vendredi 31 mai 2013

AB-Habitat : une vente de logements que nous récusons

Le Conseil d’Administration a entériné la vente des logements d’AB-Habitat de Montigny-les-Cormeilles. Pour information, nous publions ci-dessous l’information de la section CGT d’AB-Habitat.
      Dès l’annonce, que nous avons connue « en passant », du projet de cette vente, nous avons affirmé notre refus de celle-ci, qui n’a par ailleurs jamais été discutée au conseil municipal d’Argenteuil qui a une responsabilité principale dans cet organisme de logement.
     La proximité est un élément essentiel du service public. Celle entre Argenteuil, le siège d’AB-Habitat, et Montigny, est favorable aux locataires.
     Parmi plusieurs raisons de notre opposition, on peut imaginer les liens à l’avenir entre ces locataires et un bailleur dont le siège est situé dans la banlieue de Lille !

Prise de position de la CGT-AB-Habitat :
« M. DOUCET brade le logement social public au profit du privé

Lors du Conseil d'administration, M. Philippe DOUCET a fait voter le bradage des 632 logements sociaux de Montigny au profit de VILOGIA, une des branches de la famille MULLIEZ ( 1° rang des fortunes française et propriétaire d'AUCHAN entre autre) Cette entreprise gère 89000 logements situé surtout dans le nord de la France, son siège est situé à Villeneuve d'Ascq.

Malgré l'opposition
- des locataires venus manifestés
- du Conseil Municipal de Montigny lés Cormeilles
- du Comité d'Entreprise d'AB-Habitat
- des organisations syndicales
le Président d'AB-Habitat a décidé de brader à 71 millions d'euros ce patrimoine public alors qu'il a une valeur de 100 millions d'euros

Ce choix scandaleux sur la forme et le fond soulève également de nombreuses inquiétudes. Quelle valeur peuvent avoir les engagements de Vilogia ?


- en matière de maitrise des loyers et des charges sachant que VILOGIA est attaquée par une association de locataire, la CNL, pour une report abusif de charges de 2 millions d'euros ? (http://www.lavoixdunord.fr/region/blanc-riez-une-association-de-locataires-attaque-vilogia-jna28b0n906649 »

Hollande fait le service après-vente de l’ANI

Hollande en visite à l’usine Bosch de Rodez d’un côté, Montebourg à Renault Flins aus côtés de Carlos Ghosn de l’autre, on peut dire que le gouvernement mouille la chemise pour faire la promotion des « accords de compétitivité » signés dans ces entreprises. De ce fait, les dirigeants socialistes contribuent à renforcer la pression sur les travailleurs, avec la complicité de certains syndicats, sinon de tous, pour que de tels accords soient acceptés.
     Mais ces accords, obtenus après un grossier chantage patronal et gouvernemental, impliquent une augmentation du temps de travail et un blocage des salaires, sans garantir en rien la sauvegarde des emplois. Les travailleurs n’ont aucune raison de s’incliner devant cette coalition des maîtres-chanteurs !

  • Nathalie Arthaud dans les médias
  • Samedi 1er juin
  • 07h50 - LCI - La revue de presse
    Nathalie Arthaud sera l’invitée de l’émission


Congrès de l’UD-CGT du Val d’Oise (suite)

Le congrès de l’UD-CGT du Val d’Oise se poursuit.
     Il est toujours bon de se retrouver avec des camarades qui militent dans les entreprises. Ce genre de congrès est l’occasion d’échanger sur les expériences des uns et des autres, sur les succès, sur les difficultés.
     On peut regretter que les questions de fond n’occupent qu’une place faible dans les débats. Les conséquences de la crise pour l’activité militante ? Le recul de la conscience ? La montée du nationalisme ? Les conférences sociales ? L’attaque contre les retraites ? Comment préparer la contre-offensive ?
     La question de l’interdiction des licenciements est revenue plusieurs fois dans les interventions.
     L’annonce de la dernière hausse mensuelle confirme que c’est bien là la question centrale des difficultés, des travailleurs, mais également des obstacles que les militants ont à surmonter : masses de travailleurs éjectés de la production, divisions du monde du travail, démoralisation,…

     Mais les militants ouvriers sont toujours là.

Education : PPMS : bricolage

Dans les écoles, on a demandé aux directeurs et aux équipes enseignantes d’élaborer un « Plan Particulier de Mise en Sécurité » pour faire face à une catastrophe civile majeure genre AZF de sinistre mémoire. Il s’agit d’un plan de confinement pour les élèves. Ces plans doivent être maintenant expérimentés dans les écoles.
     C’est tout de même fort de café que ce soient à des personnels sur le fond non qualifiés que l’on demande ce genre de choses, au-delà du fait que c’est un nouveau surcroît de travail qu’on leur impose.
     Sur Argenteuil, le syndicat FO de l’Education indique : « Nous réaffirmons que les directeurs et les équipes enseignantes n’ont ni à élaborer ni à rédiger un document et place des services compétents de la ville… ».
     On peut discuter sur ce dernier point, car l’Etat a bon dos de se décharger de tout sur les communes, mais sur le reste, ces militants ont raison.


Conseil National de la Résistance : 70ème anniversaire : un article du numéro 2239 de l’hebdomadaire Lutte Ouvrière -2ème partie-

Il y a 70 ans, le 27 mai 1943, la création du Conseil national de la résistance : l'allégeance du PCF à De Gaulle et à l'ordre bourgeois

…. (suite)

La peur de mouvements révolutionnaires

Au mois de mai 1943, la défaite de l'Allemagne se dessinait et, pour les états-majors et les hommes politiques bourgeois, il s'agissait de préparer la transition. Le souvenir de la fin de la Première Guerre mondiale était encore bien présent. En 1917, après trois années de guerre, les mutineries au front, les grèves à l'arrière, la colère et la haine des fauteurs et profiteurs de guerre, avaient conduit à la révolution en Russie, puis en Allemagne et en Hongrie, et dans nombre d'autres pays à de puissants mouvements contestant le pouvoir de la bourgeoisie. Ce souvenir venait d'ailleurs d'être ravivé, en mars 1943, par les grèves ouvrières d'Italie. Il fallait empêcher que la fin de la guerre entraîne de nouveau de tels mouvements révolutionnaires.
À la question générale du maintien de son ordre social, la bourgeoisie française ajoutait celle du maintien de son empire colonial, source d'une bonne partie de sa richesse. Passer du camp des vaincus, celui de l'Allemagne, au camp des vainqueurs, celui des États-Unis, et retrouver le statut de grande puissance pouvait s'avérer délicat.

Il allait falloir pour cela que l'État, son administration, son armée, soient capables d'assurer l'ordre après le retrait de l'armée allemande et la fin du régime de Vichy. Il allait aussi falloir continuer la guerre, faire repartir l'économie, intervenir immédiatement le cas échéant dans les colonies. Pour tout cela, de Gaulle avait besoin en particulier de l'allégeance du PCF et de son engagement à ne pas mener, à la fin de la guerre, une politique révolutionnaire. Staline, à la tête de l'URSS, avait assuré aux Alliés que les Partis communistes sous sa coupe collaboreraient au rétablissement de l'ordre bourgeois. Ceux-ci avaient d'ailleurs déjà largement montré, dans les années trente, leur rupture totale avec une politique révolutionnaire. 
(à suivre)

jeudi 30 mai 2013

Licenciements : un commuqué de Nathalie Arthaud, porte parole de Lutte Ouvrière

                         Spanghero, Goodyear, IBM : interdire les licenciements !

Les 240 salariés de l'entreprise Spanghero à Castelnaudary ont appris le 28 mai qu'ils allaient être licenciés. C'est également ce qui menace les 1 173 travailleurs de Goodyear à Amiens. Et tout ce que le ministre du Travail Michel Sapin a trouvé à dire est que c'était « injuste » dans un cas, et « dommage » dans l'autre. Mais les travailleurs qui vont se retrouver au chômage n'ont que faire de ces larmes de crocodile !
     Chez Spanghero, les salariés, qui n'ont fait que leur travail sont victimes de la filouterie de leurs patrons. Goodyear, n°3 mondial du pneu, gagne de l'argent mais en veut plus. Même chose pour IBM qui affiche 2,5 milliards d'euros de bénéfices mais veut supprimer 689 emplois en France. Les travailleurs de Spanghero, Goodyear et IBM sont victimes de la rapacité patronale. Seule l'interdiction des licenciements forcerait tous ces patrons à assumer leurs responsabilités. Ce serait une mesure de salut public.
     Seuls les capitalistes ont intérêt au chômage. Ils en profitent pour mener leur chantage contre les travailleurs et imposer leurs conditions. Mais à part eux, toute la société a intérêt à éradiquer ce fléau, et à ce que l'on répartisse le travail entre tous avec un salaire plein et entier.
     Alors, je suis pleinement solidaire des travailleurs qui refusent de se laisser voler leur emploi !
                                                         Nathalie Arthaud, le 29 mai

Congrès UD-CGT du 95 : l'occasion d'échanger entre militants

Le congrès de l'Union départementale CGT a commencé à Sarcelles.
     C'est l'occasion de discuter avec d'autres militants.
     C'est l'occasion d'entendre des camarades parler de l'offensive générale contre les services publics. Aux finances, à Cergy, les 2/3 des départs en retraite ne sont pas remplacés,  tout comme à la Sécu. A la Sécu toujours, il y avait 32 centres locaux dans le département en 2010, il n'y en a plus que 23, trois ans plus tard.
     A la CAF, il y a actuellement 18 jours de retard dans le traitement des dossiers. Il y a des fermetures de points d'accueil, un jour sur deux...
     Au magasin Géant, à Argenteuil, on est passé de 170 à 138 employés.
     A France-Télécom, pour tenter de faire travailler encore davantage, la direction met en avant la concurrence avec Free...
                                                                           (à suivre)

CAAB Argenteuil-Bezons : on a faim d'une augmentation substantielle de tous les salaires

Suite au mouvement du personnel de ces dernières semaines, la mise en place du chèque restaurant pour les travailleurs qui ne peuvent pas rejoindre un self municipal ou conventionné avec la CAAB, est prévu pour la mi-juin prochain. En clair, dans quinze jours.
     C'est comme pour les primes, pour les chèques déjeuner, tous les travailleurs doivent bénéficier de la même situation. Travailleurs, tous unis, quelles que soient les catégories.
     Il faut qu'ils soient tous unis, car aujourd'hui, ils sont tous éprouvés par la chute de leurs revenus réels.
     Il faut une augmentation substantielle des salaires, aujourd'hui qui se monterait à 300, 400 euros. C'est aux travailleurs d'en décider le montant.
     Demain, aux côtés de tous les travailleurs, unis, nous devront l'imposer !

CNR : un article de l'hebdomadaire Lutte Ouvrière de cette semaine (1ère partie)



Il y a 70 ans, le 27 mai 1943, la création du Conseil national de la résistance : l'allégeance du PCF à De Gaulle et à l'ordre bourgeois
Le 27 mai 1943, dans un Paris occupé par l'armée allemande, les délégués de tous les mouvements de résistance, ceux des partis politiques opposés au régime de Vichy ainsi que ceux des syndicats, se réunissaient sur l'initiative de Jean Moulin. Il s'agissait, suivant le vœu de de Gaulle, dont Jean Moulin était le représentant en France occupée, de constituer un organisme officialisant le ralliement de l'ensemble des forces politiques au général réfugié à Londres. En particulier, cette réunion et la création du Conseil national de la résistance qui en découla, concrétisaient le ralliement du Parti communiste français à de Gaulle.
     Le PCF, seul parti réellement présent dans la population et particulièrement dans la classe ouvrière, organisateur de différents mouvements de résistance et formé de militants nombreux et dévoués, donnait ainsi à de Gaulle le crédit nécessaire auprès des Alliés d'abord, de la population française ensuite, pour pouvoir prétendre incarner le nouveau pouvoir politique au moment de l'écroulement prévisible du régime de Vichy. Mais pour faire quoi ?
                                                                                                                   A suivre…

Jeudi 30 mai : Transdev, Passerelle, Air France,... la journée de grève et de manifestation, un article dans l'hebdomadaire Lutte Ouvrière de cette semaine

Aéroport de Roissy : contre la précarité et les bas salaires, une journée qui en appelle d'autres

Mardi 28 mai, les travailleurs de Roissy, appelés par la CGT à une journée de grève et de manifestation, se sont retrouvés à plusieurs centaines à manifester malgré la pluie.
     Des salariés d'Air France mais surtout des autres entreprises étaient présents : Transdev piste, en butte à un plan de 49 suppressions d'emplois, Passerelle, qui sort d'une grève victorieuse, des bagagistes, des agents de sûreté et aussi des personnels des douanes. Les slogans dénonçaient la précarité, les bas salaires, les temps partiels avec un refrain s'adressant aux patrons, « les salauds ». Ils n'épargnaient pas le gouvernement : « Y'en a ras le bol de ce gouvernement qui prône l'austérité, qui impose la loi Diart. » Cette loi Diart, qui date de la droite et sur laquelle le gouvernement socialiste n'est pas revenu, a renforcé les pressions antigrève : les syndicats doivent déposer un préavis cinq jours à l'avance et les salariés du transport aérien doivent se déclarer grévistes 48 heures à l'avance. Les patrons ont alors toute latitude pour faire pression sur les agents et les remplacer par des non-grévistes, même d'un bout à l'autre du pays. C'est ce qu'ils ont fait lors de la grève de décembre 2011. Et il y a un mois, des agents de Roissy ont été envoyés à Marseille aux frais du patron, payés trois fois leur salaire, pour casser une grève chez ICTS.
     L'appel concernait toute la zone de Roissy-aéroport qui regroupe plus de 90 000 salariés, dont plus de la moitié sont émiettés en des dizaines d'entreprises sous-traitantes (750 en tout !), parfois petites, mais souvent reliées à de grands groupes par l'intermédiaire de filiales, et de filiales de filiales.
     Cette division permet tous les abus : chez Samsic, (assistance aux passagers à mobilité réduite, plus le ménage, les bagages...), un exemple entre cent, nombre de salariés sont convoqués au jour le jour, ayant peur de rater le coup de fil du soir qui leur permettra de travailler le lendemain. Mais même en CDI, les salariés sont précaires : chaque entreprise est soumise à des appels d'offres tous les trois ans. Quand l'entreprise perd le marché, même si les salariés sont repris, les patrons en profitent pour supprimer les avantages maison, bouleverser les plannings, baisser les salaires, etc. Le travail intègre de plus en plus des coupures dans la journée : les patrons voudraient faire travailler les salariés vol par vol, et y sont arrivés dans certains cas.
     Différentes organisations ont apporté leur soutien au mouvement. En particulier notre camarade Nathalie Arthaud, pour Lutte Ouvrière, a souligné que tout le personnel de la zone subit les mêmes attaques et que cela nécessiterait la même riposte. Et en effet des grèves ont éclaté çà et là, lors des négociations annuelles obligatoires (NAO) ou à l'occasion des transferts. Même si les patrons ont saucissonné les salariés en des centaines d'entreprises différentes, leurs intérêts, leurs revendications sont les mêmes. Cette première journée interprofessionnelle en appelle donc d'autres.
                                                                                 Correspondant LO

mercredi 29 mai 2013

« Rythmes scolaires »

La municipalité veut annoncer un certain nombre de dispositions concernant le cadre de la mise en place de ladite « réforme » lors du prochain conseil municipal du 24 juin. Cela lui permettrait d’avoir une année avant l’organisation concrète de la nouvelle semaine des élèves du primaire à la rentrée 2014.
     La municipalité considère que la concertation a eu lieu. Deux nouvelles réunions doivent encore avoir lieu la semaine prochaine, l’une avec les enseignants, l’autre avec des parents d’élèves. Et le personnel d’Animation ? Et le personnel « Atsem » et de restauration ?
     Avec une « réforme » annoncée dans la précipitation et laissée à la charge des communes, on ne pouvait qu’aboutir à de la confusion.

     Celle-ci n’étant pas levée, il serait préférable de repousser les décisions locales.

Education : titularisation sans chichi de tous les personnels qui le souhaitent !

Pour les enseignants non-titulaires de l’Education nationale, et sous conditions, des concours « réservés » à ces personnels ont été organisés. Calendrier confus, nature des épreuves, selon les intéressés, cela a été « ni fait ni à faire ». Cela se serait passé dans des conditions parfois « chaotiques ».
            Tout cela ressemble d’autant à rien que ceux qui seront reçus ne bénéficieront à la rentrée prochaine d’aucune formation.
            C’est bien la preuve que si on les a embauchés comme contractuels depuis des années, c’est que l’on considérait que ces personnels faisaient l’affaire.
            Une seule revendication : la titularisation pure et simple de tous les non-titulaires qui le souhaitent.

C’est bien volontiers que nous transmettons l’information suivante

« Afin de faire le bilan des situations et de débattre collectivement des moyens d’action, la CGT Educ’action Versailles organise une assemblée générale le :

Mercredi 5 juin à 14 heures 30
à la maison des syndicats

245, boulevard Jean Jaurès à Boulogne Métro Marcel Sembat »

Le vrai visage de leurs « valeurs »

Une fois encore, la manifestation des opposants au mariage pour tous a servi de terrain d’entraînement pour des militants d’extrême droite. Ces manifestations mêlent des jeunes des beaux quartiers et des catholiques bon teint, prônent leur « vision de la famille » - très intolérante au demeurant – avec des politiciens de l’UMP et du FN, à la pêche aux voix. Mais on y trouve aussi ces groupes qui se préparent à faire le coup de poing contre leurs adversaires.

     Aujourd’hui ils s’entraînent contre la police - pas très, très méchante d’ailleurs à leur égard. Demain, ils s’en prendront, peut être, à des travailleurs immigrés, à des grévistes et à des militants de la classe ouvrière. Mariage… gay ou pas, c’est le dernier de leur souci. A l’exemple de leurs modèles, Hitler , Mussolini, Franco, les Colonel grecs, ils veulent serrer la vis à la population, à commencer par la population ouvrière.

Logement : réquisitions des logements vides !

Selon Les Echos, « les stocks de logements neufs qui n’ont pas trouvé d’acheteurs (sont) au plus haut depuis 2008 ». Les ventes des promoteurs étaient en recul au premier trimestre de cette année. Cela laisseraient 100 000 logements invendus… et surtout inoccupés.
            De l’autre côté, il y a des millions de mal-logés et de personnes pas logées du tout.

            On sait donc qu’il y a 100 000 familles qui pourraient être logées immédiatement.

Cortège de Droit au Logement

mardi 28 mai 2013

CNR : l’unité nationale se fait toujours sur le dos des travailleurs

A l’occasion du 70ème anniversaire du Conseil National de la Résistance (CNR), Hollande s’est fendu d’un hommage aux « valeurs de la Résistance ». Tous les partis de gauche, le PCF en tête, vantent ce CNR et son programme. Mais le CNR a avant tout représenté l’union de tous les partis derrière de Gaulle, sur le terrain nationaliste, pour remettre en selle l’armée, la police et les hauts fonctionnaires en poste sous Pétain. Flanqué de ministres communistes, de Gaulle a pu neutraliser la volonté de changement qui existaient au sein des classes populaires et faire s’éreinter au travail les ouvriers, pour permettre aux grands patrons « français » de remettre en route leurs usines et surtout leurs profits.

     Les travailleurs doivent se méfier des ces politiciens champions de l’unité nationale, c’est-à-dire de l’alliance avec leurs exploiteurs.

Education : « rythmes scolaires », attention !

A Argenteuil, la réorganisation de la semaine scolaire liée à ladite « réforme des rythmes scolaires » n’entrera en application qu’à la rentrée 2014.
     Cela dit des orientations déjà précises pour la mise en place doivent être débattues lors du prochain conseil municipal de juin.
     Pour nous, deux principes doivent guider celle-ci : pas de frais supplémentaires pour les familles, par de travail supplémentaires pour les personnels.
     Cette grande opération « rythmes scolaires » est arrivée comme un cheveu sur la soupe, et sans que le gouvernement envisage de débloquer les crédits nécessaires.

     Familles et personnels ne doivent pas subir les conséquences de cet état de fait. 

PJJ : le cri d’alarme des personnels !

Le personnel de la protection judiciaire de la jeunesse d’Ile de France est appelé à faire grève aujourd’hui pour protester contre la réduction des crédits d’Etat. Les personnels veulent protester également contre la priorité donnée dans la répartition de ces crédits insuffisants aux Centres éducatifs fermés aux dépens de tout le travail effectué en milieu « ouvert ». Ces centres éducatifs fermés coûtent très chers.
     Combien de discours lénifiants sur la nécessité de s’occuper de la jeunesse. Dans la réalité, la situation de l’éducation est désastreuse. Lorsque cela s’ajoute à la détérioration de la situation d’un grand nombre de familles, cela augmente les risques de mal-être des jeunes, de déviance et de délinquance.

     Ce n’est pourtant pas une fatalité.

Protestations de travailleurs dans le Val d'Oise

Selon Le Parisien-95 du jour, différents mouvements de travailleurs ont lieu aujourd’hui.
L’un concerne les personnels de l’Ifa, le centre de formation des apprentis d’Enghien. Il s’agit de dénoncer, selon le Parisien « une désorganisation permanente de l’encadrement et un mode de fonctionnement erratique et défaillant… ». Rien que cela !
    A Cergy, les guichetiers et les conseillers de La Poste du Val d’Oise sont appelés à se rassembler devant la direction de celle-ci. Réorganisation et suppressions de postes sont en vue. Quelles conséquences pour les personnels ? Poser la question, c’est déjà y répondre.
     A Roissy, les conducteurs des navettes de voyageurs de piste vers les avions manifestent, là encore, contre les suppressions de postes et les conditions de ces suppressions.
     Partout les mêmes problèmes. Il faudra que la peur, partout, change de camp, et que tous les travailleurs reprennent le chemin de l’offensive.


(On peut nous joindre pour nous donner des informations sur ces mouvements comme sur d’autres) 

Fête de Lutte Ouvrière 2013 : la suite des photos

Une soif de culture

Chacun à son pas

Spectacle sur la grande scène

Il y avait un petit vin de Moselle, vous savez, celui qu'appréciait tellement Marx...

Prolétaires de tous les pays unissons-nous !

Mais que font-ils ?


(A suivre)


Voir page suivante l'Editorial à lire des bulletins d'entreprise Lutte Ouvrière de cette semaine


lundi 27 mai 2013

Editorial des bulletins d'entreprise Lutte Ouvrière de ce jour, 27 mai 2013

Face à la droite qui prétend parler au nom du peuple, faire entendre la voix des exploités

Avec près de 40 manifestations et le baroud d’honneur de dimanche dernier, la droite aura exploité jusqu’au bout le filon du mariage homosexuel. Copé a même profité de la dernière manifestation pour appeler les participants… à voter pour l’UMP aux municipales en mars 2014 ! Il faut dire que, sur le reste, il est bien en peine de faire de l’opposition puisque Hollande a repris mot pour mot la politique de la droite, enterrant toutes ses promesses -sauf celle du mariage pour tous.
     Alors que cette loi n’enlève aucun droit à personne, alors que les couples homosexuels peuvent avoir une vie affective et familiale aussi équilibrée que tout autre, la droite a choisi de transformer ce débat en guerre de tranchées.
     Elle a surfé sur tout ce que la société compte de conservatismes et de préjugés réactionnaires, mais ce n’était qu’un prétexte. L’opération de récupération des grenouilles de bénitiers et de la jeunesse bien-pensante des beaux quartiers sera-t-elle fructueuse pour l’UMP ? Difficile de le dire tant les déchirements internes de l’UMP sont nombreux. Mais tous ceux qui ont des valeurs de droite et qui veulent s’opposer au gouvernement sortent renforcés de ces manifestations.
     Celles et ceux qui ont fourni le gros des troupes se contentent de manifester paisiblement leurs valeurs réactionnaires mais ils offrent un terrain de manœuvres à d’autres. Au premier rang desquels se trouvent les groupuscules d’extrême droite qui se sont fait la main sur les forces de police. Mais certains s’en sont pris aussi à des homosexuels, à des journalistes et même à leur ancienne égérie Frigide Barjot, trop modérée à leur goût.
     Tout cela peut sembler éloigné des problèmes des travailleurs, mais cela nous concerne car ceux qui ont défilé sont politiquement et socialement des ennemis des travailleurs.
     C’est l’avenir et l’évolution de la crise économique qui décideront si tous ces jeunes et moins jeunes de la petite bourgeoisie restent mobilisés. Mais si c’est le cas, ils ne défendront pas seulement leur point de vue « sociétal », ils ne s’opposeront pas seulement au droit de vote des étrangers et à la recherche sur les cellules souches, ils prêcheront aussi aux travailleurs les sacrifices à faire, ils s’opposeront aux grèves, ils combattront les syndicats.
     Quant aux groupuscules d’extrême droite, s’ils continuent d’agir, ils peuvent, après s’en être déjà pris physiquement à des homosexuels et à des journalistes de gauche, s’en prendre aux Roms, aux travailleurs immigrés, à des militants syndicaux et à tous ceux qui ne pensent pas comme eux. Ils peuvent représenter un danger pour les travailleurs.
     Les manifestations contre le mariage homosexuel sont derrière nous, mais on ne peut en dire autant des idées réactionnaires, anti-ouvrières, xénophobes et nationalistes distillées au quotidien par la droite et par une extrême droite ragaillardie par le discrédit des partis gouvernementaux.
     Marine Le Pen, pour se montrer « présentable », se défend de tout lien avec ces bandes d’extrême droite. Elle condamne les violences et se targue d’avoir exclu un tel parce qu’il avait fait le salut nazi ou tel autre parce qu’il tenait ouvertement des propos antisémites. Mais derrière les sourires de Le Pen et ses envolées en faveur des chômeurs, des ouvriers et des retraités « français », il y a ces militants qui prennent leurs références chez Mussolini et chez Hitler.
    Les Le Pen père et fille n’ont jamais été au pouvoir. Mais l’Europe a connu des gens de leur acabit, du Portugal de Salazar à la Grèce des colonels, en passant par l’Espagne de Franco, sans parler de Pétain ici même. Même si le Front national reste pour le moment sur le terrain électoral, sa perspective politique est un régime de ce genre, un régime autoritaire et anti-ouvrier.
     Face à la pression de la droite et surtout de l’extrême droite, les travailleurs seront peut-être amenés à se battre sur le terrain politique, en même temps qu’ils défendent leur emploi et leur salaire.
     C’est en luttant sur le terrain de classe que les travailleurs prendront conscience de ce que leurs intérêts matériels et politiques sont intimement liés et qu’ils apprendront à distinguer faux amis et vrais ennemis.
     C’est en se battant pour leurs intérêts, contre les licenciements, pour leur salaire et surtout pour le contrôle des exploités sur les entreprises et sur les banques, que les travailleurs attireront et entraîneront tous ceux qui aujourd’hui souffrent du chômage, des petites retraites et de la misère. C’est alors que l’on pourra dire que le peuple a parlé.

Agenda militant

 Agenda communiste :



Nathalie Arthaud, porte-parole de LUTTE OUVRIERE dans les médias :

samedi 1er juin
  • 07h50 - LCI - La revue de presse
    Nathalie Arthaud sera l’invitée de l’émission
samedi 8 juin
  • 19h00 - Canal+ - Salut les terriens !
    Nathalie Arthaud sera invitée de l’émission de Thierry Ardisson diffusée en clair
Attention : les horaires des émissions peuvent être modifiés indépendamment de notre volonté

Inauguration de la voie Lounès Matoub :

Samedi 1er juin 
Val-Nord
vers l'allée de la Haie normande

Samedi 8 juin :

Journée de présence militante de Lutte Ouvrière sur Argenteuil

Vendredi 14 juin :

Cercle Léon Trotsky
A Paris, grande salle de la mutualité

Agenda militant :

Congrès de l’Union Départementale CGT
Auquel je participerai (DM)
A Sarcelles
Du 29 au 31 mai

Lounès Matoub : une voie de la ville inaugurée pour une voix de liberté

Samedi prochain 1er juin, à 10 heures 30, deux  nouvelles voies seront inaugurées à Argenteuil au Val-Nord, les rues Jean Ferrat et Lounès Matoub.

     Je me rendrai à cette inauguration pour marquer ma solidarité avec la population algérienne victime des années de plomb des années 1990-2000 qui fit des dizaines et des dizaines de milliers de victimes.
     Lounès Matoub était un poète et un chanteur engagé, d’expression kabyle. Il fut la victime des obscurantistes ou de leurs opposants militaires qui n’acceptaient pas la liberté de parole, d’opinion, et l’expression de l’émancipation. Il fut assassiné le 25 mai 1998.
     Avec d’autres intellectuels, des militants, des syndicalistes, des familles entières, Lounès Matoub fut la victime d’une décennie où tous les tueurs, quels qu’ils fussent, avaient en commun cette exécration de la liberté.

     Sa mémoire n’est pas seulement kabyle, elle est aussi algérienne, mais encore celle des peuples des deux rives de la Méditerranée. D.M.

Ci-dessous, notre intervention lors du conseil municipal du 1er février 2013 :

 « On nous propose d’approuver qu’une nouvelle voie d’Argenteuil, dans le quartier nord du Val reçoive le nom de « Lounès Matoub ». Nous y sommes favorables, même si c’est tout symbolique.
     Il faut rappeler que le chanteur kabyle contestataire Lounès Matoub a été assassiné en Algérie en juin 1998, pendant les années de guerre civile entre les groupes islamistes du GIA, l’armée et le gouvernement. Ces années furent aussi, de ce côté-ci de la Méditerranée, des années d’inquiétudes pour les familles des femmes, des travailleurs, des intellectuels, des militants qui se trouvaient, eux, en Algérie.
     Argenteuil est une ville où bien des habitants sont originaires d’Algérie et pour eux, toutes ces années de guerre civile ont été aussi particulièrement pénibles.
     La proposition faite aujourd’hui est donc un hommage à cet homme assassiné et à travers lui, à toute la communauté algérienne. Elle fera peut-être grincer des dents à quelques racistes, mais elle sera le symbole de l’amitié entre tous les citoyens de la ville, qu’ils soient d’ici, d’Algérie ou d’ailleurs dans le monde. »


Lounès Matoub







Deux poids deux mesures ? On nous communique
Dernièrement, un championnat de France FSGT d'haltérophilie a eu lieu à Argenteuil. L'Argenteuillais l'a évoqué.
     La FSGT est une fédération sportive qui est né du mouvement syndical et ouvrier, liée en particulier à la CGT.
     Les membres du club argenteuillais organisateur de l'épreuve constatent qu'ils n'ont pas eu le soutien municipal que leur manifestation exigeait
      Il leur aurait fallu 3000 euros pour acheter de nouveaux poids et de nouvelles barres. Ils ont eu 50 Tshirts et une aide pour des médailles, choses qu'ils n'avaient pas demandées. Pour faire bonne figure, ils ont repeint leur matériel de compétition.
    On leu a dit qu'il n'y avait plus d'argent pour le reste, et que l'année prochaine, ils seraient prioritaires.
     Soit.
   Pour qu'il y ait le maximum de transparence, le contrôle de tous sur les comptes, municipaux comme les autres, est nécessaire. Par les habitants. Par tous.

dimanche 26 mai 2013

Fête de Lutte Ouvrière 2013 : les photos

Quelques photos pour ceux qui sont venus, et ceux qui viendront l'an prochain...

Verte la verdure. Pleut-il ?

Que regardent-ils ? Une comète ? Le cirque Ulher ? Connaissez-vous le cirque Ulher ?

Un grand débat : avec des grévistes de l'usine PSA d'Aulnay
Une grande manifestation... politique mais aussi ludique
Sous les drapeaux rouges, pas assez de place pour débattre de la grève à Aulnay
Connaître pour savoir : la fête de Lutte Ouvrière, un grand lieu de culture
Les communistes sont pour la transparence...
Petits et grands, mais que font-ils ?
De la culture, du cinéma, des débats, de la musique,

Nous irons plus haut, plus loin



(A suivre, on en rajoute demain, on peut même vous les envoyer)






(A suivre)

Le PS s’en prend aux retraites

Quitte à être impopulaire, le PS au pouvoir va en profiter pour « frapper fort » contre les retraites. C’est en tout cas ce que dit le député qui va présenter une nouvelle loi au Parlement.
     Le PS a le sens du devoir...au service de la bourgeoisie... et une longue histoire derrière lui en matière.

Service public : plus à l'intérieur

Pas évident de déposer une plainte au commissariat. On y est pourtant accueilli correctement. Ce qui manque, c'est le personnel. Conséquence, le plaignant peut être amené à attendre des heures.
     A l'inverse, chacun a pu observer l'ampleur du déploiement de moyens et de personnels pour la venue hier du ministre de l'intérieur à Argenteuil. D'accord, un ministre de l'intérieur, mais tout de même !
      Un juste rééquilibrage n'est-il pas nécessaire ? Comme pour les autres services publics, moins dans le décorum et plus de personnels derrière les guichets !

Quand le Conseil général ne peut pas s’imaginer précisément les conséquences de ses actes



Pas sport


Pour une ville telle Cergy, le désengagement partiel du CG95 pour l’indemnisation aux communes des installations sportives municipales représente un manque à gagner de 50 000  euros. Sur quel poste, la ville de Cergy devra-t-elle prendre ce « manque à gagner ». Combien cela représentera-t-il pour des communes comme Bezons ou Argenteuil ?
      Le Conseil général a toujours, aux dernières nouvelles, la charge des collèges, c’est à lui d’en assumer le coût au niveau des installations !

Un surcoût pour les familles

Les mêmes viennent de décider de ne pas revaloriser la participation du Conseil général au transport scolaire. C’est une augmentation de 2,5% que devront supporter seules les familles pour envoyer leurs enfants au collège.

Que savent-ils des difficultés des familles ?

Les honorables décideurs du Conseil général sont bien loin des milieux populaires sur lesquelles toutes les charges supplémentaires dues aux augmentations du tarif de Rest’O Collège (de 6,5% à 12%) et du transport scolaire vont peser. Combien de ces décideurs ont-ils encore des enfants au collège ? Et surtout, combien d’élus ouvriers, employés, chômeurs dans l’Assemblée ? Non, les décideurs ne sont pas les payeurs !