jeudi 28 février 2013

Argenteuil –centre hospitalier : un rassemblement de défense de la situation des personnels… qui concerne toute la popualtion


Le syndicat CGT du Centre Hospitalier d’Argenteuil et le syndicat autonome organisaient devant le nouveau bâtiment de l’hôpital un pique-nique de protestation. Il s’agissait de protester contre les projets de la direction :
- suppression du temps de repas sur le temps de travail pour les administratifs, ouvriers et médico-techniques ;
- suppression de 3 jours de récup (21h) pour les soignants (ces 3 jours compensaient le temps d'habillage et déshabillage pour les infirmières et aides soignantes) ;
- mise en place des 12h de nuit avec réduction de la possibilité d'effectuer des nuits en heures supplémentaires ;
- mise en place d’un planning à l'année avec interdiction de cumuler les récupérations sur une semaine complète.
    Seul conseiller municipal présent, je suis intervenu, comme de bien entendu pour assurer les travailleuses et les travailleurs présents de mon soutien et de celui de Lutte Ouvrière. La santé matérielle et morale des travailleurs est garante de la qualité du service public de santé.
     Il a fallu que le directeur de l’hôpital profite du rassemblement pour mettre son grain de sel. Pas sur les revendications du personnel, mais pour indiquer que la commission de sécurité venait de donner son accord. Comme si on construisait avec des millions publics un nouveau bâtiment sans les conditions de sécurité adéquates. Les travailleurs attendent, quant à eux maintenant la sécurité de leur situation matérielle.

Le 5 mars, par la grève et dans les manifestations agissons !


Le syndicat CGT des agents de la Collectivité Territoriale d’Argenteuil appelle à «… à l’action le 5 mars pour dire non à l’accord de régression sociale du 11 janvier 2013 ». « Le 5 mars, par la grève et dans les manifestations agissons ! ».
     Nous pouvons qu’être d’accord avec ces camarades lorsqu’ils écrivent :
- « Une nouvelle baisse du niveau des droits dans le secteur privé, c’est une justification pour procéder de même dans le secteur public et attaquer les garanties statutaires » ;
- « Transposé dans la Fonction publique territoriale, cela conduirait à une remise en cause du statut national, au profit des accords collectivité par collectivité… ».

Manifestation à Paris 14 heures
Châtelet-Assemblée nationale

Un préavis de grève de 24 heures a été déposé.

       Pour la CGT des Territoriaux d’Argenteuil, il s’agit d’exiger « des parlementaires et du gouvernement un changement de politique ». Pour notre part, nous pensons que les parlementaires PS et le gouvernement PS ne changeront de politique que contraint et forcé, par le développement de la lutte de classe des travailleurs. En tout cas, ce 5 mars doit être une première étape sur cette voie.
Tous dans l’action le 5 mars, tous en manifestation !

                                                                                                   J’en serai, D.M.

Thyssen : les prix grimpent par l’ascenseur, les salaires ne grimpent même pas par l’escalier


On nous communique. Les sites de l’entreprise d’ascenseurs Thyssen sont concernés par des mouvements de grève sur les salaires. Les propositions des dirigeants du groupe sont dérisoires : 0,5% d’augmentation.
     Il serait temps que tous les travailleurs se mettent en grève pour les salaires, comme en 1936, comme en 1968, où les grèves générales permirent des augmentations substantielles des salaires.

Conseil Général du 95 s’attaque aux crèches


Le Conseil général de droite du 95 va réduire ses subventions aux crèches, à hauteur de deux millions d’euros. Cela va peser sur leur budget, avec le risque que ce manque à fonctionner soit reporté, d’une façon ou d’une autre, sur les parents des bambins.
     Pendant ce temps là, le CG95 se paie dans Le Parisien une double page sur le thème de « l’égalité femmes-hommes ».
     On peut déjà s’interroger sur ce genre de dépenses. Mais surtout :
     S’attaquer aux crèches, c’est s’attaquer, dans les faits, à cette égalité pour laquelle on prétend, sur le papier, lutter.

La grève à PSA-Aulnay : un article du n° 2326 de l'hebdomadaire Luttte Ouvrière daté du 1er mars 2013, en vente auprès des militants d'Argenteuil, et à la Librairie des Ecoles, bd Léon Feix, ou sur abonnement (nous joindre)


PSA - Aulnay-sous-Bois - Les grévistes ont mangé du lion !

À PSA Aulnay, la sixième semaine de grève a débuté sur les chapeaux de roues.
Mercredi 20 février, à 6 h 30, 250 grévistes partaient pour l'usine de Lear à Cergy-Pontoise. Cette usine, qui fabrique des sièges pour l'usine PSA de Poissy, était en grève depuis jeudi 14 contre la suppression de 300 emplois. Avec comme conséquence, la sortie de 4 000 voitures sans siège pour lesquelles la direction trouvera difficilement des clients...

EN VISITE A LEAR
     Les travailleurs d'Aulnay sont rentrés sans problème dans l'usine Lear, car les CRS positionnés devant l'usine de Lear, les attendaient lundi et mardi... mais pas mercredi. Ils se sont donc encore fait doubler.
     Les travailleurs en grève de Lear ont accueilli chaleureusement ceux d'Aulnay et tous ensemble ont tenu une assemblée générale, où chacun a expliqué ses problèmes et ses revendications avant de scander ensemble : « La force des travailleurs, c'est la grève » ou « PSA Lear même combat » !
     Dans la foulée, ceux d'Aulnay sont partis à l'usine PSA de Poissy. Là aussi, même si le climat n'est pas encore à la grève, ils ont rencontré un bon accueil : près d'une centaine de travailleurs, surtout des jeunes, venaient de débrayer après l'annonce de 0 % d'augmentation de salaires pour 2013. De nombreuses discussions ont eu lieu entre les travailleurs des deux usines, qui se connaissent parfois pour avoir déjà travaillé ensemble.

LA DIRECTION INCAPABLE DE REDEMARRER LA PRODUCTION
     De retour à Aulnay, les travailleurs ont pu constater que la direction n'arrive pas à faire tourner les chaînes même quand l'usine est vide de grévistes. Les deux fois où elle a essayé, seules quelques voitures sont sorties des mains des chefs. Mais il faut voir le prototype ! La plupart ne démarrent pas et il faut les sortir au tir-palette. Sur les autres il manque des pièces, des durites... quand les moteurs ne sont pas montés de travers. Une seule voiture était commercialisable sur l'ensemble !
     La direction s'est heurtée à la résistance des non-grévistes qui refusent de travailler sous la pression des cadres. Certains sont même allés à l'infirmerie pour se plaindre du harcèlement. À force de pressions, c'est la direction qui va remettre tout le monde en grève ! Ainsi, le soutien des travailleurs de l'usine au mouvement ne se dément pas.

LA SOLIDARITE OUVRIERE, ÇA PAYE !
Lundi 25 février, la grève a donc redémarré comme tous les lundis. De nouveaux cadres et agents de maîtrise étaient mobilisés par la direction. Il faut croire que ces cadres transformés en pots de fleurs s'usent plus vite que les grévistes. Ceux-là, en rangs serrés sont venus leur dire à quel point ils se trompent de camp en servant une direction qui ne tarderait pas à les jeter dehors si elle arrivait à écraser les ouvriers. Après cette démonstration de force et de cohésion, les grévistes ont tenu leur assemblée générale à laquelle de nombreux non-grévistes sont venus participer pour avoir des informations fiables.
     Une des décisions importantes de la semaine concernait la distribution de l'argent récolté dans la caisse de grève. Le comité de grève devait faire des propositions sur comment faire ? À qui ? Combien ? Et quand ? Les grévistes veulent que tous ceux qui ont fait grève, même seulement une semaine, aient une indemnisation de la caisse de grève. Et, grâce au soutien financier de milliers de militants, d'anonymes, de syndicats, etc., qui a atteint la somme de 260 000 euros, il sera possible de distribuer jusqu'à 800 euros à ceux qui ont fait tout le mois de grève, sans compter les aides individuelles des mairies que certains ont pu percevoir.
       Ces décisions sont importantes non seulement pour tenir mais pour montrer à la direction que par leur organisation, les travailleurs surmontent une grande partie des problèmes financiers posés par la grève et qu'ils se donnent les moyens de continuer la lutte.

C'EST LA DIRECTION QUI RECULE
     Tout cela, la direction le comprend bien. Elle qui clamait fièrement que la réunion du 12 février, était la dernière, a été obligée de se dédire et d'organiser quatre nouvelles réunions avec les syndicats qui soutiennent la grève. La direction n'a rien lâché mais la grève ne faiblissant toujours pas, elle s'est vue contrainte de proposer une réunion, cette fois avec tous les syndicats... même ceux qui avaient accepté son projet. C'est une manière de reconnaître que celui-ci ne passe pas auprès des salariés et que les grévistes d'Aulnay l'obligent à rediscuter.
     À cette réunion, la direction avait donc rengainé une partie de son arrogance. Cependant, elle continue à camper sur son projet d'accord et à ne rien céder, tout en demandant que la grève s'arrête.
     Le 27 février, les travailleurs rentraient dans leur septième semaine de grève, toujours aussi déterminés. Leur lutte reste difficile, mais ils peuvent s'appuyer sur un soutien populaire indéniable et sur celui de la majorité des non-grévistes de l'usine, même si ce soutien est souvent passif. C'est ce soutien qu'il leur faut préserver, renforcer et même arriver à transformer en soutien actif comme cela a été le cas quand d'anciens grévistes se sont remis ponctuellement en grève pour participer aux actions importantes de la semaine.

                                                                         Correspondant LO

mercredi 27 février 2013

Hôpital de Argenteuil : des dégradations prévues inacceptables !


Le syndicat CGT du Centre Hospitalier d’Argenteuil a déposé un préavis de grève le 28/02/13 avec un temps fort de 11 à 14h devant le nouveau bâtiment de cet hôpital (Madeleine Brès). Un pique-nique est prévu avec sandwichs et boissons.
     La direction veut :
- supprimer le temps de repas sur le temps de travail pour les administratifs, ouvriers et médico-techniques ;
- supprimer 3 jours de récup (21h) pour les soignants (ces 3 jours compensaient le temps d'habillage et déshabillage pour les infirmières et aides soignantes) ;
- imposer les 12h de nuit avec réduction de la possibilité d'effectuer des nuits en heures supplémentaires ;
- imposer un planning à l'année avec interdiction de cumuler les récupérations sur une semaine complète.

     Des remises en cause qui ont un petit air de déjà vu… du côté du privé.
     Raison de plus pour s'y opposer radicalement.

Aggravation du chômage : un communiqué de Nathalie Arthaud


Contre l’aggravation continue du chômage, interdiction des licenciements !

Le chômage a fait un nouveau bond avec 44 000 demandeurs d’emploi supplémentaires en janvier. Avec cinq millions de chômeurs, on frôle maintenant le record de 1997.
     Tout le monde souligne les 21 mois de hausse continue. Cela en fait 11 pour Sarkozy et 10 pour Hollande. Les uns comme les autres ont amplement montré leur impuissance mais ils continuent de nous vendre les mêmes solutions éculées et par la gauche, et par la droite : aides à l’investissement, aides à la compétitivité, aides à l’innovation et à la formation, le tout agrémenté de quelques contrats aidés… Résultat de cette politique : la courbe des aides aux entreprises monte et le chômage continue d’augmenter !
     Le Parti socialiste au gouvernement ne se contente pas d’arroser le patronat à fonds perdus, il fait sienne la politique du grand patronat, comme l’avait fait la droite.
      Le patronat veut concentrer le travail sur quelques-uns, pour aggraver l’exploitation et augmenter sa rentabilité et ses profits. Et le gouvernement joue son jeu. A la rapacité du patronat, les travailleurs doivent opposer comme objectifs de lutte contre le chômage, l’interdiction des licenciements et le partage du travail entre tous sans diminution de salaire.

                                                       Nathalie Arthaud, le 27.02.13.

"Jour de carence" : ce genre de député bien au service du capital


Selon Le Parisien, la ministre de la fonction publique du gouvernement PS a été  "malmenée" par le groupe PS de l’assemblée.  Ses petits camarades ne lui ont pas fait fête alors qu’elle leur demandait leur soutien sur la suppression du jour de carence pour les fonctionnaires, que le gouvernement vient d’annoncer.
    L’un deux, appointé aux alentours de 20 000 euros « tout » compris par mois il faut le rappeler, lui a dit que « les efforts demandé aux Français doivent être justement répartis ».
     Il doit en connaître un rayon celui-là sur comment les efforts sont répartis du côté de Mrs Pinault, Arnault, Peugeot, et l’on en passe. Jamais malades,  ces messieurs,  de voir leurs richesses pas réparties, et pour cause.
     Attention donc aux salariés de la fonction publique : même cette annulation du jour de carence n’est pas gagnée.

Vallangoujard : la lutte des parents, c’est l’intérêt de tous, parents d’élèves, enfants, personnels, mais également celui de l’Ecole publique


Les parents d’élèves de l’école élémentaire de Vallangoujard dans le département luttent contre le projet de fermeture d’une classe de l’école communale. Cette suppression entraînera la hausse des effectifs des classes restantes et le nombre de « niveaux » enseignés dans les classes restantes, ce que l’Inspection académique assume sans état d'âme.
       Si cela se faisait, cela ne manquerait pas d’encourager des familles à aller voir… du côté de l’enseignement privé !
       Les parents de Vallangoujard en lutte pour le maintien de la classe se battent pour l’Ecole publique.

Ecole, « rythmes scolaires » : l'intérêt des enfants est celui des personnels, et vice-versa, des intérêts communs pour refuser une telle réforme


Certains amis du gouvernement voudraient faire flèche de tout bois pour appuyer la mise en place de ladite « réforme des rythmes scolaires ». On a lu ainsi dans un projet de déclaration d’une de ces organisations apparemment sœur du PS, et dont nous tairons le nom par décence : « L’argument avancé par certaines équipes enseignantes selon lequel les enfants risqueraient d’être mal pris en charge par les municipalités durant une pause méridienne allongée, n’est pas valable : cette question se pose déjà pour le mercredi et les vacances mais ne les préoccupaient pas beaucoup jusqu’à présent. (souligné par nous, D.M.)… l’intérêt et le confort des adultes doivent s’effacer devant le bien-être et le respect des rythmes des enfants. »
     Ces gens-là voudraient-ils allumer une guerre scolaire entre les parents d’élèves et les personnels, enseignants mais également personnels des communes, qu’ils ne s’y prendraient pas autrement.
     Ce projet est une immense usine à gaz qui , au forceps, à la va-vite, et à la carte, met en difficulté les communes, sans améliorer la vie des élèves qui, grosso modo, resteront dans un carcan d’encadrement du matin au soir.
     Il n’y a pas d’intérêt des élèves d’un côté, et celui des adultes de l’autres. Celui des uns et celui des autres sont liés. Il en va de même pour le « confort » des uns et des autres qui mérite bien évidemment la mise en place de cette Ecole sur cinq jours, mais certainement pas dans ces conditions.

mardi 26 février 2013

Chômage : pour faire face à une situation catastrophique, il faut une politique révolutionnaire


Le chômage ne cesse pas depuis des mois sa longue courbe ascendante. Les statistiques officielles  pour le mois de janvier sont à nouveau  très sombres. Il y avait, selon elles, fin janvier, 43 900 demandeurs d'emploi sans activité complète supplémentaires. Il y avait à cette date 3 169 300 chômeurs dans le pays : +1,4% sur un mois, +10,7% sur un an...
    Mais combien de chômeurs réellement, si l’on compte les chômeurs radiés, les travailleurs à temps partiel imposé, etc ? Combien ? 5 millions ? 6 millions ? Un « actif » sur cinq dans le pays ?
    Face à ce fléau aux conséquences sociales dramatiques, il faut une politique révolutionnaire : pour commencer l’arrêt immédiat de tous les licenciements, que l’on répartisse le travail entre tous, et que ceux des capitalistes momentanément en difficulté prennent sur leurs profits accumulés. Que l’on embauche massivement dans les services publics ! Que l’on augmente les salaires et les pensions, ce qui ne manquera pas de stimuler la demande de produits utiles à fabriquer !

La Poste : des travailleurs mobilisés


Les postiers de la distribution du courrier sont appelés à faire grève dans le Val d’Oise aujourd’hui. En question, le projet de la restructuration du tri et de la distribution du courrier, avec, à la clé, la suppression de plusieurs dizaines de postes.
     Défense des emplois, des postes, arrêt de la dégradation des conditions de travail, il est grand temps de reprendre l’offensive.
     En grève aujourd’hui, il faudrait être également dans la rue le 5 mars, car ce n’est pas seulement les travailleurs du privé (et il y en a de plus en plus à la Poste) qui sont concernés par le projet de dégradation du code du travail qui doit passer à l’assemblée nationale, mais par ricochet, tous les travailleurs de l’Etat ou assimilés sont concernés. D’abord le privé, puis, le public est dans le collimateur. 

Sannois : notre prière : qu’il cesse !


Le maire de Sannois part en guerre contre les « gens du voyage ». Des caravanes occupent un ancien site industriel délaissé depuis des années, dans un espace complètement isolé de la commune, il initie une pétition contre eux.
     Non, ce n’est pas contre une friche industrielle inutilisée contre laquelle s’élève le maire, alors que c’est tout de même un sacré gâchis social. Non, c’est contre des personnes qui y ont trouvé refuge avec leurs caravanes.
S’acharner sur les gens dont la vie n’est pas facile : après une vieille dame devant le Monoprix, les gens du voyage, pour lui, une spécialité !
    On a cherché : paternotte est une transformation de «paternôtre », terme du vieux français qui signifie « notre père ».
     Comme le disait Prévert : « notre père qui êtes aux cieux, restez-y » et laissez les gens du voyage tranquilles.

Ecole : Sarkozy l’avait rêvé, Peillon veut le faire !


Le ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon, voudrait faire travailler les enseignants quinze jours de plus en été. Tout ça sans les moyens financiers indispensables, et en annonçant que les salaires des fonctionnaires resteront bloqués. Le gouvernement veut que, dans le service public comme dans le secteur privé, les salariés travaillent plus et gagnent moins.
     Il s’agite beaucoup pour faire croire que ces mesures seraient destinées à améliorer les conditions d’accueil des enfants. Mais sans les moyens – et l’aspect financier est essentiel –, cela restera bidon.

RATP-Nanterre : le verso du bulletin Lutte Ouvrière du dépôt de bus de Nanterre (au recto : l'éditorial des bulletins d'entreprise du 25.02.13.


NANTERRE

NOTRE COLÈRE EN AUGMENTATION
Le 26 février, la direction ouvre les négociations salariales annuelles.
On sait d’avance qu’il ne faut pas s’attendre à grand-chose.
Pour obtenir quelque chose de substantiel, il faudra aller le chercher par nous même, par la grève.

TOUT VIENT À POINT À QUI SAIT ATTENDRE
Sur le 272, il aura fallu attendre longtemps pour enfin avoir nos services.
Le problème vient d’un changement de logiciel d’après la direction.
La migration sur Urbanweb ne s’était déjà pas faite sans problème pour nous.
Décidément, l’informatique à la RATP loin de nous simplifier la vie, nous la complique toujours plus.

C’EST DU VOL
Quand les ADUM ne délivrent pas la plaquette, on se retrouve parfois de 50€ de notre poche si la différence n’est pas retrouvée par la caisse.
La direction s’en fiche et ne cherche aucune solution à notre problème.
Si on vient travailler c’est pour gagner de l’argent, pas pour en perdre !

RÉPARTISSONS LE TRAVAIL ENTRE TOUS
La direction a annoncé la disparition des référents NEF qui venaient valider la conduite seul des nouveaux entrants.
Désormais ce sont les AF qui feront la validation. Une fois de plus, la direction supprime des emplois de maîtrise pour faire le travail par des machinistes.
En plus de l’économie de paye, la direction entend bien pouvoir aussi réduire la période de roulage en double.
Assez de suppressions de postes !

rien n’a changé
Le ministre des transports vient de faire parvenir la lettre de mission au PDG de la RATP pour les années à venir.
En fait, cette lettre est dans la continuité de celle faite par Sarkozy en 2009. La politique de la direction restera de faire des économies en supprimant toujours plus de postes et en augmentant la productivité sur notre dos.
Encore une fois, pour défendre nos conditions de travail et nos emplois, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes !

on ne valide pas leur politique
Depuis le 18 février, la direction de la RATP mène une campagne pour faire valider les Navigo, et promet 5€ d’amende si cela n’est pas fait.
Souvent les appareils de validation fonctionnent mal. Mais, la direction a quand même décidé de faire suer les voyageurs.
Validation ou pas, pour nous, ça ne change rien.
Ce n’est qu’une affaire de gros sous qui ne nous concerne pas.

ON récompense n’importe qui
La RATP vient de se voir décerner le prix « Top employeur 2013 » pour l’intégration, la gestion des parcours professionnels et la formation.
Mais nous, nous savons que la direction refuse toute négociation sur les déroulements de carrière et annonce qu’elle va diminuer de moitié le budget de formation.
Il faudrait plutôt lui décerner le prix du flop-employeur.

sans arrêt c’est encore plus rapide
On apprend par la presse, que pour diminuer le retard sur la ligne A du RER, la direction demande aux conducteurs de ne pas s’arrêter parfois à certaines stations.
La direction se défend en disant qu’elle le fait si un autre train suit à moins de 6 minutes.
Faire descendre les voyageurs et les obliger à attendre un autre train pour gagner du temps, c’est tout de même gonflé.

boite à sardine
Vu que la facture du Grand Paris gonfle constamment, Huchon a eu une idée : diminuer d’un quart la longueur des quais des stations
Plutôt que d’entasser les voyageurs dans des rames plus petites, on aurait pu réduire la marge bénéficiaire des Bouygues, Eifage, Alstom, et autres profiteurs des marchés publics.
Mais ça, même un socialiste comme Huchon, n’y pense même pas.

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lundi 25 février 2013

Ecole, "réformes" : les communes mises à mal

L'adjoint aux affaires scolaires a organisé ce lundi soir à Argenteuil une réunion d'information et de concertation qui s'adressait aux équipes d'enseignants des écoles maternelles et élémentaires de la commune sur la question des "rythmes scolaires".
     La très nombreuses assistance démontre bien que l'heure est grave pour des enseignants déboussolés depuis des années par la valse des "réformes" et par les conséquences de l'austérité.
      Si une telle réunion est utile, elle est montre en revanche que l'institution de l'Education nationale, elle, laisse les personnels depuis des mois dans l'inquiétude.
      Mais cette situation de silence est à l'image du reste.
     C'est le gouvernement et le ministère de l'Education nationale qui ont décidé, avant que toute véritable discussion avec la masse des intéressés n'ait eu lieu. Aux municipalités maintenant de se débrouiller pour choisir, réorganiser, rassurer.
      A elles de trouver les fonds nécessaires pour faire face aux conséquences pécuniaires de l'organisation qu'elles devront choisir.
      A elles comme ce soir, d'expliquer, de rassurer, quand elles ont les réponses.
      Ce serait pourtant à l'Etat d'assumer ses choix, de les financer, de les expliquer.
     Comme pour le reste, les communes en sont réduites à pallier le désengagement de l'Etat.
     En tout cas, à voir les réactions des participants, les personnels ne sont pas prêts à ce que cette "réforme" se fasse à leur détriment.


Editorial des bulletins Lutte Ouvrière du lundi 25.02.13.

Manifestons le 5 mars contre le projet de loi réactionnaire
 
Mardi 5 mars, une journée de mobilisation est organisée par la CGT et FO pour dénoncer le projet de loi, bien mal nommé « sécurisation de l’emploi ». Comme Hollande s’y était engagé, Sapin, le ministre du Travail, a fidèlement retranscrit l’accord signé entre le Medef, la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC. D’un accord honteux, le gouvernement a fait un projet de loi honteux.
     Les défenseurs du projet parleront généralisation des complémentaires santé, droits rechargeables à l’assurance chômage, taxation des contrats courts… droits qui sont tous reportés à de nouvelles négociations et sans assurance de financement. Mais derrière ce rideau de fumée, il y a une charge sans précédent contre les travailleurs.
     Le patronat a obtenu la légalisation de la flexibilité : sous prétexte de difficultés économiques, les patrons pourront, à leur convenance, changer le temps de travail et baisser les salaires.
Bien des patrons n’ont pas attendu la loi pour le faire, mais en principe les salariés pouvaient, individuellement, refuser. Avec ce projet, le salarié qui refusera une baisse de salaire sera licencié. En plus de faire sauter le dernier verrou qui existait, la loi va soutenir le patronat, l’encourager dans ses attaques. Avoir le droit de baisser les salaires, c’était le rêve du patronat : Hollande veut le réaliser !
Faire croire que ces sacrifices sauveront l’emploi est un mensonge. Souvenons-nous de l’usine Continental à Clairoix, qui a fermé un an après que la direction a imposé ce genre d’accord. Prenez l’accord que Renault veut imposer : la direction annonce qu’en contrepartie des concessions faites par les ouvriers, il n’y aura pas de plan social mais elle va supprimer quelque 8 000 postes avec des départs volontaires et départs en retraite. Alors, qu’est-ce que cela change pour l’emploi ?
     Les patrons pourront imposer la mobilité interne : muter les travailleurs sur un autre poste, les envoyer travailler sur un autre site, la limite géographique étant fixée… à l’hexagone. Si le salarié refuse, il sera licencié.
     Il fallait toute la dose d’hypocrisie propre au Parti socialiste au pouvoir pour parler de « sécurisation de l’emploi » : plus rien n’est sécurisé pour le travailleur, ni son lieu de travail, ni ses horaires, ni même son salaire !
     Les patrons pourront aussi licencier plus vite et moins cher. Le licenciement économique de 99 salariés pourra être réglé en deux mois, quatre mois suffiront pour fermer une usine de 500 salariés. Les recours des travailleurs seront limités dans le temps et la procédure simplifiée. Alors, s’il y a une chose que cette loi sécurise, ce sont les licenciements.
     Si ce projet passe, ce que le patronat imposait par le chantage aura force de loi, et on le devra au Parti socialiste.
     Le patronat fait de la crise et du chômage une arme de guerre contre les travailleurs. Il remet en cause et veut démolir les droits gagnés au fil des luttes par des générations de travailleurs et faire reculer tous les salariés, toute la société.
     Pour l’arrêter, il faut changer le rapport de forces. Seule la mobilisation d’une grande partie de la classe ouvrière peut le faire. Seule une réaction massive du monde du travail, capable de bloquer l’appareil productif et d’imposer ses revendications vitales, l’interdiction des licenciements et la protection des salaires, peut renverser la situation.
     Un tel rapport de forces ne se décrète pas mais il se prépare. Et cela commence par dire « non », par exprimer notre opposition aux coups patronaux, par affirmer que l’on est contre tout sacrifice imposé aux travailleurs, et que rien ne les justifie.
     Encaisser les coups sans rien dire, en baissant la tête, ne fait que préparer les coups suivants. Quant à prendre des coups en les justifiant, comme l’ont fait les dirigeants de la CFDT, de la CGC et la CFTC, il n’y a rien de pire ! Cela revient à trahir les intérêts matériels des travailleurs, mais aussi leurs intérêts moraux, leur dignité d’exploités.
     Les confédérations CGT et FO, qui appellent au 5 mars, ont leur part de responsabilité. Au lieu de dénoncer la mascarade du dialogue social, de dire qu’il ne pouvait rien en sortir de bon pour les travailleurs, elles sont entrées dans le jeu du gouvernement et du patronat en participant à toutes les négociations.
     Alors, il faut dire, aussi bien au gouvernement qu’aux directions syndicales, que les reculs sociaux ne se feront pas avec l’accord des travailleurs.
     Dénoncer, le 5 mars, ce projet anti-ouvrier, c’est montrer qu’il y a des travailleurs qui n’acceptent pas de se sacrifier. C’est exprimer non seulement leur combativité mais aussi leur conscience. C’est le gage de voir, demain, le monde du travail se lever et rendre les coups.

 

"Paris en guerre d'Algérie" une exposition à visiter à Argenteuil du 1er au 21 mars


Une exposition particulièrement intéressante sera présentée dans le hall de la mairie d’Argenteuil du 1 au 21 mars : « Paris en guerre d’Algérie » qui a été préparée par le comité d’histoire de la Mairie de Paris ». Elle présentée par celui-ci de la façon suivante :

« Paris en guerre d’Algérie

L'année 2012 a été l'année du 50e anniversaire des accords d’Evian, et revenir sur les conséquences et les répercussions de la guerre d’Algérie a semblé utile et nécessaire, en diffusant auprès d’un large public les apports scientifiques d’historiens spécialistes de ces questions.
      L’exposition intitulée « Paris en guerre d’Algérie » entend étudier sur un temps chronologique plus large que celui du conflit stricto sensu – 1953-1968 – les répercussions  du conflit entre la France et l’Algérie à l’échelle de l’ancien département de la Seine. Elle est l’occasion de mettre en regard des expériences parallèles ou entrecroisées d’un conflit qui ne touche pas tous les  habitants de la région parisienne au même titre.

     L’exposition s’appuie sur quelque 300 documents dont une cinquantaine d’originaux.
     La collaboration des commissaires et des scénographes permet de monter une exposition vivante et graphique, mêlant photographies, journaux, documents officiels, diffusions sonores et imagées, avec de nombreux documents inédits, soulignant la multiplicité des sources existant sur cette période. »



Je me propose de présenter cette exposition à qui le souhaite :
D. MARIETTE, 06.99.49.98.

Mac Do, ça ne rimerait pas avec Démago ?


Des frites « 100% françaises » annonce Mac Do pour ses boutiques de l’hexagone. Il est vrai que c’est le genre de produits dont on ne voit pas très bien pourquoi elles feraient de milliers de kilomètres avant d’atterrir dans les assiettes.
     Cela dit, heureusement qu’un Parmentier et d’autres ont fait traverser l’Atlantique à cette tubercule bien connue qui nous est venue des Amériques.
     La pomme de terre, une immigrée, quoi !

Retraites : une même politique


Les grandes manœuvres autour de nouvelles attaques contre les retraites sont en marche.
      L’installation du groupe de démolisseurs est pour mercredi. A sa tête, celui qui a présidé, de 2000 à 2006 le sinistre « Conseil d’orientation des retraites ».
      C’est ce que l’on appelle la continuité.
      Attaques de droite contre les retraites ou attaques de gauche, les travailleurs doivent se préparer à résister.

Ecole : « l’enfant au centre »… une formule pour justifier l’injustifiable


Pour justifier toutes les transformations de l’Ecole qui n’ont abouti ces dernières décennies qu’à une grande dégradation de celle-ci pour les élèves des milieux populaires, on a resservi régulièrement l’injonction  : « les enfants d’abord », « l’enfant au centre du système éducatif ». Oui, bien sûr. Mais ces belles formules n’étaient là que pour justifier les attaques pour dégrader les conditions de travail des personnels… et donc des élèves.
     « L’élève au centre », à moins que le centre soit entendu comme le cœur de la cible de tir, la détérioration des conditions de travail des personnels ayant des conséquences désastreuses pour les apprentissages des enfants.
     L’élève au centre ? Que l’on  rétablisse une vraie possibilité de scolarisation des enfants de moins de cinq ans !
     Que l’on applique la formule : pas de classe sans maître !
     Que l’on rétablisse les postes de Rased supprimés !
     Etc ! Etc !

dimanche 24 février 2013

Conseil général : ses choix de soutien (rappel)

Bien évidemment, les artistes n'y sont pour rien à cette barrière entres les classes

Une priorité par exemple : que la journée de mobilisation du 5 mars prochain soit un premier succès

Un fascicule vient de sortir  sur les "1800 jours pour Argenteuil", une sorte de bilan-perspectives de l'action de la municipalité depuis les dernières élections municipales.
        Il y a sans doute des données légales qui amènent, un an avant les prochaines élections municipales à faire paraître cette sorte de bilan.
     Nous sommes à égalité avec chacun des habitants d'Argenteuil : nous découvrons le magazine en même temps qu'eux. Pas question de se plaindre.
     Les militants de Lutte Ouvrière n'ont en février 2013 qu'une priorité : comment contribuer à ce que les travailleurs du pays inversent le rapport de forces avec le Capital qui les oppriment et ceux qui le soutiennent.

Israël : contraception forcée pour les femmes éthiopiennes : un article de Lutte Ouvrière du 22.02.13. n°2025

Le ministre de la Santé israélien a publié le 20 janvier une note par laquelle il demandait l'arrêt des injections contraceptives forcées aux femmes venues d'Éthiopie.
      Cela fait suite à une campagne et à une émission de la télévision israélienne montrant que l'on a imposé ces injections aux juives éthiopiennes désirant s'installer en Israël, sans même qu'elles sachent qu'il s'agissait d'un contraceptif. Les injections étaient renouvelées par la suite, au point que la natalité aurait baissé de moitié dans cette population, composée d'environ 120 000 personnes, venues d'Éthiopie à partir de 1980, noires et majoritairement pauvres.
      La note du ministre corrobore donc ces faits, dénoncés depuis des années par des militants israéliens dans l'indifférence générale. On n'ose imaginer, ou hélas on imagine très bien, ce qui a pu conduire un État se proclamant civilisé à ce genre de pratique. Il n'en a pas le monopole puisque le produit employé avait été testé aux États-Unis, là aussi sur des femmes majoritairement noires et pauvres. Mais bien d'autres pays, comme la Suède entre 1950 et 1970, pour ne pas remonter à des exemples encore plus sinistres, ont stérilisé leurs pauvres et leurs réprouvés.
     L'État d'Israël, qui affirmait vouloir être un refuge pour les Juifs victimes de l'antisémitisme, n'a pas manqué lui-même de développer le racisme, contre les Arabes d'abord, mais aussi contre les Juifs les plus pauvres.
                                                                                                                P. G.

Quand ces gens-là n'ont jamais cherché à comprendre le communisme et le programme des communistes

Décidemment, M. Métézeau s'est pris d'une soudaine passion pour l'activité et l'expression des miltiants trotskystes argenteuillais. Voilà qu'en première page de son blog figure aujourd'hui une brève intitulé "Ou sont passés les élus de Gauche de la municipalité d'Argenteuil ? " qui nous concerne pour l'essentiel.
     Eh oui, monsieur Métézeau, nous, nous ne pensons pas faire le bonheur à la place des gens. Les militants prennent des positions, dénoncent telle ou telle chose, mais ils n'ont pas la prétention, ni de pouvoir tout faire, ni de tout connaître, encore moins, à eux seuls, de pouvoir "peser" !
    Justement, ils disent que seule la mobilisation, l'intérêt, la volonté de connaître et d'agir, des travailleurs dans les entreprises, des usagers dans les services publics, de la population à tous les niveaux de la société, pourra faire que les travailleurs, les usagers, la population imposeront des choix qui expriment les intérêts du plus grand nombre.
     "Il n'y a pas de sauveur suprême, ni Dieu, ni César, ni Tribun" (paroles de l'Internationale).
     "L'émancipation des travailleurs sera l'oeuvre des travailleurs eux-mêmes" ! (Manifeste du parti communiste, Karl Marx, 1847).
      Voilà nos classiques et notre programme. Ce n'est certainement pas ceux de M.M. qui ne peut même pas nous comprendre.

Ecole : Peillon, un élève très-très dissipé

La soit-disante "réforme des rythmes scolaires"  est en train de semer le plus grand désordre à l'Education nationale. Dans l'élémentaire, le "mouvement" des enseignants qui permet, chaque année, à ces derniers, de muter dans une autre école du département, vient d'être reculé. Chaque enseignant se demande, encore davantage cette année, si ce n'est pas le moment d'aller enseigner dans une commune où non seulement les conditions de travail seront plus faciles, mais également où la nouvelle formule de la journée de travail sera le plus favorable, et même, si ce n'est pas l'occasion d'aller rejoindre le lieu le plus proche de son domicile, puisque travailler à nouveau cinq jours de la semaine, c'est une dépense supplémentaire en carburant !
      Le gouvernement met la pagaille à l'Ecole. Il faut sonner la fin de la récréation : et remettre à plat toute cette soit-disante réforme qui n'a pas pris, dès le départ, le rythme adéquat. Le retrait du projet s'impose.

samedi 23 février 2013

Radiothérapie maintenue à l'hôpital d'Argenteuil : un article daté de ce jeudi du Comité de Défense de l'hôpital d'Argenteuil


Publié le 22 février 2013 par HL

La Commission Régionale de l’Offre de Soins s’est réunie ce matin. Elle a voté, à une écrasante majorité la nouvelle autorisation de fonctionnement de la radiothérapie. Ce résultat a été acquis grâce à l’excellence du travail de l’équipe de ce service ainsi qu’à la mobilisation exceptionnelle de la population pour le défendre (rappelons que ce sont plus de 12000 signatures qui ont été collectées et remises à l’ARS.)
     Nous attendons l’arrivée de la confirmation écrite officielle dont l’arrivée est promise avant le 28 février, date à laquelle le tribunal avait ordonné la fermeture. Bien évidemment, nous restons vigilants.
Une fois de plus, démonstration est faîte que, rassemblés et déterminés, les citoyens peuvent gagner. Tous ensemble, nous avons sauvé une 2ème fois ce service.
Nous sommes cependant préoccupés par la situation du service de rythmologie. En effet l’autorisation provisoire d’activité expire en mars, date à laquelle le dossier devait être représenté pour obtenir une autorisation pérenne. Le Projet Régional de Santé ayant été publié avec retard, la demande ne pourra être présentée avant au moins 6 mois. Il faut donc obtenir un prolongement d’autorisation jusqu’à la tenue de la commission idoine. Il serait évidemment ridicule de fermer ce service pour le rouvrir dans 6 mois et cela risquerait de fournir un prétexte à une fermeture définitive qui serait inacceptable.
     La réunion de notre Comité, le 18 février dernier, a souligné qu’il n’était pas possible d’accepter que les décisions obtenues soient perpétuellement remises en cause et qu’il était donc nécessaire d’élargir notre action à l’ensemble de la politique de santé dont dépend le droit à la santé pour tous dans ce pays. Un compte rendu de cette réunion vous parviendra un peu plus tard.
Encore merci à tous ceux qui, d’une façon ou d’une autre, ont permis d’obtenir cette victoire dans l’intérêt de la population de notre territoire. Et soyons prêts pour les prochaines batailles qui seront sans doute nécessaires.
     Aucune bataille n’est gagnée d’avance, mais seules celles qui ne sont pas menées sont perdues sans recours. »

Pour l’Ecole : à Argenteuil comme ailleurs, il faut des embauches massives et pas du saupoudrage :




Ecole : refonder l’Ecole, c’est maintenant… avec des effectifs

Dans certaines écoles des quartiers populaires d’Argenteuil, la situation est de plus en plus préoccupante. A l’image de la hausse des difficultés sociales, les difficultés des élèves augmentent la violence, et créent, parfois, sur ce plan, des difficultés intenables.
     Mais pour ces écoles, question effectifs d’adultes supplémentaires, rien de plus pour l’an prochain. On verra plus tard.
     Mais les problèmes s’aggravant, c’est maintenant.
     Il faut un plan Orsec pour l’Ecole des quartiers populaires. Le budget de l’Education doit être adapté aux besoins, et non l’inverse.

Mettre le nez dans les affaires publiques, mettre le nez dans les comptes publics.

Les écoles de la ville exigent de nombreux travaux. Des choix sont faits par la municipalité. Et il est vrai qu’à Argenteuil, le bâti a peu été rénové ces dernières décennies. C’est pourquoi il a fallu entreprendre la rénovation profonde voire la  reconstruction d’un certain nombre d’écoles de la commune.
     Les personnels et les parents d’élèves dont les écoles ne sont pas rénovées ou ne vont pas l’être prochainement se plaignent.
     Il faudrait qu’il y ait la liste exhaustive de tous les travaux entrepris et la justification de l’ordre de ces travaux et ceux prévus, et demander des comptes si ces informations ne sont pas diffusées. C’est aussi cela, pour toute la population(1), mettre le nez dans les affaires publiques, mettre le nez dans les comptes publics.

(1) rajouté le 26.02.13. pour être en tout cas plus explicite. Moi, j'ai eu des informations, je n'en disconviens pas.

« Rythmes scolaires : les dégâts de la réforme » : un article de l’hebdomadaire Lutte Ouvrière du 22.02.13.



Dans toutes les communes, la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires, effectuée sans moyens, sans véritable concertation et dans la précipitation, soulève de nombreux problèmes.
Par exemple dans la commune de Vaulx-en-Velin, en banlieue lyonnaise, la réforme coûtera dans l'année à la commune un million d'euros. Si elle est appliquée dès la première année, la commune touchera une subvention de 600 000 euros en 2013 et de 300 000 euros en 2014, mais plus rien ensuite. Et si elle n'est appliquée qu'en 2014, la commune ne sera dédommagée en tout et pour tout qu'à hauteur de 300 000 euros, une fois pour toutes. Pour elle, la réforme va donc surtout se traduire par une charge financière supplémentaire considérable... et durable. Cela alors que, dans le même temps, nouveau plan de rigueur oblige, le gouvernement annonce une réduction drastique de ses dotations aux collectivités locales.
     Sur un plan pratique, la réforme, qui entérine la suppression des Rased (réseaux d'aide spécialisés aux élèves en difficultés), décidée sous Sarkozy, se fera sans effectifs supplémentaires et sans adaptation des programmes, et donc sans aucun bénéfice pour les enfants. Pour les Atsem et Asem, agents spécialisés des écoles maternelles, elle risque de se traduire par un alourdissement de la charge de travail sur la semaine.
Réalisée dans la précipitation, elle aura même des conséquences inattendues, en contradiction avec l'objectif affiché. Par exemple l'activité piscine, qui est une activité considérée comme éducative et donc réalisée sur le temps scolaire, ne sera plus possible pour toutes les classes, en raison de la réduction de l'amplitude horaire.
     Autre exemple, la réforme prévoit que des animateurs prennent en charge les enfants de 15 h 45 à 16 h 30. Mais comment trouver des animateurs disponibles à cet horaire, alors que la commune a déjà bien du mal à en trouver à partir de 16 h 30, car ce sont souvent des étudiants ? Apparemment, le gouvernement a prévu cette difficulté puisqu'il a fait passer le taux d'encadrement requis de 10 à 14 enfants par adulte pour les moins de six ans, et de 14 à 18 enfants par adulte pour les plus de six ans. Ce qui, sans le dire, ouvre la voie à la transformation de ces « activités périscolaires riches et épanouissantes » en simples garderies.
Jean-Jacques LAMY

Journée de carence : l’arbre ne cachera pas la forêt (des sales coups)


La suppression de la journée de carence des travailleurs du secteur public (titulaires ou non) va être proposée à l’Assemblée. On constate, à cette occasion, que le gouvernement s’est hâté lentement et continue à le faire sur le sujet  !
     Ce premier jour non payé des arrêts maladie, décidé d’abord par Sarkozy au détriment de tous les salariés, maintenu juste pour la fonction publique, est effectif depuis janvier 2012. Pourquoi la majorité socialiste a-t-elle attendu ?
      Il est prévu d’annuler cette mesure inique lors de la prochaine discussion budgétaire de l’automne prochain.
      Dans tous les cas, cette mesure, si elle se confirme, n’arrivera pas à faire oublier que le gouvernement bloque les salaires des fonctionnaires et diminue les postes dans nombre de services publics.

Quand un Titan peut cacher un nain de la pensée


Maurice Taylor, le PDG de l’entreprise Titan, qui s’était distingué il y a trois jours par une lettre ordurière à propos des salariés de Goodyear, remet le couvert. Accusant Arnaud Montebourg et son gouvernement de mille maux, il lui reproche en particulier d’avoir « laissé les barjots du syndicat communiste détruire les emplois les mieux rémunérés ».
      Pour ce titan de la pensée patronale plus vrai que nature, ce seraient les syndicalistes qui ferment les usines.
      Heureusement qu’il existe des militants ouvriers pour clouer le bec à ce type de patron, parmi les plus caricaturaux de cette engeance, mais finalement représentatif.



Du Bangladesh à la rue Saint-Honoré : les profits meurtriers du cuir et de la chaussure


Dans un rapport publié fin 2012, l’ONG Human Rights Watch révèle les conditions dans lesquelles travaillent les 15 000 ouvriers employés dans les 200 tanneries de Dacca, la capitale du Bangladesh. Manipulant sans protection des peaux gorgées de produits chimiques cancérigènes (chrome, phénol, cellulose…), pataugeant pieds nus dans les eaux où elles sont traitées pour être transformées en cuir, 90% d’entre eux meurent avant 50 ans. Les patrons des tanneries, qui rejettent 7 millions de litres d’eau polluée par jour dans la rivière qui traverse le quartier, empoisonnent du même coup toute la population, qui souffre de fièvres, de diarrhées et de problèmes respiratoires.
     Le gouvernement bangladais ne fait rien pour remédier à ces méthodes : l’exportation du cuir pèse chaque année plus de 500 millions d’euros – et permet aux industriels européens de la chaussure d’acheter leur cuir cinq fois moins cher que dans leur propre pays.
     Pour les profits de ces industriels du cuir, il n’y a pas que les vaches qui y laissent leur peau.

vendredi 22 février 2013

Quand les militants de Lutte Ouvrière donnent des boutons au conseiller général


M. Métézeau à propos de brèves le concernant se plaint de ne pouvoir mettre de commentaire sur « lo argenteuil blog », que cela serait très difficile, etc.
            Nous sommes vraiment étonnés qu’un technicien de profession d’une telle classe ne parvienne pas à faire ce qu’un certain nombre de personnes ont réussi à faire sans pleurs depuis le début de l’existence de notre blog.
            Sur le fond, il s’étonne que nous ne soyons pas solidaires de mauvais coups qui seraient portés à tel ou tel travailleur de la commune. C’est comme cela M. Métézeau, nous sommes pour la lutte ouvrière à l’intérieur comme à l’extérieur de la mairie. Et c’est évident que, dans le cadre de la dégradation de la situation des travailleurs de ces dernières années dans la société, dont il a sa petite part de responsabilité politique, celle-ci n’échappe pas aux reculs pour les travailleurs.
            Quant à ce qu’il dit du fait que je sois « conseiller municipal délégué de monsieur Doucet », nous retrouvons bien les arguties doucereuses dont il est coutumier.
            Comme il a pu sans doute s’en rendre compte depuis 2001 voire bien avant, le pouvoir du maire ne se délègue pas. A la rigueur, pour un certain nombre de choses très limitées, sa signature. De cela, sans doute, on peut le regretter. Mais « délégué » ou pas, cela n’a pas empêché les élus de Lutte Ouvrière, et il le sait très bien, de dire ce qu’ils avaient à dire, un point c’est tout.
            Pour terminer, nous lui demandons, puisqu’il s’intéresse aux travailleurs, parfois donc en tout cas, de proposer à quiconque se considère maltraité au travail, de nous contacter. Comme nous l’avons fait systématiquement depuis 2008, sur la base du bien fondé, nous transmettrons alors à monsieur Doucet notre plus vive protestation.

                                                    Dominique MARIETTE

Un "Philippe" a mis un commentaire à ce message. Peut-être est-il prêt à donner un cours à M. M. ! (le 23.02.13.)

Gauche populaire : on va vérifier cela début mars


La presse locale revient sur la présentation par le député d’Argenteuil et d’autres d’un « manifeste de la Gauche populaire ».
     Cette gauche populaire vise à la « prise en compte de leurs intérêts (des couches populaires) et de leurs attentes ». Dixit.
     Ces députés ne vont pas tarder à avoir l’occasion de faire la démonstration de la profondeur de leurs convictions.
      Les intérêts des milieux populaires exigent l’abandon pur et simple des éléments concoctés dernièrement par le Médef et quelques supplétifs dits syndicaux, et qui dégraderaient d’une façon profonde le code du travail, s’ils entraient en application, en aggravant la flexibilité, en réduisant le CDI, et en facilitant les possibilités de licencier.
     L’affaire doit être entérinée début mars à l’assemblée nationale.
     Voilà une première occasion de mettre ses actes en rapport avec ses convictions affichées.

Solidarité financière avec les grévistes de PSA-Aulnay !


La solidarité financière continue à grossir la caisse de grève. Hier, selon le syndicat CGT, elle se montait à 210 000 euros collectés et 40 000 euros de promesses.
     Ces chiffres aident bien évidemment les grévistes à tenir. Ils montrent que leur lutte est largement soutenue par les autres travailleurs et la population.

Envoyez vos soutiens au nom de l’association:  Soutien aux salariés de l’automobile du 93
A l'adresse suivante : 19-21 rue Jacques DUCLOS, 93600 Aulnay- sous-Bois.
Soutien financier par internet : www.soutien-salaries-automobile-93.org

Lear et PSA : quand on est tous en grève contre les licenciements, c’est le même combat !


Avant-hier, les grévistes de PSA-Aulnay sont allés rendre une visite à leurs collègues de Lear également en grève. On supprime des emplois à Aulnay, on en supprime à Saint-Ouen l’aumône, toutes les raisons de se rencontrer et de discuter ensemble.
     Avec flair, les CRS de Valls attendaient cette rencontre pour le lundi, puis pour le lundi. Le mercredi, ils n’étaient pas là, et c’était tant mieux.
     Le combat de ceux qui montent les voitures et celui de ceux qui fabriquent des sièges de voitures sont en fait un seul et même combat, le combat contre les licenciements qui concerne tous les travailleurs.