mardi 30 avril 2013

Al comme "patronal"

Hollande ne sait plus quoi faire pour faire copain-copain avec le patronat. Il fait tout, mais vraiment tout,  pour que l'entente soit totalement cordiale avec eux.
     Finie la grogne des "pigeons", vous savez ces patrons qui faisaient mines de crier au loup et d'être plumés il y a quelques mois.
     Non seulement, Hollande leur fait des mamours, mais il en rajoute. Voilà qu'il annonce qu'après des cours de morale, la jeunesse des écoles devrait subir des cours de morale... entrepreneuriale. Al de moral, al d'entrepreneurial, bref, al de patronal ! De là à ce qu'il le fasse...
     Hollande ne joue pas au pigeon, il fait cela tout naturellement, comme ses amis du patronat sont, eux, de vrais chasseurs.
   
Qui est l'un, qui sont les autres ? On s'y perd.

Renault : produire plus avec moins de travailleurs, l'équation du profit


La direction de Renault a annoncé la production de la Micra, une marque de Nissan, à l’usine de Renault-Flins, dans les Yvelines, à partir de 2016. Il est même prévu une production de 80 000 véhicules par an. On verra...
     Ghosn, le Pdg de Renault, et toute la presse à sa suite, présentent cela comme une bonne nouvelle qui résulterait des accords dits de « compétitivité », qu’il vient d’imposer aux salariés du groupe. Ces accords aggravent massivement les conditions de travail des salariés de Renault, avec, notamment, une vingtaine de jours travaillés gratuitement en plus par an. D’autant qu’ils prévoient la suppression de 7 500 emplois dont 1000 à Flins.
     Plus de sueurs offertes aux actionnaires de Renault pour une partie des travailleurs, le chômage pour les autres, il y a de quoi réjouir le patronat, et Montebourg, mais pas les salariés de Renault-Flins.


Usine de Flins : ça n'a pas l'air, mais derrière les apparences, des travailleurs sans lesquels nulle production !

Agenda militant



Nathalie Arthaud dans les médias cette semaine
Ce soir mardi 30 avril


1er mai


À Paris la manifestation est prévue à 15 h, de la place de la Bastille en direction de Nation. Le point de rassemblement Lutte ouvrière est au Métro Ledru Rollin.


Les militants de Lutte Ouvrière d'Argenteuil se retrouveront à 13 heures 45 devant le café des "Deux gares", sortie Orgemont de la gare d'Argenteuil-centre, pour partir ensemble à la manifestation de Paris.


Nathalie Arthaud dans les médias cette semaine



    jeudi 2 mai


    vendredi 3 mai


    Attention : les horaires des émissions peuvent être modifiés indépendamment de notre volonté



    Conférence de Lutte Ouvrière à Argenteuil



    vendredi 3 mai

    20 heures 15

    Espace Mandéla

    82 bd Leclerc


    « De L’Indépendance à la dictature contre les classes populaires »



    L’an dernier, L’Algérie fêtait le 50ème anniversaire de son indépendance. Pour obtenir cette indépendance politique et cette dignité retrouvée dont elles étaient privées depuis 132 ans, les masses populaires algériennes l’avaient chèrement payé. Au sortir de 7 ans et demi d’une guerre atroce, elles nourrissaient l’espoir d’un monde meilleur.

         Il n’en fut rien. L’émancipation fut nationale mais pas sociale. L’exploitation de l’homme par l’homme continua. Les dirigeants nationalistes du FLN mirent en place un régime à leur bénéfice et au service des privilégiés.

         En octobre 1988, ce fut l’explosion populaire. Mais ce furent les islamistes, seule force d’opposition véritablement organisée, qui profitèrent alors de la libéralisation relative concédée. Cette situation déboucha sur la « décennie noire » et ses 200 000 morts.

         Dans l’Algérie d’aujourd’hui durement frappée par la crise, il y a une classe ouvrière importante, jeune, dynamique, sans tradition politique, mais qui lutte pour ses conditions de travail et de vie.



          C’est de toutes ces questions que nous vous invitons à venir débattre.











    lundi 29 avril 2013

    Editorial des bulletins d'entreprises Lutte Ouvrière de ce 29.04.13.

    « Ni Dieu, ni César, ni tribun, producteurs, sauvons-nous nous-mêmes ! »

    Le gouvernement n’a pas encore un an mais il a déjà perdu tout crédit dans les classes populaires. Son bilan est sans appel car s’il y a bien du changement, c’est en pire : la menace du chômage pèse sur tout le monde, les conditions de travail sont de plus en plus dures, le chantage patronal à la baisse des salaires se généralise.
         Les travailleurs ont fait l’expérience qu’ils n’avaient rien à attendre de ce gouvernement prétendument socialiste, si ce n’est des coups. Car le gouvernement ne s’est pas contenté de regarder le patronat licencier et aggraver les conditions de travail, il l’a aidé, il en a été le complice et le fidèle serviteur, tout comme Sarkozy. Pour ultime preuve de sa servilité, le gouvernement vient même de refuser son soutien à la loi d’amnistie sociale !
         Alors, si Hollande bat le record d’impopularité, tous présidents confondus, et ce, en moins de douze mois, il ne fait que récolter ce qu’il a semé ! Mais les travailleurs qui se détournent de Hollande n’ont pas à reporter leurs espoirs sur de nouveaux marchands d’illusions.
         Il faut combattre comme la peste les illusions véhiculées par l’extrême droite dans les classes populaires. Derrière sa démagogie, le FN est le défenseur des riches et de la société capitaliste dans sa pire version autoritaire et xénophobe.
         Mais il y a aussi des marchands d’illusions à gauche. Jean-Luc Mélenchon en est le prototype. Il se pose en alternative et se propose même pour le poste de Premier ministre, nous expliquant qu’il saurait, lui, lutter contre le chômage, qu’il a, lui, une solution pour relancer l’économie et qu’il saurait, lui, en faire ravaler aux banquiers !
    Mais comment ? Pour ne pas être pris à la gorge par la finance, il faudrait vouloir la combattre et pas qu’avec des mots. Il faudrait vouloir lui enlever la propriété sur les entreprises, sur les banques. Pour combattre le pouvoir de l’argent et de la finance, il faut être décidé à exproprier la bourgeoisie, à arracher les racines de son pouvoir.
    C’est la propriété sur les entreprises qui donne le pouvoir à une minorité de décider d’ouvrir ou de fermer des entreprises, d’investir ou pas. Si l’on n’est pas prêt à remettre en cause ce droit de propriété capitaliste, on est voué à se soumettre, que l’on s’appelle Hollande ou Mélenchon !
    Il ne suffit pas d’avoir le sens de la formule et d’appeler à une manifestation le 5 mai pour être radical. Faut-il rappeler que le 18 mars 2012, Mélenchon avait appelé à « prendre la Bastille » pour ensuite demander à tous de voter Hollande ? Cette fois, il appelle « le peuple de gauche » à manifester, mais c’est pour devenir Premier ministre. Le suivre serait aller d’illusions en illusions.
    La seule force sociale qui a intérêt à s’opposer et à abattre le mur de l’argent, c’est la masse des exploités. Pour y parvenir, elle doit être consciente de ses intérêts de classe. Elle doit se constituer en force politique qui mette en avant les intérêts des travailleurs et rien que leurs intérêts. Une force politique qui prépare le combat pour mettre fin à la mainmise du grand capital sur la société.
    Plusieurs générations de travailleurs ont eu cette perspective. Le Premier Mai a été longtemps leur étendard. Avant d’être transformé en France en un banal jour férié, le Premier Mai était un jour de grève et de combat contre le patronat. Une journée où les travailleurs avançaient leurs revendications et où ils exprimaient aussi leur conscience de faire partie à l’échelle internationale d’une seule et même classe ouvrière porteuse d’un monde débarrassé de l’exploitation.
    Il s’agit pour nous, en France, de nous battre pour ne pas revenir en arrière sur les conditions des exploités. Dans bien des pays, il s’agit pour les travailleurs de se battre pour le droit à la vie. Au Bengladesh, la mort de plusieurs centaines d’ouvrières et d’ouvriers dans l’écroulement d’un immeuble abritant des ateliers de confection montre cruellement le sort qui est réservé à des centaines de millions de travailleurs des pays pauvres.
    L’exploitation barbare et criminelle des travailleurs de ces pays et les ravages de la finance, du chômage et de la misère dans les pays dits développés sont les deux faces du même système d’exploitation.
    Alors, comme les travailleurs l’ont affirmé à chaque Premier Mai et comme le feront des centaines de milliers de travailleurs sur tous les continents, manifestons mercredi prochain pour affirmer : « Travailleurs de tous les pays unissons nous », « du passé faisons table rase », « nous ne sommes rien, soyons tout ! ».


    La colère des travailleurs après la mort de près de 400 travailleurs au Bangladesh.
    De Dacca à Paris : une seule classe ouvrière

    France, Italie : nouvelles des gouvernements bourgeois d'austérité



    Inquiets des records d’impopularité atteints par le gouvernement, une partie des députés socialistes se sont lancés dans une campagne contre l’Allemagne. Selon eux, « l’égoïste » Angela Merkel serait responsable de la politique d’austérité en Europe. Ils sont rejoints – ou précédés - dans ce concert aux relents chauvins, par Mélenchon et le Front gauche qui ne ratent pas une occasion d’accuser l’Allemagne d’être en grande partie responsable de ce qui arrive aux classes populaires en France. .
         De Berlin à Paris en passant par Madrid, Rome ou Athènes, tous les gouvernements imposent l’austérité aux travailleurs. Ceux qui, à gauche, désignent Merkel et l’Allemagne comme boucs-émissaires font diversion pour tenter de faire oublier qu’ils défendent, derrière Hollande, les intérêts du patronat , y compris les patrons bien de chez nous, les Peugeot, les Bettencourt et autres Dassault.


    Après deux mois de tractations, un gouvernement dit « d’union nationale » s’est mis en place en Italie, qui réunit le parti de droite de Berlusconi, des proches du premier ministre sortant et ce qu’on n’ose pas appeler la gauche, dont l’un des membres est Premier ministre.
         Pour se faire élire, ces partis prétendent avoir des politiques opposées et représenter des intérêts sociaux différents. Elus, ils mènent la même politique d’austérité contre les classes populaires, de coupes drastiques dans les services publics et de cadeaux fiscaux pour les riches.
         Face à l’union des politiciens qui, sous une forme ou une autre défendent tous les intérêts des riches, aujourd’hui en Italie - mais on en parle de plus en plus en France - il faut préparer l’union des travailleurs dans les luttes contre ces politiques pro-patronales.

    Liliane, la vaillante, pour les "sans-papiers" comme pour tous


    Liliane Lelaider-Marton a été hospitalisée pour un problème d’estomac. Là voilà qui va aller  maintenant faire un petit séjour en maison de repos après sa sortie de l’hôpital.
         Nous sommes allés la voir. Elle va bien.
         Une collecte est organisée de divers côté pour lui manifester toute notre amitié.
         Qu'on se le dise.
                                               Dominique MARIETTE

    S’attaquer aux fonctionnaires, c’est s’attaquer à tous les travailleurs qui ont besoin des services publics


    Juppé était à France-Inter ce matin. Sa politique : continuer celle de Sarkozy : s’attaquer aux services publics, à la sécurité sociale, aux retraites. Il veut réduire encore davantage le nombre de fonctionnaires.
         Sur ce plan, il a dans le collimateur la fonction publique territoriale.
         Les agents territoriaux sont prévenus.
         Hier, c’était les reculs de droite, aujourd’hui ce sont les reculs de gauche, et pour demain, certains rêvent que ça continue.



    1995 ! Une des premières grande manifestation contre le "plan  Juppé". Il a perdu la mémoire ?

    Education : le non-remplacement des enseignants : catastrophique dans le 93. Mais est-ce si différents dans le 95, à Argenteuil ?


    Extrait d’un entretien d’un membre du « collectif de parents d’élèves de Seine-Saint-Denis » sur le non-emplacement des enseignants, avec un magazine internet de l’éducation : « vousnousils l’e-mag de l’éducation » :
    Quelle est l'ampleur du manque d'enseignants dans le 93 ?
    Les chiffres offi­ciels sont nébu­leux. En tant que parents d'élèves, nous consta­tons que le non rem­pla­ce­ment d'enseignants est un pro­blème majeur. J'habite à Saint-Ouen et sur 15 écoles, nous comp­ta­bi­li­sons déjà 280 jours de classe non effec­tués depuis la ren­trée. C'est colos­sal. Rien que dans l'école élémen­taire Frédéric Joliot Curie, 100 jours de classe ont eu lieu depuis sep­tembre pour 50 jours sans ensei­gnant. Dans un établis­se­ment de 10 classes, il faut ima­gi­ner le bazar quand trois profs sont absents et que l'on doit dis­pat­cher les élèves dans les classes des autres ensei­gnants... Dès la ren­trée, les pro­blèmes se sont mani­fes­tés : un cer­tain nombre de « ZIL », les titu­laires qui assurent des rem­pla­ce­ments de courte durée, ont été affec­tés d'entrée de jeu dans des classes sans ensei­gnant sur une longue durée.
    Le col­lec­tif dénonce des « Zones sans prof » (ZSP). Où se situent-elles ? Le pro­blème est-il le même par­tout dans le département ?
    A Saint-Denis, Pantin, Epinay, Bobigny, Gennevilliers ou encore Aubervilliers, les dif­fi­cul­tés liées au manque d'enseignants sont les mêmes. A tel point qu'à Saint-Ouen, chaque parent du Collectif comp­ta­bi­lise, sur Google Documents, les absences d'enseignants dans chaque école. A Saint-Denis, la mai­rie a même pris l'initiative d'afficher, tous les same­dis, le nombre d'absences non remplacées.
                                                 http://www.vousnousils.fr/


    V. Peillon parle de mettre plus d'instits que le nombre de classe. Qu'il commence par mettre un instit dans chaque classe !

    dimanche 28 avril 2013

    Agenda militant de la semaine


    Nathalie Arthaud dans les médias cette semaine
    mardi 30 avril


    1er mai


    À Paris la manifestation est prévue à 15 h, de la place de la Bastille en direction de Nation. Le point de rassemblement Lutte ouvrière est au Métro Ledru Rollin.


    Les militants de Lutte Ouvrière d'Argenteuil se retrouveront à 13 heures 45 devant le café des "Deux gares", sortie Orgemont de la gare d'Argenteuil-centre, pour partir ensemble à la manifestation de Paris.


    Nathalie Arthaud dans les médias cette semaine



    jeudi 2 mai


    vendredi 3 mai


    Attention : les horaires des émissions peuvent être modifiés indépendamment de notre volonté



    Conférence de Lutte Ouvrière à Argenteuil



    vendredi 3 mai

    20 heures 15

    Espace Mandéla

    82 bd Leclerc


    « De L’Indépendance à la dictature contre les classes populaires »



    L’an dernier, L’Algérie fêtait le 50ème anniversaire de son indépendance. Pour obtenir cette indépendance politique et cette dignité retrouvée dont elles étaient privées depuis 132 ans, les masses populaires algériennes l’avaient chèrement payé. Au sortir de 7 ans et demi d’une guerre atroce, elles nourrissaient l’espoir d’un monde meilleur.

         Il n’en fut rien. L’émancipation fut nationale mais pas sociale. L’exploitation de l’homme par l’homme continua. Les dirigeants nationalistes du FLN mirent en place un régime à leur bénéfice et au service des privilégiés.

         En octobre 1988, ce fut l’explosion populaire. Mais ce furent les islamistes, seule force d’opposition véritablement organisée, qui profitèrent alors de la libéralisation relative concédée. Cette situation déboucha sur la « décennie noire » et ses 200 000 morts.

         Dans l’Algérie d’aujourd’hui durement frappée par la crise, il y a une classe ouvrière importante, jeune, dynamique, sans tradition politique, mais qui lutte pour ses conditions de travail et de vie.



          C’est de toutes ces questions que nous vous invitons à venir débattre.












    PSA-Aulnay : la grève continue, le soutien continue !

    Nous avons remis hier notre contribution de soutien aux grévistes de PSA-Aulnay : 869 euros ont été collectés auprès de militants de Lutte Ouvrière de la localité et des environs, mais aussi de proches qui ont entendu notre appel. Merci à eux.
         Mais la grève continue. Donc, la collecte continue.

    Vive la grève des travailleurs

    1er mai, manifestons ! Les slogans du cortège de Lutte Ouvrière

    Cela permet de s'entraîner


    Il n'y a pas que Cahuzac
    Tous les capitalistes ont leur magot
    Prenons sur leurs profits
    Pour les emplois et les salaires
    ---------
    Comme Sarko,
    Hollande,
    Ayrault,
    Sont les valets des patrons !
    Ne comptons
    que sur nos luttes
    -------
    De l’argent, il y en a,
    dans les caisses du patronat,
    Prenons sur leurs profits
    pour créer des emplois.
    -----
    Le changement
    c'est pas maintenant
    C'est pas la lutte
    Qu'on l'imposera !
    -----
    Non à ce gouvernement
    Au service des patrons !
    Non aux marchands d'illusions
    Ne comptons que sur nos forces
    ----
    Troupes françaises
    Hors d'Afrique !
    -----
    Assez de se faire exploiter
    Assez de se faire lanterner
    Ne comptons que sur nous-mêmes
    Pour défendre nos salaires et nos emplois
    --------
    La dette
    Les banquiers l'ont faite
    A eux de la payer
    Pas aux salariés
    ------
    De gauche comme de droite
    Non à l'austérité
    Le capitalisme, c'est la crise
    Le communisme, c'est la solution
     -------
    Pour le capital,
    c’est le paradis fiscal
    Pour les travailleurs,
    c’est l’exploitation
    A bas le capitalisme,
    vive le communisme !

    samedi 27 avril 2013

    1er mai, on manifeste !


    extrait du numéro de cette semaine de Lutte Ouvrière

    Manifestons le 1er mai !

    Depuis plus d'un siècle, le 1er mai est une journée internationale de manifestations ouvrières et, dans beaucoup de pays, de grèves et de luttes. Prenant le relais de Sarkozy, le gouvernement Hollande orchestre avec le Medef les attaques contre les travailleurs, les retraités et les chômeurs, pour le plus grand profit des riches et des patrons.
         La dernière loi sur « la sécurité de l'emploi » en est une illustration supplémentaire : elle légalise le chantage au licenciement à l'encontre des travailleurs qui refuseraient une mutation, une baisse de salaire ou une modification d'horaire imposées par leur direction.
         À l'Assemblée nationale et au Sénat, le gouvernement a bâclé les débats car il veut que cette loi soit promulguée dès le mois de mai, peut-être le 1er mai ! D'ailleurs des chefs d'entreprises anticipent déjà son application.
         Pour ce 1er mai 2013, CFDT, CFTC et UNSA, signataires du scandaleux accord avec le Medef sur l'insécurité de l'emploi, ont refusé de participer à des manifestations syndicales unitaires. Elles appellent à des repas départementaux et à un rassemblement national avec leurs trois secrétaires confédéraux, dans une salle de Cormontreuil, commune de la banlieue de Reims ! Ils pourront ainsi discrètement sabler le champagne sans crainte d'être dérangés.
         Dans presque tous les départements, les syndicats CGT, Solidaires et FSU appellent à des manifestations unitaires ; parfois FO s'est jointe à ces appels. Il est indispensable que les travailleurs expriment leur colère et leurs revendications, et ces manifestations du 1er mai en sont une occasion.
         À Paris, comme dans de nombreuses villes, Lutte Ouvrière appelle à se joindre à ces manifestations sous le mot d'ordre : « Contre le patronat, contre ses serviteurs du gouvernement et de l'opposition, le camp des travailleurs ».

    Louis BASTILLE

    À Paris la manifestation est prévue à 15 h, de la place de la Bastille en direction de Nation.

    Les militants de Lutte Ouvrière d'Argenteuil se retrouveront à 13 heures 45 devant le café des "Deux gares", sortie Orgemont de la gare d'Argenteuil-centre, pour partir ensemble à la manifestation de Paris.

    Conseil général du 95 : pas sport !


    Mardi dernier, le CA du collège Eugénie Cotton a examiné une question qui inquiète l’ensemble de celui-ci, et en tout premier lieu, les responsables de l’établissement  la diminution de la participation du Conseil Général du 95 aux frais d’utilisation des équipements sportifs municipaux.
         La réduction s’élève à 30 % de la participation versée jusqu’à présent. Loin au-delà nos premières estimations, le manque s’élèverait à 12 000 euros. Et cela s’applique à compter du 1er septembre prochain.
         Les programmes scolaires des collégiens prévoient des cours d’éducation physique dans des équipements adaptés. Ce serait à l’Etat qui a décidé ces programmes de financer directement leur coût. Mais en attendant, le conseil général n’a jamais posé ce genre de question, et en l’état, se désengage unilatéralement, mettant les établissements en difficulté.
         Plutôt assidu à ce CA où il représente le Conseil général du 95, le conseiller général du canton était, comme par hasard, absent ce jour-là, et sans mot d’excuse.
         Présent quand on n’a pas spécialement besoin de lui, absent lorsqu’il pourrait donner des précisions ! Il n’était tout de même pas parti à la recherche des sous qui manquent ? Pas à l’aise dans ses chaussures vernies ? D.M. qui, lui, était bien présent.

    Dassault-Argenteuil : deux extraits du dernièr bulletin Lutte Ouvrière


    Précarité : tous concernés
    Beaucoup s’interrogent sur le nombre d’intérimaires et de prestataires dans l’usine. La réponse est claire, la direction a besoin de notre travail à tous. Mais Dassault a décidé de stopper l’essentiel des embauches : il veut assurer ses profits, pas nos emplois.
         Avec la loi « flexibilité », le gouvernement et le péatronat, main dans la main, s’apprêtent d’ailleurs à généraliser la précarité pour tous.
         Le patronat n’en a jamais assez pour assurer ses profits. Ensemble, on peut imposer l’inverse.
    Les assistés
    Serge Dassault vient d’intégrer dans son « comité des sages » Denis Kessler, conseiller et membre éminent du patronat français. Ce comité a pour fonction de veiller sur la fortune des héritiers de feu Marcel Dassault : enfants, petits enfants et 13 arrières petits enfants.
         Ca fait du monde à nourrir.

    Péages : Le racket autoroutier a une bonne tenue de route


    L’État s’apprête à renouveler les concessions des autoroutes aux trusts Vinci, Eiffage et Abertis. Ces entreprises accepteraient de prendre en charge une partie des travaux sur le réseau autoroutier, à condition que la durée de la concession soit allongée, afin d’engranger des milliards d’euros supplémentaires !
          En route pour de nouvelles récoltes de profits pour ces géants du BTP.

    Le péage gratuit : voilà ce qu'il faut. Ici, au viaduc de Millau dernièrement


    Un article sur le sujet  de notre hebdomadaire Lutte Ouvrière de février dernier

    Péages des autoroutes en hausse : non au racket !
    Les prix des péages autoroutiers ont augmenté en moyenne de 2,1 % au 1er février. L'État toucherait 40 % des recettes des péages, quand 15 % sont dédiés aux frais de fonctionnement. Le reste, soit 45 % du montant des péages, irait aux dividendes versés aux actionnaires, mais aussi au remboursement des créances bancaires. Les sociétés concessionnaires justifient la hausse en disant qu'il y aurait 1,9 milliard d'euros de travaux de modernisation et d'entretien du réseau prévus en 2013.
    Mais ces arguments sont démentis, en particulier, par une étude de 40 Millions d'automobilistes qui dénonce une envolée des recettes sans comparaison avec la progression des prétendues charges liées à l'entretien. Pour ne donner que quelques exemples, les recettes au kilomètre parcouru de la société Autoroutes Paris-Rhin-Rhône, APRR, ont grimpé de 19,65 % entre 2005 et 2011, tandis que les charges n'ont progressé que de 0,46 % sur la même période. Pour Autoroutes du Sud de la France, ASF, les mêmes données font état de recettes en hausse de 18 % pour des charges en augmentation de 4,6 %.
    Les bénéfices des sociétés d'autoroutes auraient explosé « sous le double effet d'une stabilité structurelle des charges de construction et de la réalisation de gains de productivité », dit le rapport. ASF aurait ainsi enregistré un bénéfice de 788,8 millions d'euros en 2011, et APRR 395,4 millions. Depuis 2005, cela représente une augmentation de 77,8 % pour le premier et de 103 % pour le second.
    Depuis la privatisation totale des autoroutes en 2005, les sociétés d'autoroutes appartiennent toutes à de très grands groupes. La Sanef est la filiale du consortium HIT (Holding d'infrastructures du transport) dans lequel le Groupe Abertis est majoritaire (premier opérateur d'infrastructures autoroutières en Espagne et au Portugal avec 1,534 milliard d'euros de chiffre d'affaires réalisés en 2005). HIT est détenu par la CDC (Caisse des dépôts et consignations) pour 15 %, la CNP (Caisse nationale de prévoyance) 5 %, Prédica (Crédit agricole) 12,4 %, AXA 9,9 %, la famille Peugeot 5,1 % et Abertis 52 %. Vinci a sous sa coupe Cofiroute et Autoroutes du Sud de la France, et Eiffage profite grassement des Autoroutes Paris-Rhin-Rhône et du viaduc de Millau.
    Ces autoroutes sont donc des affaires très rentables pour ces grands groupes, qui continuent à engranger des profits sur le dos des automobilistes avec l'appui du gouvernement prêt à donner son feu vert à toutes ces hausses.    

                                                                              Aline RETESSE


    vendredi 26 avril 2013

    Chômage : interdiction des licenciements ! Les remèdes gouvernementaux qui n’en sont pas



    Comme à peu près chaque mois depuis 2008, le nombre de chômeurs a encore augmenté en mars, à raison de 1000 chômeurs de plus chaque jour.
         Mais le gouvernement essaie de minimiser ce fait en disant qu’après tout, « le taux de chômage (10,2 % de la population active fin 2012), reste inférieur au record de 1997 (10,8 %) ». Et il continue de promettre que la courbe du chômage s’inversera grâce aux mesures qu’il a prises et dont les effets ne seront visibles dans les mois à venir. Facile !
         On a du mal à le croire, d’autant que ces mesures consistent à faciliter les licenciements et à augmenter la précarité. Cela participera sans nul doute à l’augmentation des profits, mais pas à réduire le chômage.



    Dans le secteur semi-public et public, une pratique se développe : se séparer des travailleurs qui sont en contrat à durée déterminée pour prendre à leur place, des salariés sous contrats d’avenir qui sont subventionnés à 75%.
         En quoi ça diminue le nombre de chômeurs ? Mystère.