée au chômage et à la crise.
      Il ne lui reste qu’à prendre conscience de la nécessité de s’attaquer à la domination des industriels et des banquiers sur l’économie et la société. Et cela peut venir vite. Car les capitalistes, dans leur avidité à faire des profits, et le gouvernement à leurs bottes se chargeront de craquer l’allumette…



La garde à vue d'un militant pro-palestinien du 95 : un communiqué de Lutte Ouvrière 95

Un militant pour les droits du peuple palestinien du département, Boualem SNAOUI, a été retenu hier 25 février huit heures en garde à vue, dans le cadre d’une plainte déposée par le candidat PS aux prochaines élections municipales de Montmagny, pour, « incitation à la haine raciale ». Il est reproché à ce militant d’avoir apposé les auto-collants suivant sur des panneaux d’expression « libre » :
"En 4 ans, l’armée israélienne a détruit 12 000 maisons palestiniennes et déraciné 200 000 oliviers (rapport B’tselem, ONG israélienne) – Quel rapport avec la sécurité d’Israël ? »
«  Des centaines de jeunes Israéliens sont emprisonnés parce qu’ils refusent de servir dans leur armée d’occupation. Exigeons leur libération ! »
 «  STOP à la collaboration avec le terrorisme d’état israélien »
«   Pas un sou à l'occupant israélien ».
      Quel rapport peut-il y avoir entre ces textes qui dénoncent la politique d’oppression d’un Etat et la « haine raciale » ? Aucun.

    Lutte Ouvrière-95 dénonce cette atteinte inadmissible à la plus élémentaire liberté d’expression.

Campagne des listes Lutte Ouvrière Faire entendre le camp des travailleurs : agenda de campagne




Meeting de LUTTE OUVRIERE
De soutien aux listes
LUTTE OUVRIERE Faire entendre le camp des travailleurs
De la Région parisienne
Vendredi 7 mars
A 20 heures 30
 Salle de la MUTUALITE
PARIS 5ème
Un départ collectif sera organisé d'Argenteuil : 18 heures 45 au "Café des 2 gares" sortie Orgemont de la gare d'Argenteuil.

A ce meeting parisien prendront la parole :
Jean-Pierre MERCIER  et Nathalie ARTHAUD




Meeting de soutien
A ARGENTEUIL
A la liste conduite par Dominique MARIETTE et Sonia ALLANI
Enseignant retraité
Conseiller municipal Lutte Ouvrière d'Argenteuil

Informaticienne
Militante syndicale

Mercredi 12 mars
Salle Pierre DUX
(espace Jean VILAR)
A 20 heures
-avec libre débat-

« Loi Florange » : deux ans plus tard, une promesse d’Hollande tenue… au rabais



Le gouvernement a mis quasiment deux ans pour faire adopter la loi dite « Florange » visant à « redonner des perspectives à l’économie réelle et à l’emploi industriel ». Derrière ce titre pompeux, il s’agirait d’obliger les dirigeants d’une entreprise de plus de 1 000 salariés qui aurait l’intention de fermer ses portes à rechercher pendant trois mois un repreneur. Les Mittal et autres licencieurs doivent en trembler de frayeur !
     Le texte a été raboté autant que possible avec l’aide de l’UMP, qui a menacé le gouvernement de porter le texte devant le Conseil constitutionnel, invoquant le droit de la propriété et la liberté d’entreprendre. Il en reste tout juste le nom pour rappeler que ce texte faisait partie des promesses de Hollande candidat, du temps ou il cherchait à séduire les classes populaires pour capter leur vote. Depuis, on a pu constater que le changement n’était ni pour maintenant, ni pour demain… À moins que le monde du travail se fasse entendre.